Le déficit dramatique en Co-enzyme Q10 provoqué par les statines

 Article publié dans le magazine hollandais Algemeen Dagblad le 10 janvier 2004. Lisez aussi ce qui est arrivé au journalitse après la publication de son article !  

Texte en anglais: http://www.thincs.org/melchior1.htm

 Cette caractéristique des statines et de leurs effets indésirables a été publiée le 10 janvier 2004 dans le magazine néerlandais Algemeen Dagblad. L’article a conduit à de violentes attaques contre son auteur. Dans une émission télévisée à grande écoute, des médecins et des journalistes complices l’ont accusé d’avoir diffusé délibérément des informations fausses, partiales et potentiellement mortelles. Cela s’est finalement terminé dans le Conseil de la presse néerlandaise qui a conclu…  que l’accusation était sans fondement. En dépit de ce jugement et, bien que cet article ait suscité des centaines de réactions de la part des lecteurs qui ont rapporté de graves effets secondaires, ce rapport n’a jamais eu de suites

Les statines : médicament miracle ou tragédie ? 

 par Melchior Meijer

Les statines, ces médicaments qui font baisser notre « mauvais » cholestérol, sont prescrites comme si c’était de l’aspirine. Non seulement dans la « folle » Amérique, mais également aux Pays Bas. Cette année nous en avons ingurgité pour environ 320 millions d’euros et la tendance est à l’augmentation de par notre population vieillissante. La poule aux œufs d’or de l’industrie pharmaceutique sauve des vies. Proclame l’industrie. Ainsi que la plupart des médecins. Mais un nombre croissant de scientifiques inquiets commence à envoyer des SOS.  « Les statines évitent quelques crises cardiaques, mais elles provoquent également l’insuffisance cardiaque chronique », explique un cardiologue.

Un collègue : « Je crois que les gens qui prennent ces médicaments devraient être vraiment, vraiment alertés ».

Êtes-vous sous Lipitor ? Félicitations ! En prenant Lipitor (…) vous êtes sur la bonne voie pour le bon taux de cholestérol. Sur le site Pfizer en néerlandais, ceux qui viennent juste d’obtenir une ordonnance pour les médicaments anti-cholestérol à la mode Lipitor sont accueillis comme le Fils Prodigue. Le message est clair comme du cristal: faites exactement ce que Pfizer dit – ce qui signifie généralement prendre le médicament pour le restant de votre vie – et la terrible limousine noire ne passera pas devant votre porte avant des décennies. Sur l’arrière-plan, des baby boomers actifs et en forme font de la bicyclette joyeusement et passent un bon moment. Ensemble, nous allons vaincre ce maudit cholestérol. Rejoignez le club !

Le Lipitor (atorvastatine) est un des excellents membres de la famille des inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase, le plus souvent appelé «statines». En 1987, le géant pharmaceutique Merck a été le premier à lancer ce médicament sous le nom de Mevacor (lovastatine). Mevacor n’est rien de moins qu’une révolution. Enfin, il était possible de normaliser des niveaux même très élevés de cholestérol. Il suffit uniquement de prendre une pilule par jour. Finie l’époque des régimes inquiétants et inhumains, réduisant la cuisine du patient au pain en carton-pâte et aux carottes. Plus de poudres amères vous rendant terriblement malade. Et, ce qui est encore mieux: les statines n’affectent pas le «bon» cholestérol HDL.

 Maintenant, dix-sept ans plus tard, toutes les grandes sociétés pharmaceutiques ont commercialisé leur propre statine.Certaines sont un peu plus puissantes que d’autres, mais elles font toutes essentiellement la même chose. Des millions de personnes partout dans le monde prennent avec obéissance chaque jour leur Zocor, Lipitor, Lescol, Crestor, Pravachol et autres clones. « Les statines sont le nouvel aspirine », a proclamé récemment le chercheur Rory Collins dans la revue médicale The Lancet, se référant aux « fantastiques » résultats de son étude de protection cardiologique.   

