…Le Cholestérol est innocent… Extraits du livre du dr de Lorgeril

« Dites à votre médecin que le cholestérol est innocent, il vous soignera sans médicaments« 

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       NDLR :  Dans ce livre dense de 400 pages, le Dr Michel de Lorgeril démontre d’une façon magistrale que la chasse au cholestérol est plus nuisible qu’elle n’est utile à notre santé en général, et à notre santé cardiovasculaire en particulier. 

- Pour ce faire, il s’appuie sur l’Etude de Lyon (Lyon Diet Heart Study) qu’il a dirigée de 1987 à 1999 et qui a « changé la donne en matière de cardiologie ». 

- La leçon essentielle de cette étude est que la meilleure protection CV est obtenue par l’application du régime crétois (ou diète méditerranéenne).

- Mais, si les bienfaits de ce régime sont connus depuis longtemps, il a fallu 40 ans pour découvrir qu’ils provenaient d’un équilibre idéal en AGE (acides gras essentiels), et non d’une faible teneur en lipides comme on l’imaginait auparavant. En effet, le régime crétois est riche en matières grasses !

- Schématiquement, un bon équilibre en AGE respecte un apport suffisant en Oméga-3 et limité en Oméga-6 : l’inverse de notre nourriture occidentale moderne. 

- Une autre conséquence majeure de cette étude est la découverte de la non-responsabilité du cholestérol dans les maladies CV – ce qui va à l’encontre de toute notre culture dans ce domaine depuis 50 ans. 

 - La chasse au cholestérol est une aberration mondiale ayant des conséquences  tragiques sur notre santé : elle fragilise (carence) nos cellules sans pour autant protéger nos artères.  Avec pour conséquences : déclin cognitif accéléré, problèmes inflammatoires, myopathies et effets secondaires de toute sorte.  

  - Alors d’où vient cette aberration collective ?  La réponse du Dr de Lorgeril est sans détour : les rapports scientifiques sont faussés, les informations ‘défavorables’ ne sont pas publiées, les professions médicales sont manipulées : en quelques mots, ON NOUS MENT 

Voici quelques extraits du livre du Dr de Lorgeril :

    AVANT PROPOS 

-  Ce que j’espère n’est pas seulement réveiller quelques esprits de leur sommeil dogmatique…    ce n’est pas seulement apporter une information à un public rongé d’une anxiété infondée à propos du cholestérol… ce que je veux faire c’est montrer qu’en faisant la guerre au cholestérol, on se trompe de combat…  et surtout on se détourne des vrais problèmes à affronter pour se protéger vraiment des maladies cardiovasculaires.  

-  Je ne parle pas spécialement de l’angoisse irrationnelle suscitée par cette question ni des pseudos-théories scientifiques qui l’alimentent, ni même des chiffres d’affaire astronomiques des industriels de la pharmacie qui surfent sur ces idées fausses, je veux parler du renoncement des individus à regarder les choses en face, de cette façon de s’abandonner à des pratiques et comportements irrationnels par facilité, lâcheté ou parfois vénalité. 

 -  Je ne parle pas des médecins seulement mais de chacun d’entre nous : les uns préfèrent prescrire, les autres préfèrent un comprimé plutôt qu’un remise en question de leur mode de vie… -  Mon travail de recherche depuis 30 ans est centré sur la prévention des maladies cardiovasculaires, en particulier par une approche des lipides de l’alimentation.

                                                                                                INTRODUCTION   

 -  En 2007, le paysage médical a considérablement changé à la suite de nombreux rapports concernant l’importance supposée du cholestérol…   et l’importance des traitements anticholestérol…    La tendance est identique dans tous les pays comparables à la France avec une augmentation annuelle de 30 à 40%…   Sans outrance aucune, je pense qu’on peut parler de délire sociétal à propos du cholestérol. 

-  En effet 1er objectif de ce livre est de montrer pourquoi c’est un délire…  

-  Le 2eme objectif est de montrer que pour empêcher les décès d’origine cardiaque, il y a bien d’autres choses à faire que la guerre au cholestérol. Je dirais même que la guerre contre cet ennemi qui n’existe pas nous détourne de ce qu’il serait important de faire pour bien nous protéger. 

