L’Escroquerie des Statines – par le Dr Dwight Lundell

L’Escroquerie des Statines 

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par Dwight C. Lundell M.D.   

Origine :  http://www.spacedoc.com/statin_scam         

Durant 25 ans, comme chirurgien thoracique, ma vie a été passionnément consacrée à traiter les maladies cardiaques; j’ai donné à plusieurs milliers de patients une seconde chance dans leur vie. 

Puis il y a quelques années j’ai pris la décision la plus difficile de ma carrière médicale.  J’ai quitté la chirurgie que j’aimais afin d’avoir la liberté nécessaire pour dire la vérité sur les maladies cardiaques, l’inflammation, les statines et les méthodes actuelles de traitement des maladies du cœur.   

C’était une période excitante pour un jeune chirurgien cardiaque dans les années quatre-vingts. Une nouvelle technique chirurgicale, le pontage coronarien, était le seul traitement efficace pour les personnes souffrant de maladie coronarienne grave Notre capacité à sauver des vies augmentait et les risques de la chirurgie diminuaient avec l’amélioration des techniques et de la technologie

Des patients désespérément malades pouvaient être rétablis et remis en état avec un risque relativement faible, ce fut un défi passionnant. Durant ma carrière comme chirurgien j’ai effectué plus de 5000 opérations de pontage coronarien 

Le consensus était à l’époque qu’un taux de cholestérol élevé dans le sang provoquait un dépôt graduel (de cholestérol) dans le canal du vaisseau sanguin Nous avions deux choix de traitement évident; baisser le taux de cholestérol sanguin ou faire une opération pour détourner le sang autour de la plaque accumulée dans l’artère, rétablissant ainsi le flux sanguin et la fonction du muscle cardiaque

Mise à part la recherche de moyens plus efficaces pour diminuer le cholestérol sanguin, il y avait relativement peu de recherches en cours pour savoir ce qui causait la plaque. La communauté médicale s’était installée sur l’idée simple qu’il suffisait de controler les graisses saturées et le cholestérol  

Les statines -- celles que votre médecin vous prescrit avec insistance si votre cholestérol est légèrement élevé -- et Bernie Madoff ( le fraudeur financier désormais tristement célèbre ) ont tous deux laissé dans leur sillage de nombreuses victimes innocentes, et de nombreux partisans sincères mais trompés.  Et l’un et l’autre sont d’énormes escroqueries perpétrées sur des personnes crédules

Les statines représentent un marché mondial de plus de  30 milliards de $ par an, et ceci depuis de nombreuses années.  En outre, le dépistage et le traitement du cholestérol coûte environ 100 milliards de $ par an sans aucun avantage notable pour les victimes, je veux dire les patients.  

Je ne sais pas si M. Madoff avait l’intention de frauder quand il a commencé, mais à la lecture des rapports, il semble que les choses lui aient échappées, et qu’il ait continué à mentir afin de garder l’argent qui circulait dans ses coffres et perpétuer ainsi son mode de vie somptueux. 

Je ne suis pas sûr que les fabricants de statines avaient l’intention d’escroquer au début, mais ils n’étaient pas non plus désireux de renoncer à un marché annuel de 30 milliards de dollars facilement.  Il y a beaucoup de médecins sincères, bien intentionnés et profondément convaincus qui continueront de soutenir la théorie que le cholestérol alimentaire et les graisses saturées provoquent des maladies cardiaques  

Ils vont continuer à croire que les médicaments pour diminuer le cholestérol vont traiter avec succès et prévenir les maladies cardiaques, en dépit du fait qu’une étude publiée dans l’American Heart Journal (Janvier 2009) analysant 137 000 patients admis dans des hôpitaux aux Etats-Unis avec une crise cardiaque a démontré que près de 75% avait un taux de cholestérol « normal ».

Ce fait a continué à me déranger pendant ma carrière chirurgicale.  L’idée qu’une substance normale, à savoir le  cholestérol, pourrait provoquer une maladie cardiaque ne m’a jamais convaincu.  Je vois des patients revenant pour un deuxième pontage coronarien quelques années après le premier, ayant eu un taux de cholestérol normal durant toute cette période. 

Dans la salle d’opération, j’avais remarqué qu’il semblait y avoir une inflammation autour de l’artère coronaire que j’étais en train de ponter.  Grâce à un marketing brillant et massif, les fabricants de statines ont habilement influencé la science et contrôlé la politique publique de sorte que la prescription de statines soit devenue la norme de soins Toute personne critiquant ces politiques ou en désaccord avec elles est étiqueté comme hérétique, ignorée et ridiculisée. 