Son expérimentation durant 7 années avec 20 000 Britanniques, partiellement payés par Merck, a montré que les statines offraient à tout le monde une légère protection contre une attaque cardiaque. Les gens d’un certain âge, les jeunes, les hommes, les femmes, les personnes avec un taux de cholestérol très élevé et les personnes avec un taux normal ou même avec un faible taux de cholestérol. Notre propre spécialiste de l’athérogénèse, le Prof. Anton Stalenhoef de l’université de Nimègue s’est exprimé un peu plus subtilement, mais s’est néanmoins félicité des résultats les considérant comme « extrêmement positifs ».

Il a même appelé les statines « la nouvelle pénicilline ». Cela doit être très agréable d’être employé par des sociétés comme Merck, Astra-Zeneca, Novartis et Pfizer de nos jours. Il semble que leurs traitements diminuant le taux de cholestérol à 1000 euros par personne et par an atteindra des ventes inégalées dans les années à venir.

 Il existe, toutefois, des médecins et des scientifiques qui montrent la croisade de cette pilule miracle lucrative avec les yeux d’Argus. Dans des revues médicales réputées, ils mettent en garde contre des effets secondaires négatifs lors d’une utilisation sur le long terme. Leurs doutes ne sont pas du tout bénins. L’utilisation de statines pourrait avec le temps favoriser le cancer, l’insuffisance cardiaque chronique et des problèmes de mémoire, disent-ils; les effets secondaires que nous ne trouvons pas dans la notice d’information.   

Une médecine cardiaque provoquant une insuffisance cardiaque? Début 2002, un groupe de cardiologues australiens demandaient dans l’American Journal of Cardiology une étude indépendante sur ce supposés paradoxal « effet secondaire ». L’insuffisance cardiaque chronique, une maladie invalidante dans laquelle le muscle cardiaque lentement mais sûrement perd sa capacité à pomper, est de plus en plus fréquente dans le monde occidental. Tellement courant, qu’il ne peut être expliqué par le vieillissement de la population et le nombre croissant de personnes survivant à un problème cardiaque aiguë, d’après les auteurs de l’article. Ils ajoutent que « les médecins attentifs partout dans le monde soupçonnent un risque dans la prescription  généreuse de statines ».   

Bien sûr cette suspicion n’est pas tombée d’un grand ciel bleu. « Les statines font des victimes – un grand nombre de victimes – et on voit maintenant assez clairement comment elles le font, » est le commentaire audacieux du cardiologue Peter Langsjoen de Tyler, Texas, USA. Langsjoen a renoncé à une carrière attrayante dans un hôpital universitaire afin de consacrer sa compétence à ce qu’il appelle «l’insuffisance cardiaque congestive induite par les statines».  Langsjoen: « Les statines bloquent l’enzyme HMG-CoA réductase ».   Cette enzyme est responsable de la production d’une substance appelée «mevalonate».

La mevalonate à son tour est le précurseur à la fois du cholestérol et de la co-enzyme Q10. Cette Q10 – aussi appelée ubiquinone, car elle est impliquée dans des myriades de processus physiologiques – est essentielle à la fonction des mitochondries, les usines d’énergie dans nos cellules. Une personne consommant des statines, non seulement prive le corps de son cholestérol, mais aussi d’une grande partie des Q10 que l’organisme produit habituellement. Plus la dose de statines est élevée, moins ces deux facteurs essentiels seront à la disposition du corps.

La cellules dépendant le plus de la Q10 sont celles du système nerveux, les muscles du squelette, mais plus particulièrement celles du muscle cardiaque. Les cellules du muscle cardiaque se gavent littéralement elles-mêmes de Q10. Si elles n’en obtiennent pas assez, elles vous lâcheront, tôt ou tard. C’est le moment où le patient présente des symptômes d’insuffisance cardiaque. Les utilisateurs de statines les plus âgés développeront des niveaux dangereusement bas dans les 6 à 12 mois. Pour les plus jeunes, il peut s’écouler plusieurs années avant que les problèmes ne se manifestent.