Les raisons du cholestérol delirium : tout le monde y trouve son compte :   

-  Les marchand de médicaments et d’aliments anticholestérol, producteurs et distributeurs… 

-  Les laboratoires de biologie, marchands de kits de mesure… 

- Et finalement les médecins qui trouvent des avantages à cette médecine expéditive et économe de leur temps…  voilà une médecine efficace, rémunératrice et apparemment moderne, donc satisfaisante pour le patient… celui-ci y trouve aussi son compte  ... car cela est obtenu au prix du moindre effort 

Les questions et les réponses essentielles : 

1.  Est-ce que le cholestérol bouche nos artères ? 

- La réponse est non. 

2.  Est-ce que le risque de mourir d’un infarctus est proportionnel au niveau de cholestérol dans le sang ? 

- La réponse est non 

3.    Est-ce que la diminution du cholestérol par un aliment, un régime ou un médicament entraîne une réduction du risque de mourir d’un infarctus ?   

- La réponse est non.    

il n’y a pas de raison médicale ou scientifique de faire du cholestérol une sorte d’ennemi public N°1 de nos sociétés 

La technique de désinformation à propos du cholestérol :   

- Il est nécessaire de lire dans le texte pour comprendre le mécanisme complexe du détournement de l’information par les laboratoires pharmaceutiques, désinformation dont les professionnels sont les 1ères victimes. 

          1ère PARTIE  

         POURQUOI LE CHOLESTEROL EST INNOCENT

        CHAPITRE 1 

         NON, LE CHOLESTEROL NE PROVOQUE PAS L’INFARCTUS 

Ce que vous allez apprendre :    Quel est le lien entre la maladie artérielle (l’athérosclérose) et l’infarctus du myocarde ?   Est-il vrai que le cholestérol n’a que peu d’intérêt en pratique clinique ?    Est-il possible que les nouvelles normes pour le cholestérol  …ne reposent sur aucune base scientifique solide ? … l’idée centenaire selon laquelle le cholestérol est responsable de la majorité des décès d’origine cardiaque a pourtant suscité de nombreuses résistances parmi les médecins, et encore aujourd’hui nombre d’entre eux restent sceptiques.  A Juste raison.  Je vais essayer d’expliquer pourquoi. 

Conclusions et perspectives :   

La mesure du cholestérol …est en fait un paramètre de peu de valeur en pratique clinique pour la prévention de l’infarctus… la notion de ‘bon cholestérol’ et de ‘mauvais cholestérol’ n’est pas satisfaisante cliniquement et n’apporte pas grand chose en pratique médicale… 

- NDLR : Suit un chapitre pour démontrer que les nouvelles normes – très basses – appliquées pour la mesure du cholestérol ne reposent sur aucun critère scientifique.  Aussi les nouveaux « objectifs à atteindre » sont-ils aberrants.  Et même dangereux  

- Au 4eme paragraphe, je discute de cette question de l’entourloupe qu’est la normalité du cholestérol. 

Quelques remarques sur la mécanique de l’athérosclérose :    

… athérosclérose veut dire rétrécissement qui se constitue en plusieurs années… les médecins pensaient vraiment que l’athérosclérose peut progresser lentement jusqu’à occlure la lumière de l’artère… on sait aujourd’hui que ce processus n’existe probablement pas et ceci pour une raison simple: plus la lumière se rétrécit plus se constitue un réseau collatéral qui supplée l’artère principale…

Je résume: un infarctus est dans 99% des cas dû à la constitution d’une thrombose dans l’artère coronaire et le cholestérol ne joue pas de rôle dans cette formation. Le thrombus se constitue souvent au niveau d’une sténose (rétrécissement) artérielle qui n’est pas forcément très serrée et qui, elle-même, est constituée pour 70% au minimum de fibrose dont la formation est indépendante du cholestérol.

  CHAPITRE 2 

    DU DOUTE A LA CRITIQUE : ITINERAIRE D’UN CHERCHEUR  

   Y-à-t-il un support scientifique solide à la théorie du cholestérol ? 

 Cette guerre que nous menons contre le cholestérol, simple et anodine molécule, est-elle justifiée ? … je voudrais aider ces millions de personnes qui, parasitées par une angoisse considérable et inutile, font quotidiennement une guerre désespérée et futile à un cholestérol qui est tout sauf un ennemi.