Quels sont les symptômes? Principalement une extrême fatigue et des douleurs musculaires et articulaires, selon Langsjoen. Plus tard, l’essoufflement peut suivre. « Je vois 2 à 3 nouveaux cas d’insuffisance cardiaque induite par les statines chaque semaine dans ma clientèle. La première chose que je fais est de mesurer leurs niveaux de Q10 et de les augmenter avec un complément. D’ailleurs, au Japon, le complément Q10 est une démarche de routine chez les patients souffrant d’insuffisance cardiaque congestive. Le traitement est bien documenté.»  ( ndlr: voir plus bas le site BIOVEA )

L’année dernière, Langsjoen a publié ses propres recherches dans lesquelles il observé que les deux tiers des personnes âgées sous statines montraient des signes de « dysfonction diastolique », un des premiers signes de l’insuffisance cardiaque, après seulement six mois de traitement. « Les médecins prescrivent ces médicaments avec résignation et insouciance (reckless abandon). Nous parlons de choses extrêmement difficiles.» »  Au cours de l’été 2001, un nombre impressionnant de personnes est « soudainement » mort de rhabdomyolyse, un «rare mais très grave effet secondaire des statines». Toutes ces personnes étaient sous Baycol / Lipobay (cérivastatine), une statine que Bayer a commercialisée trois ans plus tôt.

Quand une stratégie agressive de déni ne fonctionne pas, l’entreprise ne voit pas d’autre solution que de retirer la pilule qui était leur fer de lance sur le marché.    Est-ce que Baycol / Lipobay étaient bien plus dangereux que leurs sœurs de la concurrence? «C’était une statine très puissante», explique Langsjoen. « Mais le lipitor de Pfizer est seulement un peu moins puissant et ne tuera donc qu’un peu moins de personnes. Une statine est une statine.»

Après l’incident du Baycol/Lipobay, un groupe de scientifiques, dirigé par le biochimiste italien Gian Paolo Littarru, envoya une pétition à la FDA et aux autorités sanitaires de l’UE. Extrait de cette pétition: «Il se peut que les décès signalés à propos de cette statine soient la partie visible de l’iceberg. (…) L’importance du déficit en Q10 avec la statine observée ne doit pas être sous-estimée.  

Il existe des éléments démontrant que nous médecins, avec les meilleures intentions du monde, sommes en train de créer une situation de danger mortel chez des millions de patients en bonne santé. Les conclusions de la recherche montrent que le fait d’adjoindre cette humble molécule pourrait éviter des souffrances et des frais considérables. «     

Est-ce que les compagnies pharmaceutiques, avec toutes les compétences et la technologie qu’elles peuvent acheter, ignorent vraiment ce que les médecins individuels constatent avec des moyens assez simples? Détiennent t-elles des informations inconnues, montrant que ces médecins inquiets tiennent le mauvais bout du bâton?    Une trop grande curiosité de l’extérieur n’est pas apprécié dans ce domaine. Une  personne qui enquête ne peut obtenir de véritables informations, sauf en utilisant des méthodes illégales. Mais nous pouvons affirmer avec certitude que l’industrie est consciente de ce problème.

Merck & Co Inc. a déposé les brevets US 4929437 US 4933165 respectivement le 29 Mai et le 12 Juin 1990, chacun déclarant: une composition pharmaceutique comprenant un transporteur pharmaceutique et un antihypercholestérol efficace inhibiteur de l’HMG-CoA réductase et une quantité de co-enzyme Q10 efficace pour contrecarrer les inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase associés aux myopathies des muscles du squelette. Merck revendique les droits exclusifs d’une association de statines et Q10. La combinaison vitale n’a jamais été réalisée. Apparemment, Merck n’avait pas envie de faire cette combinaison de médicaments, les concurrents ne pouvaient pas le faire.    

« Nous sommes au début de la plus grande tragédie médicale que l’humanité ait jamais vue », dit le cardiologue Langsjoen.

« Jamais auparavant dans l’histoire les professions de santé n’ont sciemment provoqué un déficit en éléments nutritif mettant en danger la vie de millions de personnes en bonne santé, simplement en restant les bras croisés avec arrogance et en attendant de voir ce qui va se passer. Je ne peux m’empêcher de regarder ma merveilleuse profession avec un mélange de douleur et de mépris. »   

Pourquoi est-ce que l’industrie pharmaceutique ne met par sur le marché une formule simple qui pourraient empêcher une catastrophe et dans le pire des cas, être inoffensive ?  Dans le groupe relativement restreint de médecins indépendants et de scientifiques débattant de cette question ouvertement, une explication prévaut. « Une combinaison de pilule doit passer à nouveau par tous les essais cliniques», explique le biochimiste Christian Allan, ayant travaillé au National Institutes of Health, dans le forum du Réseau International des Sceptiques du Cholestérol (THINCS).

« Ils devraient former quatre groupes. Un groupe recevant un placebo, un groupe prenant la combinaison de médicaments, un groupe prenant la statine seule, et un groupe ne recevant que la supplémentation Q10. Maintenant, de petites études ont montré de nets avantages cardiovasculaires avec la supplémentation Q10. L’essai pourrait donc trouver que les personnes ayant seulement pris la Q10 se portent aussi bien ou même mieux que les groupes prenant la combinaison ou les statines.  Cela doit être un cauchemar pour l’industrie. Ils doivent investir une fortune, seulement pour démontrer qu’un « inutile » supplément est aussi efficace et surtout beaucoup plus sûr que leurs milliards de dollars de médicaments de synthèse.

« Et pourquoi l’industrie prendrait-elle un tel risque? Les scientifiques s’inquiètent d’observer une « grande ignorance professionnelle » sur le terrain. Une majorité de médecins n’est même pas conscient du fait que la Q10 joue un rôle crucial dans la production d’énergie cellulaire. Le cardiologue Langsjoen: « Ils pensent que c’est une sorte d’élixir miracle, dans la même catégorie que le cartilage de requin et vinaigre de pomme. »  

Pour être parfaitement clair, les statines offrent une certaine protection contre notre première cause de décès, l’infarctus du myocarde. Cette protection est indépendante de la réduction du cholestérol. Les personnes ayant de faibles niveaux de cholestérol en bénéficient tout autant que les personnes ayant des niveaux élevés, tandis que ceux dont le niveau de LDL reste assez élevé ont le meilleur pronostic. 

 Par coïncidence les statines possèdent de fortes propriétés anti-inflammatoires et sont en mesure de stabiliser les plaques d’athérosclérose responsable de crises cardiaques. Cela sauve des vies. Mais les compagnies pharmaceutiques déforment la réalité. Sans mentir, elles peignent une image quelque peu trompeuse, une manière de jouer avec des nombres. Un bel exemple est WOSCOPS, qui a examiné l’effet de la pravastatine sur les personnes en bonne santé à très fort taux de cholestérol. Aux Pays-Bas, ce groupe est presque automatiquement mis à vie sous statines. Dans ses publications le fabricant présente un impressionnant 25 % de réduction des risques.

Mais qu’est-ce que cela implique? Existe-t-il 25 décès cardiaques de plus dans le groupe n’ayant pas pris le médicament? Pas du tout. Après cinq ans, 98,8 pour cent des patients prenant du Pravachol étaient encore en vie. Dans le groupe placebo «seulement» 98,4 pour cent était encore en vie et actifs. La réduction du risque relatif – la différence entre 1,2 et 1,6 – est en effet 25 pour cent, une différence seulement statistiquement significative. Cet effet modeste est éclipsé par plusieurs études montrant une mortalité tout à fait inquiétante par cancer dans les groupes traités.

Tristement célèbre est l’expérimentation dénommée CARE. Douze femmes dans le groupe des statines ont développé un cancer du sein, comparativement à seulement une dans le groupe témoin. Une autre grande étude, le projet vedette EXCEL de la lovastatine de Merck, a été arrêté après seulement onze mois, parce que le groupe Mevacor provoquait 275 % de morts supplémentaires, principalement dus au cancer.