Idées fausses et  » Paradoxe Français  » :     

… il y a plusieurs explications possible à ce paradoxe… dont la consommation d’alcool des Français (notablement supérieure à celle de ses voisins ) et qui pourrait être protectrice. … ces analyses aboutirent à des conclusions qui, à ma grande surprise, allaient tout à fait dans le sens d’une explication du Paradoxe Français par la consommation d’alcool, et ceci malgré ses effets délétères sur les facteurs
de risque…           
… un facteur de risque comme le cholestérol était apparemment de peu de poids vis à vis d’un facteur potentiellement protecteur comme l’alcool…  Certains évoqueraient à ce propos le théorie du bon cholestérol, mais je montre clairement au chapitre 21 qu’il n’y a de gentil cholestérol que dans les contes de fées…  … et je ne pouvais pas encore analyser froidement quelles étaient les conséquences réelles d’une réduction drastique du cholestérol dans le sang sur le risque d’infarctus, comme je peux le faire maintenant, et constater que cela n’a finalement que peu ou pas d’impact sur le pronostic. 

En forme de conclusion transitoire :   

  le cholestérol delirium contribue à détourner le public, les patients, les médecins et les pouvoirs publics des véritables problèmes de santé que nous devons aborder à l’aube de ce nouveau siècle…  

                CHAPITRE 3                 

NON, LE CHOLESTEROL NE BOUCHE PAS LES ARTERES 

    Que vaut sur le plan scientifique, la théorie selon laquelle l’obstruction progressive de l’artère par la lésion qui se gonfle de cholestérol serait responsable de l’infarctus ? 

   La théorie disant que plus le cholestérol est haut plus le risque d’infarctus augmente (et inversement plus il est bas et moins le risque est élevé) a-t-elle été validée en biologie expérimentale ou en pathologie clinique? 

… force est de constater que la reine, la théorie du cholestérol est nue.  Nous ne pouvons plus aujourd’hui, il faut en faire le deuil, nous appuyer sur une vision mécaniste cohérente du rôle du cholestérol dans les maladies cardiovasculaires. 

- Anatomie de la lésion : la lésion d’athérosclérose comportent des parties molles (athérome) et des parties fibreuses dures (la sclérose). Plus de 70% de la lésion d’athérosclérose est d’origine fibreuse et non lipidique. Seulement 30% de la partie lipidique est constituée de cholestérol, donc seulement 10% de la lésion provient du cholestérol.

Ce qu’il faut retenir :

la vision d’une obstruction progressive de l’artère par une lésion qui se gonfle de cholestérol à une vitesse proportionnelle aux concentrations dans le sang est totalement fausse et doit être oubliée au plus vite.

                                                                     

         CHAPITRE 6            

ABAISSER LE CHOLESTEROL N’EMPECHE PAS DE MOURIR DU CŒUR 

on est en droit de se demander si les médicaments anticholestérol en général – et les statines en particulier – peuvent avoir un effet important sur le risque de décès quel qu’en soit la cause (MTC).  On peut supposer que s’il y a un effet, il ne peut être que modeste…  … un cholestérol bas ou une diminution programmée du cholestérol n’ont probablement pas d’effet bénéfique sur la mortalité toute cause confondue et donc sur l’espérance de vie. … rien ne justifie que des millions de Français consomment à longueur d’années des médicaments anticholestérol dans l’espoir d’améliorer leur espérance de vie. 

                               CHAPITRE 7                            

OUI, LE CHOLESTEROL EST INDISPENSABLE  

-  Il y a quelque chose de violemment absurde et probablement d’unique dans l’histoire de la médecine, à rendre une molécule (par ailleurs indispensable à nos organes et à notre physiologie) responsable des maladies CV … une molécule criminelle et a éradiquer, telle est limage du cholestérol pour beaucoup d’entre nous !


…le cholestérol est absolument crucial dans plusieurs systèmes qui conditionnent la survie des individus… - L’organe central du métabolisme du cholestérol est le foie.  Il est le principal producteur de cholestérol endogène (assurant le besoin des cellules fortement consommatrices) et le régulateur du cholestérol exogène apporté par l’alimentation. 
… le cholestérol est crucial au niveau de la majorité des organes, et en particulier au niveau du cerveau. … certains diront qu’aucune maladie grave jusqu’à présent n’a été déclenchée par les traitements anticholestérol à haute dose… ce n’est pas forcément vrai pour certaines fonctions dont l’expression clinique peut être masquée : biologie du muscle ou fonctions cognitives par exemple… 

                                                                                                      CHAPITRE 8                      

N’AYEZ PAS PEUR DU CHOLESTEROL ALIMENTAIRE 

- Est-ce que beaucoup de cholestérol dans l’assiette va entraîner une augmentation du cholestérol sanguin ? - Chez certaines personnes le cholestérol alimentaire influence le cholestérol sanguin, chez d’autres non, mais en moyenne sur une population donnée importante, l’effet est faible ou négligeable. 

- De toutes façons, comme ce n’est pas bien important en termes de risques CV, la conclusion évidente est que c’est un faux problème. 

- Ce qu’il faut retenir :  

Les variations de la quantité de cholestérol dans notre alimentation ont très peu (voire pas du tout) d’impact sur les taux de cholestérol sanguin et sur le risque d’infarctus.    

- Ceci s’explique par la réaction de l’organisme qui augmente sa fabrication de cholestérol endogène lorsque baisse le cholestérol alimentaire. C’est pour cette raison que tous les efforts pour faire baisser le taux de cholestérol par un régime sont en général assez vains.

                                                                                              CHAPITRE 9 

LES REGIMES ANTICHOLESTEROL « CLASSIQUES » PEUVENT ETRE DANGEREUX

-  L’histoire d’Alfred : il est décédé 2 ans après son infarctus, après avoir scrupuleusement suivi les règles diététiques et pris les médicaments préconisés, son taux de cholestérol étant au plus bas. Or si ce n’est pas son taux de cholestérol, qu’est-ce qui a tué Alfred ? :  

-  En corrigeant le taux de cholestérol, on ne change rien aux anomalies nutritionnelles réellement importantes pour empêcher une récidive. Pire, en s’astreignant à vouloir normaliser un cholestérol trop élevé, on peut aggraver des anomalies nutritionnelles autrement plus importantes que la taux de cholestérol.  Par exemple en diminuant ses apports en lipides (par les médicaments ou l’alimentation)on induit en même temps une diminution des acides gras qui peuvent sauver la vie, comme les oméga-3. 

A force de se priver de tout, Alfred s’est vraisemblablement mis dans un état de dénutrition relative et n’a pas bénéficié des facteurs protecteurs qui auraient pu compenser les insuffisances créées par son régime.  La question est : quelle anomalie nutritionnelle a pu favoriser la mort d’Alfred ? 

 -   Réponse: …du fait des restrictions excessives qu’il s’imposait pour diminuer son cholestérol, Alfred étaitsévèrement déficitaire en Oméga-3…  chose probablement aggravée par ses médicaments anticholestérol… malgré une extraordinaire volonté de bien faire,  Alfred a programmé son décès…    

Je veux que mes lecteurs comprennent qu’il est beaucoup plus important de s’assurer qu’on a des niveaux suffisants d’Oméga-3 plutôt que de s’acharner à diminuer son cholestérol ! 

… la meilleure façon de se protéger contre l’infarctus… ce n’est pas de décider de façon obsessionnelle de faire diminuer la concentration de cholestérol dans notre sang. Il y a d’autres moyens, et il est urgent de les connaître  afin de ne pas se laisser distraire par les chimères des traitements anticholestérol qui sont inefficaces… 

Ce qu’il faut retenir :

  • Les régimes anticholestérol sont inefficaces pour réduire le risque d’infarctus et n’ont apparemment aucun avantage pour notre santé
  •  A trop vouloir diminuer son cholestérol on peut augmenter son risque d’infarctus 
    •  
                                  

          PROBLEME DES STATINES ET CAS CLINIQUES

      •  

                                                                                      CHAPITRE 10 

      •  

                           DE L’ETONNEMENT A LA COLERE : LA REVOLTE DU MEDECIN 

    •           2ème PARTIE

     

     

     

- Question : est-il possible que des corps de métier entiers puissent encore aujourd’hui se laisser abuser par quelques malfaisants individus ou groupes d’individus ?

- La réponse est oui !                                                                 

  

            CHAPITRE 11          

                           

 LE MONDE SELON STATINE 

 - Pourquoi la question du cholestérol est-elle devenue indissociable de celle des statines ? Quelles sont les conséquences de la prescription massive de statines sur les statistiques de santé ?    

- Aujourd’hui, il s’avère impossible de traiter la question du cholestérol sans aborder dans le même élan la question des statines… et sans la validité de la théorie du cholestérol, les essais avec les statines sont immédiatement réinterprétés et leurs miraculeux bienfaits réévalués à la baisse. 

si vraiment les statines ralentissent la progression des maladies coronariennes, les besoins en procédures urgentes ou semi urgentes (angioplasties p.ex.) devraient diminuer … or pendant la période ou la consommation de statines devenait massive, l’utilisation des stents augmentait aussi de façon massive … on peut constater une augmentation continue des procédures pendant l’époque où les statines envahissaient le marché… 

Les statines n’ont visiblement aucun impact sur les besoins en procédures !  

dans la période où les stents arrivent sur le marché on observe un déclin, modeste mais notable, de la fréquence des resténoses (une complication de l’angioplastie à ballonnets qui survient moins fréquemment avec les stents).   