 Dans les expérimentation sur les animaux, la thérapie par statines provoque presque toujours un cancer et une mort prématurée, mais selon l’industrie, il est impossible d’extrapoler ces «critères d’évaluation difficile» aux êtres humains. Le même argument qu’ils utilisent en ce qui concerne une étude suisse, a récemment été publié dans Nature Medicine. Elle a montré que le Lipitor, le Mevacor et le Provachol retiraient effectivement le cellules-T d’assistance, les Forces Spéciales du système immunitaire.   

Les auteurs constatent une puissance immunosuppressive des statines tellement impressionnante, qu’ils leur imaginent un rôle dans les transplantations. Formidable. Pour les patients recevant un ‘nouvel’ organe. Mais est-ce qu’un baby boomer en bonne santé avec un peu de cholestérol doit accepter joyeusement une démolition de son système immunitaire? Certains cancers aiment un système immunitaire  déprimé. En 1996, les chercheurs Newman et Hulley ont écrit dans le Journal of the American Medical Association, en ce qui concerne le risque de cancer: «Les expériences réalisées à ce jour suggèrent que le traitement par statine doit être évité, sauf chez les patients avec un risque élevé et immédiat [d'une crise cardiaque.] «  

 Avaler ou ne pas avaler, telle est la question pour près de 5 % de notre population. Nefarma, l’Organisation néerlandaise pour les sociétés pharmaceutiques participant à la recherche scientifique, affirme ne pas être au courant de toute perspective de problèmes. Face à la pétition alarmante du biochimiste Littarru et collègues, un porte-parole se réfère au chef des communications et des relations publiques. Pourquoi est-ce que Merck se « repose » sur ces brevets depuis si longtemps?

Pourquoi est-ce que l’industrie n’informe pas les médecins quant aux conséquences potentiellement néfastes du blocage de la synthèse-Q10?  Le «chef» doit encore une réponse. Pendant plusieurs semaines, nous avons essayé d’entrer en contact avec elle, elle venait toujours « juste de quitter l’immeuble ». Pas de réaction, pas même un e-mail en réponse.    

« Si votre médecin l’a prescrit, vous pouvez être sûr que les avantages l’emportent de loin sur les risques« , explique un porte-parole de l’Association néerlandaise des médecins de famille. Cela dépend dans quel sens vous regardez. Le Dr.Marshall E. Deutsch, un expert en cholestérol qui a étudié l’effet d’une faible teneur en matières grasses dans l’alimentation des enfants, écrit ce qui suit : «La mortalité totale dans les groupes traités est – en dépit de toutes les histoires – non inférieure aux groupes n’ayant pas pris de statines. Même chez les patients ayant un taux très élevé de cholestérol, les gains sont maigres. En outre, les données disponibles indiquent que la mortalité totale augmentera de façon disproportionnée après sept ans de traitement.   

Si vous n’avez absolument pas envie de frapper à la porte de Saint Pierre avec une crise cardiaque – si vous préférez assister à la partie finale avec un cancer, une insuffisance cardiaque chronique, un accident vasculaire cérébral, une corde autour de votre cou ou toute autre maladie – vous devez prendre des statines.

Si vous vous souciez de votre façon de mourir, si la qualité de vos années restantes est importante pour vous, alors les statines pourraient être une mauvaise idée. Sauter d’un avion sans parachute offre une excellente protection contre le cancer. Mais avec un tel effet dévastateur sur la mortalité totale qu’aucun médecin sain d’esprit ne l’utilisera comme remède. J’espère que l’avenir nous dira que cette comparaison a été déplacée. Mais il est probable que non. »      

   

                     L’action de la CoEnzymeQ10

    (site BIOVEA) :

CoQ10: Pour votre coeur et de nombreuses autres fonctions du corps

Effet protecteur contre le cancer et les maladies cardiovasculaires
• Peut aider les patients souffrant du SIDA
• Ralentit les changements dégénératifs dûs au vieillissement
• Protège les nerfs et pourrait ralentir la progression de la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson
• Traite les problèmes de gencives et aide à conserver des dents et gencives en bonne santé
• Améliore la circulation sanguine et le coeur chez les personnes souffrant de l’arrêt du coeur congestif (CHF)

Qu’est ce que le CoQ10 est quelle est son origine?