Autrement dit quand un nouveau traitement, en l’occurrence les stents, est vraiment efficace, on en voit assez rapidement les effets sur les statistiques nationales. On ne voit rien avec les statines ! 

… Qu’en est-il pour les besoins en autres procédures (tests d’effort, coronographies…) pendant la même période ?… ces besoins n’ont pas diminués, pire ils ont augmenté…

Comment expliquer une telle discordance entre l’adoption massive d’un traitement considéré comme hautement efficace et la totale absence de traduction de cette efficacité dans les statistiques de santé ?      

… s’il y a un effet des statines chez certains patients, il est modeste et ne justifie pas la prescription de ces médicaments à des centaines de millions de personnes en leur faisant miroiter l’espoir qu’ils les protègent.    

Ce qu’il faut retenir :   

  • La théorie du cholestérol ne tient debout que parce que les essais avec les statines ont montré une ( soi-disant ) réduction du risque CV… 
  • Ce postulat ne repose sur aucune donnée scientifique solide 

  • L’utilisation massive des statines ( par des millions de citoyens abusés ) n’a eu aucun effet sur les statistiques de santé publique.

   

                                                                                             CHAPITRE 12         

             

LES STATINES PROTEGENT-T-ELLES LES ARTERES ? 

… nous pouvons rejeter sans scrupule la théorie du cholestérol en tant que loi générale expliquant la genèse des maladies CV… … en effet, si le rôle du cholestérol en tant que cause des maladies cardiovasculaires parait très incertain, on peut en déduire que la diminution du cholestérol par un médicament peut difficilement avoir un effet thérapeutique important…  … cela me rappelle une triste période de la recherche médicale où l’on essayait de faire croire que les statines empêchaient la resténose après angioplastie (une hypothèse qui a été définitivement rejetée)…

                      CHAPITRE 13                          

LES STATINES SONT TOXIQUES POUR LES MUSCLES     

Sur l’importance de l’exercice physique : 

… cela ne concerne pas seulement le cœur qui, finalement est aussi un muscle qu’il faut exercer, mais presque tous nos organes, cela concerne même notre cerveau.    une activité physique régulière est une stratégie beaucoup plus efficace que les médicaments anticholestérol pour se protéger contre les maladies cardiovasculaires … il est préférable d’être gros et actif que maigre et sédentaire… 

Sur la nocivité des statines pour l’exercice physique : 

-  Le problème est que les statines sont toxiques pour les muscles… pouvant induire une simple fatigabilité, des douleurs, crampes… ces complications ne sont pas rares. … ces symptômes sont révélés par le sport…  

 … il est presque impossible pour un sportif qui s’entraîne régulièrement de prendre des statines. Dans ce cas, la douleur et la fatigabilité sont presque systématiques. Il y a incompatibilité entre statines et une activité musculaire importante !    

… on devrait combattre sans relâche tout ce qui peut empêcher une personne de bouger et d’activer ses muscles.  Les statines font partie de ses obstacles à l’exercice physique.   

je le répète, il est hautement préférable de faire de l’exercice physique plutôt que de consommer une statine. 

- Les chiffres sont incontestables et non contestés : une activité physique régulière diminue la mortalité cardiaque de façon extraordinaire, d’environ 50 %, et le risque d’infarctus de 65 à 70%. Ces chiffres sont à comparer avec l’absence totale d’effet sur la mortalité des médicaments contre le cholestérol, notamment les statines !  

 … les statines pourraient aussi avoir un effet sur le déclin cognitif  … il serait absurde, voire stupide, de faire confiance à la moindre information qui serait d’une façon ou d’une autre diffusée sous le contrôle des industriels des médicaments.  En attendant je recommande de chausser des baskets ou des chaussures de marche et d’oublier le cholestérol ! 

- La synthèse d’une molécule cruciale pour la respiration cellulaire, la coenzyme Q10, est altérée par les statines. Ceci explique peut-être certains effets nocifs des statines, notamment leur toxicité musculaire (chap. 13). 

Ce qu’il faut retenir : 

  Les statines induisent une altération des muscles aisément décelable par la biopsie musculaire  

  Cette myopathie n’est pas retrouvée dans les essaies cliniques testant les statines… ce qui pose un grave problème de validité et de crédibilité des essaies cliniques 

  Les statines peuvent avoir un effet dissuasif sur l’activité physique (Ô combien salutaire pour le cœur… ) 

  il est illusoire d’espérer que des données défavorables (sur les statines) puissent un jour être divulguées. 