Proche parente de la vitamine E, la CoQ10 est aussi un antioxydant reconnu. Elle active la production d’énergie chez les mitochondries, éléments du cytoplasme (ou noyau de la cellule) notamment chargés d’assurer l’oxygénation des cellules. Lorsque cette oxygénation ne se fait pas ou se fait mal, il y a un risque certain de défaillance dans l’organe touché.
La CoQ10 est présente à l’état naturel dans tout organisme. Toutefois, pour une raison sans doute liée au processus d’oxydation des tissus, sa quantité diminue progressivement à partir de la vingtaine pour finalement disparaître complètement vers 50 ans. Ce qui expliquerait peut-être la fréquence des crises cardiaques survenant à partir de cet âge.

Il est aussi reconnu que les troubles cardiaques détruisent la CoQ10. Certains médicaments anticholestérol aggravent encore plus la destruction de CoQ10. Les personnes de plus de 50 ans souffrant de problèmes cardiaques et qui, de surcroît, consomment des médicaments contre l’excès de cholestérol, ont d’excellentes raisons de prendre des suppléments de CoQ10.

Pourquoi prendre du CoQ10 et quelles sont les études médicales prouvant ses effets? 

Pour les personnes souffrant d’un excès de cholestérol, le CoQ10 s’avère la meilleure substance pour augmenter la résistance des LDL et des membranes cellulaires à l’attaque oxydative, épargner l’oxydation de la vitamine E et protéger ainsi de l’athérosclérose. L’intérêt du CoQ10 est double: en plus de son rôle antioxydant, la CoQ10 a un effet antiagrégant plaquettaire. Une supplémentation par 60 mg de CoQ10 améliore la fluidité sanguine en inhibant l’agrégation des plaquettes induite par l’ADP et réduisant leur taille. De plus, elle inhibe l’expression du récepteur à la vitronectine qui favorise l’adhésion des plaquettes.

Le CoQ10 est le traitement majeur de l’insuffisance cardiaque, sa première indication de supplémentation. C’est d’ailleurs la substance la plus vendue par la pharmacie centrale des hôpitaux de l’Assistance Publique qui le recommande dans cette indication. Chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque, de nombreux papiers ont décrit une déficience en CoQ10 qui est d’autant plus importante que l’insuffisance est sévère. Cela serait dû à une sur-utilisation du CoQ10 liée à un stress oxydant élevé, un niveau important de catabolisme et un fort taux de catécholamines.

La supplémentation en CoQ10 améliore la fonction du myocarde et les conditions cliniques. 126 patients atteints d’insuffisance cardiaque (63 % au stade III et 35 % au stade IV de gravité de la maladie) ont été traités par 100 mg de CoQ10. Chez ces patients, le taux plasmatique de CoQ10 était de 20 % inférieur aux témoins. La supplémentation en multipliant par deux le taux de CoQ10, a permis d’améliorer de 44 % la fraction d’éjection, un indice du flux sanguin éjecté par le cœur.

La supplémentation en CoQ10 de 79 patients atteints d’insuffisance cardiaque dont 60 à un stade III de gravité, a permis d’améliorer le périmètre de marche (distance de marche pouvant être parcouru sans être essoufflé). Au cours d’une étude multicentrique sur 641 patients insuffisants cardiaques suivis pendant un an, la supplémentation en CoQ10 versus placebo a réduit de moitié le pourcentage d’incidence d’œdème pulmonaire, a diminué la fréquence des épisodes d’asthme cardiaque et la fréquence des arythmies ; le nombre d’hospitalisation a été abaissé de moitié.