                                         CHAPITRE 14                                       

TOUT EST BON CHEZ ELLES ? 

-  Comme pour tout médicament, un médecin doit peser les avantages et les inconvénients ou, pour parler comme un pharmacologue, évaluer le rapport bénéfice/ risque (des statines). En un mot : le jeu en vaut-il la chandelle ? 

- C’est avec la plus grande prudence qu’il faut recevoir toute information sur les statines, parce que les principales statines sont commercialisées par des compagnies américaines et qu’elles représentent des chiffres d’affaire faramineux. 

Sur l’absence d’informations et la désinformation : 

… les systèmes de contrôle de santé (FDA aux USA) sont totalement inefficaces, tant aux Etats-Unis qu’en France… Pourquoi y a-t-il défaillance de ces systèmes, en particulier à propos des statines ? …l’une des plus importantes raisons concerne les relations douteuses qui existent entre les médecins et l’industrie pharmaceutique. 

Conséquence des statines: 

  •  … l’interruption du traitement entraîne en général à court ou moyen terme la disparition des effets dits défavorables.  Je veux parler surtout parler de la toxicité musculaire et rénale des statines  
  •  Parmi ces effets négatifs, on peut distinguer l’altération du métabolisme des acides gras essentiels et l’accélération du déclin cognitif chez les seniorsdes études indépendantes des statines ont montré que les taux de cholestérol bas étaient associés à un déclin cognitif accéléré chez les seniors.   
  • II est probable qu’une partie des effets très décevants des statines… peuvent s’expliquer par leurs effets négatifs sur le métabolisme des acides gras essentiels.    
  • Les statines n’ont aucun effet sur l’espérance de vie des femmes et sur celles des personnes (hommes et femmes confondus) de + de 70 ans.   ( …le traitement anticholestérol n’a aucun effet sur l’espérance de vie des seniors, contrairement à ce qu’affirmaient, avec beaucoup d’assurance, des investigateurs… ) 

Les acides gras et les Oméga-3 : 

-  En cardiologie et pour bien d’autres pathologies, les acides gras sont incommen-surablement plus importants quele cholestérol…    parmi les acides gras, les Oméga-3 et Oméga-6 sont plus importants que les autres…  nous ne savons pas les synthétiser et ils doivent être apporter par l’alimentation.    

-  Dans la 2eme partie du 20ème siècle, notre alimentation a été déséquilibrée par la révolution agricole qui a entraîné une diminution de nos apports en Oméga-3 et une énorme augmentation de nos apports en Oméga-6.  … un rééquilibrage en Oméga-3 et Oméga-6 a montré des effets spectaculaires sur la mortalité CV. Nul ne le conteste et il faut être de bien mauvaise foi pour ne pas constater que ces effets sur la mortalité sont totalement différents de ceux rapportés avec les statines 

                                                              

                                                                                                   CHAPITRE 23 

   COMMENT PREVENIR LA MORT SUBITE ? 

Les trois clefs de la prévention de la mort subite :  

  L’exercice physique … régulier et modéré, c’est-à-dire quotidien, il n’est pas obligatoire de faire du sport, le jardinage ou la marche rapide sont tout à fait adéquats… 

   Les acides gras Oméga-3   …le cœur est capable, sous l’effet des Oméga-3, de développer une extra­ordinaire résistance aux méfaits de l’ischémie myocardique… 

La consommation d’alcool   … l’alcool, à doses modérées et régulières a des effets biologiques et  physio­logiques comparables à ceux des Oméga-3…

                                 CHAPITRE  24                         

                                                                                                              BONUS 

… pour certains experts il faut atteindre des objectifs selon la règle du « plus c’est bas et mieux c’est ! «  … en d’autres termes il n’y a plus de normales et plus d’anomalies lipidiques. De plus, puisque ces taux optimaux ne sont atteignables qu’avec des médicaments, nous devrions tous prendre de toute urgence ces médicaments que certains experts souhaitent nous prescrire… 

… mon ami, très au fait des effets secondaires des statines d’une part, et d’avoir un des taux très bas de cholestérol pour le fonctionnement neuronal d’autre part, tend évidemment à réduire les doses de médicaments, mais certains de ses patients en sont mécontents…  

selon les experts actuels, même les gens en très bonne santé ont un taux de cholestérol trop élevé par rapport au « taux idéal »… 

… le cholestérol est donc un très mauvais test diagnostic… Ce n’est plus la maladie qui fait qu’on est malade ou pas, c’est le test diagnostic ! En fait on invente une nouvelle maladie définie par la mesure du cholestérol. 