Plusieurs méta-analyses ont confirmé en 1997 que presque tous les paramètres cardiaques sont améliorés par la prise de 100 à 200 mg de CoQ10 et notamment la capacité de travail cardiaque, l’index de fin de volume diastolique, l’index cardiaque et la fraction d’éjection.Sur une étude randomisée de 60 patients hypertendus étudiant les effets du CoQ10 versus des vitamines B, au bout de huit semaines de supplémentation, les paramètres suivants ont été abaissés : les pressions systolique et diastolique, les taux plasmatiques d’insuline, de glucose, de triglycérides, de peroxydes lipidiques, de MDA et de diènes conjugués, tandis que d’autres paramètres ont été élevés : les taux de HDL-cholestérol, de vitamines A, C et E, et de bêta-carotène.

Enfin, le CoQ10 stimule l’immunité, il augmente la production d’immunoglobulines G et le rapport des lymphocytes T4/T8, ce qui est particulièrement intéressant chez l’immunodéprimé (SIDA…). Le CoQ10 permettrait de traiter certaines maladies neurodégénératives : les maladies de Parkinson et de Hutington, la sclérose latérale amyotrophique. Il permettrait d’améliorer l’oxygénation des insuffisants cardiaques (moindre hypoxémie).

Y a t-il des effets secondaires avec ce produit?

Aucun effet secondaire significatif n’a été noté. De légères nausées peuvent toutefois survenir chez un très faible pourcentage d’individus. Attention: Une consultation médicale préalable s’impose pour les personnes souffrant de maladies cardiaques graves.
Composition
Utilisation

Publié dans : Non classé |le 24 septembre, 2008 |23 Commentaires »

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23 Commentaires Commenter.

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  1. le 1 , avril, 2017 à 23:23 phil443 écrit:

    Bonjour,
    je ne suis pas habilité à vous donner un conseil, mais si vous avez bien lu le site (parcourez un maximum d’articles), vous verrez qu’il
    n’existe pas la moindre ambiguïté scientifique sur l’inutilité + la dangerosité du traitement anti-cholestérol, la + grande escroquerie de
    toute l’histoire de la médecine…

    Dernière publication sur Le Blog de la Prostatite Chronique : Le Traitement Brocoli

  2. le 1 , avril, 2017 à 21:39 LEBEDEL François écrit:

    Je viens d’être « mis » sous statine (Tahor 10 mg) au motif que mon cholestérol total était trop élevé (2,44), bien que montaux de cholestérol HDL soit correct:0,63 ainsi que le rapport cholestérol total / cholestérol HDL : 3,87. Mon taux de chlestérol LDL est modéré : 1,66. Je souffre par ailleurs d’hypertension artérielle soignée depuis 1998 par la Félodipine LP 5 mg, jusqu’ici avec succès, mais elle vient de déraper. La prise du Tahor ma conduit à deux constatations: élévation du pouls: autour de 70 au repos alors qu’il était de 54 à 60 maxi; fatigue musculaire inhabituelle : épuisé par un trajet de 26 km faiblement accidenté ( alors que, grand marcheur, 40 km et 1200m de dénivelé + ne me faisait pas peur jusqu’en novembre dernier. J’ai subi un contrôle sanguin complet en février : tous les points sont excellents :triglicérides : 0,76; glycémie : 1,00 (habituellement, c’est plutôt 0,90)…
    Je me demande si le médicament hypolipidémiant est bien utile. Je pense plutôt l’inverse. Nota, je prends désormais du co-enzyme Q10 (100mg/jour, le soir). Qu’en pensez-vous ? j’aimerais avoir votre avis.

  3. le 17 , novembre, 2015 à 17:59 martial écrit:

    Je voudrais prendre du coq10 et arrêter mon anticoagulant « eliquis » vers quel thérapeuthe dois-je m’adresser, je parle soit d’un homéopathe ou naturopathe, mais pas un cardiologue etc…. et où trouve t’on ce produit ?

    Merci pour votre réponse.

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