 -  Ce livre montre également que les concepts de bon et de mauvais cholestérol sont des enfantillages qu’il faut vite oublier car, non seulement ils n’ont aucune solidité scientifique mais ils ne servent à rien en pratique médicale. 

-  L’obsession actuelle sur le cholestérol nous détourne des questions médicales liées aux acides gras et cette situation est catastrophique. 

 les 2 stratégies consistant à abaisser le gentil cholestérol et à diminuer le mauvais sont sans espoir pour ne pas dire dérisoires sur la base des connaissances actuelles…

Publié dans : Non classé |le 11 avril, 2008 |9 Commentaires »

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9 Commentaires Commenter.

  1. le 28 , décembre, 2011 à 17:27 phil443 écrit:

    Bonjour Daniel,
    je suis très heureux que vous trouviez une utilité à ce site, je l’ai fait pour cette raison effectivement: cesser de répéter indéfiniment la même chose,
    et qui + est de façon moins convaincante que ces spécialistes.
    Maintenant (et cette précison est nécessaire) il ne s’agit nullement d ‘un site de conseils mais d’un site d’information.
    Dans un pays libre, l’information est libre, et ceci n’en déplaise à certains qui voudraient voir fermer ce genre de publication.
    Ensuite c’est à chacun de décider librement, mais de décider après avoir été informé et non désinformé…
    Phil

    Dernière publication sur Le Blog de la Prostatite Chronique : Le Traitement Brocoli

  2. le 7 , décembre, 2011 à 16:46 Daniel Marchini écrit:

    Comme ex-médecin et maintenant ostéopathe et naturopathe, votre site m’est très utile, car il m’évite d’essayer de convaincre sans fin les patients de ne plus prendre de statines, et la référence à votre site est souvent radical.
    Merci donc pour votre très utile travail de publication.

  3. le 27 , avril, 2011 à 21:54 phil443 écrit:

    pouvez-vous nous expliquer pourquoi…

    Dernière publication sur Le Blog de la Prostatite Chronique : Le Traitement Brocoli

  4. le 27 , avril, 2011 à 20:31 max écrit:

    Votre site est dangereux …

  5. le 3 , août, 2010 à 16:45 phil443 écrit:

    bonjour,

    les médecins considèrent (en général avec fureur) que les personnes ne voulant pas prendre d’anti-cholestérols « ne veulent pas se traiter »

    Or il ne s’agit pas de ça mais de prendre en considération le fait que ces médicaments sont dangereux et que certains ne les supportent pas

    pour ces derniers, le remède est pire que le mal. Nous sommes désormais en conflit ouvert avec le monde médical qui s’acharne à nous prescrire des médicaments aux effets délétères – et dont les bénéfices sont de plus en plus remis en question par la recherche…

    Dernière publication sur Le Blog de la Prostatite Chronique : Le Traitement Brocoli

  6. le 29 , juillet, 2010 à 12:36 Maria écrit:

    Les statines prescrites étaient nocives pour mon foie provoquant des gamma s (?), mon médecin traitant, suite à des analyses de sang, m’avait demandé si je consommais de l’alcool, n’en consommant pas, il m’avait dit d’arrêter tout-de-suite.
    Je n’ai jamais reçu de traitement, sauf quelques jours à ce moment là, il s’agit de cholestérol endogène, mais mes parents n’en n’ont jamais eu, seulement quelques cousins même très jeunes.
    Agée de 62 ans, je ne consomme plus de viande, de fromage, de produits laitiers gras, beurre, oeufs, depuis plus de 25 ans, sauf au moment des fêtes ou évènements familiaux, mais un tout petit peu,je fais très attention.
    Je prends des Oméga 3, du curcuma plantes fraîche préparé par une pharmacienne, et consomme des poissons gras dont conserves. Un pêché mignon qui me désole mais j’en ai assez de me priver de tout, alors je consomme parfois quelques douceurs pâtissières sucrées qui me donnent de l’énergie. (hypothyroïdie pourtant traitée).
    Que faire quand deux médecins, voir plus sont en désaccord sur les traitements, mon nouveau médecin traitant s’énerve après moi…qui ne veut pas être traitée, que faire ? Qui dit vrai ? Je pencherais pour le Docteur de Lorgeril.
    Le cardiologue a vu des plaques mais il a dit ce sont des plaques de calcaire que vous avez dans la carotide, c’est normal à votre âge…Il a voulu me rassurer, pas sûr que je le sois, j’ai encore des charges de famille.
    Qu’en penser ?
    CHOLESTEROL (Xpand) 2,54 g/l
    HDL 0,52 g/l
    LDL cholestérol 1,90 g/l
    TRIGLYCERIDES 0,72 g/l
    Merci de vos avis.

  7. le 14 , septembre, 2009 à 16:40 phil443 écrit:

    le cas d’hypercholestérolémie familiale héréditaire – soit 150 000 personnnes en France – est la seule maladie, grave et rare, qui nécessite un traitement anti-cholestérol. Rien à voir avec les 7 millions de personnes en France que l’ont met sous statines pour un « excédent » de chlolestérol ne nécessitant aucun traitement.

    Le mot « excédent » étant d’ailleurs absurde, rien n’étant venu scientifiquement définir jusqu’ici ce qu’est un « excès » de cholestérol.

    Les normes, sur ce qui doit ou ne doit pas être, sont fixées par des agences sanitaires dont les experts ne sont pas indépendants des laboratoires pharmaceutiques. A ce sujet lisez cet article http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2008/01/24/afssaps-agence-de-securite-sanitaire-financement-industriel.html

    ceci est aussi bien valable pour la FDA américaine que pour l’Afssaps, financée à 92% par des fonds privés !

    Pour vous en convaincre, lisez cet article du Dr Uffe Ravnskov :
    http://phill443.unblog.fr/2008/09/26/les-nouvelles-normes-aberrantes-du-cholesterol-par-le-dr-uravnskov/

    Normes aberrantes, mais surtout DANGEREUSES

    phil

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  8. le 14 , septembre, 2009 à 15:04 NB écrit:

    Bonjour,
    vous dites que le cholestérol ne produit pas d’infarctus ?
    C’est quand meme étrange que les patients porteurs d’une hypercholestérolémie sévere familiale héréditaire font tous des infarctus avant 30 ans.
    j espere que mon commentaire ne sera pas censuré.
    Cordialement.

  9. le 26 , mai, 2008 à 20:55 gsmb écrit:

    Mon mari, 37 ans, grand sportif, souffre de problèmes inflammatoires articulaires graves (aujourd’hui diagnostiqués comme étant liés à une polyarthrite rhumatoïde atypique). Il a été traité par statines à haute dose (Crestor, 10 ou 20mg/jr , Tahor 80 mg/j, …) pendant 15 ans pour une hypercholestérolémie familiale. Il y a 2 ans, après 2 années de crises systématiquement (4 fois) arrêtées par un changement de statine, et dans un état de douleurs que personne ne savait calmer, mon mari a décidé, sur sa propre initiative, d’arrêter tout traitement contre le cholestérol arrêter. Même si les douleurs persistent aujourd’hui, elles ont été significativement calmées par cet arrêt et nous sommes convaincus, et ce depuis les premières douleurs (tendinite du talon d’Achille très caractéristique des statines) que cela lui a sauvé la vie (merci internet). L’ensemble du corps médical (généralistes et rhumatologues) refuse toute relation de cause a effet avec les statines et occultent toutes les incohérences du diagnostic de polyarthrite rhumatoïde. Il y a jusqu’à de l’agressivité dans leurs propos quand nous évoquons cette possibilité. La mauvaise réponse de mon mari aux différents traitements les incitent non pas a remettre en question leur diagnostic mais a pousser toujours plus loin les traitements : aujourd’hui, ils envisagent un nouveau traitement, révolutionnaire, qui a juste pour effet secondaire potentiel un choc anaphylactique. Je suis convaincue que mon mari n’est pas soigné pour ce qu’il a, que l’évaluation bénéfice/risque de ce nouveau traitement n’est pas évalué objectivement et je cherche désespérément des informations précises sur les effets secondaires des statines de type polyarthrite (rémanence, réversibilité à plus ou moins long terme, traitements adaptés. Je n’ai trouvé que tres peu d’articles, même sur les sites scientifiques, médicaux et anglophones (trop chers ou tout bonnement pas accessibles aux personnes non issues de la profession). Je ne sais plus quoi faire. Auriez-vous des pistes ? un site, une association de médecins, un cardiologue, susceptibles de nous conseiller ?
    Je vous remercie par avance des réponses que vous pourrez m’apporter
    Très cordialement
    SMB

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