La US Food and Drug Administration (FDA), Le National Cholesterol Education Program, L’American Heart Association et de nombreux centres universitaires sont dirigés et influencés par les médecins qui reçoivent des avantages directs ou indirects par les fabricants de statinesLeur influence est si forte que récemment, la FDA a approuvé Crestor ®, une statine, pour traiter les patients avec un cholestérol normal.  Certains de ces universitaires ont appelé à traiter les enfants avec des statines.  Le marketing a vraiment triomphé de la médecine  

Traiter ou tenter de prévenir les maladies cardiaques avec des statines est dangereux et frauduleux pour deux raisons

1.) Des effets secondaires sérieux, meurtriers et invalidants qui sont largement ignorés par la profession médicale et tenus sous silence par les fabricants de statinesCes effets secondaires ont été brillamment documenté par le Dr Duane Graveline et d’autres médecins courageux qui osent parler contre la religion officielle du cholestérol et des graisses saturées

2.) Continuer de se focaliser sur ce traitement inefficace détourne l’attention de la compréhension véritable des maladies cardiaques, et donne aux patients un faux sentiment de sécurité qui les empêche de faire les changements de mode de vie qui pourraient vraiment prévenir et inverser les maladies cardiaques

Considérez aussi les éléments suivants:
1.) Les statines n’ont pas été prouvées pour aider les femmes de tout âge !
2.) Les statines n’ont pas été prouvées pour aider toute personne âgée de plus de 65 ans !
3.) Le seul groupe de patients qui peuvent -- et j’insiste sur le « peut » -- obtenir un bénéfice, sont les hommes d’âge moyen qui ont déjà eu une crise cardiaque. Il est étonnant de voir toute la littérature médicale qui est financée par les fabricants de statines, et distribuée aux cabinets des médecins par de jeunes représentants enthousiastes qui clament que les statines sont bénéfiques  

La très médiatisée étude JUPITER -- qui a conduit la FDA à approuver ® Crestor pour les personnes ayant un cholestérol normal -- a montré que le traitement de 100 personnes pendant 3 ans avec Crestor ® « peut » avoir empêché une attaque cardiaque    

Pourtant, l’approbation a été accordée et des millions de personnes ont été exposées à des risques de statines sans bénéfice possible, sauf pour le fabricant du Crestor ®.  Pensez-vous que le processus est sincère et libre de toute influence indue En tant que point de référence, si j’avais traité 100 personnes avec l’antibiotique approprié pour une infection, 99 aurait été guéri. 

C’est pourquoi j’appelle le traitement par statine une escroquerie plus importante et plus dangereuse que celle de Bernie Madoff, au moins ses victimes ont seulement perdu de l’argent, pas leur santé    

Bien qu’étant chef de cabinet et chef de la chirurgie dans un grand hôpital cardiologique, j’ai trouvé que je ne pouvais pas changer la médecine, peu importe combien j’ai prêché et plaidé, peu importe combien de preuves scientifiques j’ai rassemblées prouvant que le cholestérol n’était pas un problème et que traiter le cholestérol avec des médicaments était contre-productif

Alors j’ai pris cette décision difficile et laissé ma pratique chirurgicale réussie afin d’avoir la liberté de parler, d’écrire et d’enseigner la vérité sur les maladies cardiaques.  J’ai écrit un livre La guérison de la maladie cardiaque,  qui explique que la vraie cause de maladie du cœur est une inflammation de faible intensité.  En effet sans l’inflammation, le cholestérol ne serait jamais accumulé sur la paroi du vaisseau sanguin pour provoquer la plaque avec sa conséquence éventuelle d’une crise cardiaque et la mort 

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www.thecureforheartdisease.net
Chief Medical Consultant, Asantae Inc.
Chief Medical Consultant at
www.realweight.com 
  

Dwight C. Lundell MD .

L’expérience du Dr Lundell en chirurgie cardiovasculaire et thoracique au cours des 25 dernières années comprend la certification par l’American Board of Surgery, l’American Board of Thoracic Surgery, et la Society of Thoracic Surgeons.   

Le Dr. Lundell a été un pionnier dans le pontage aortocoronarien ‘off pump’ ou chirurgie « cœur battant »,  réduisant les complications chirurgicales et les temps de récupération.    

Il a servi en tant que résident en chef à l’Université de l’Arizona et de Yale University Hospitals et plus tard servi comme chef de cabinet et chef de la chirurgie.    Il fut l’un des partenaires fondateurs du Lutheran Heart Hospital qui est devenu le 2ème plus grand hôpital cardiaque aux États-Unis.

January, 2011 Janvier 2011

Publié dans : |le 22 juin, 2011 |6 Commentaires »

Dr Michel de Lorgeril: Coeur, le cholestérol est accusé à tort (Vidéo)

           

Cliquez sur ce lien pour avoir l’interview intégrale du dr de Lorgeril  (13mn)  :   

 http://www.passeportsante.net/DocumentsProteus/popupHtml/tv/player.html

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Cœur: le cholestérol accusé à tort ?

  

Propos recueillis par Cyril Dagois  Jeudi 30 avril 2009 

  En provenance de MediSite.fr  

Dans son dernier ouvrage, le cardiologue et chercheur au CNRS Michel de Lorgeril jette un pavé dans la mare. Selon lui, faire baisser son cholestérol ne servirait à rien, bon et mauvais cholestérol n’auraient aucun sens et les statines seraient inutiles. En bref, le cholestérol permettrait surtout de faire de gros sous. Interview.   

1. Cholestérol : rentable pour les labos 

 Pourquoi le cholestérol est si souvent décrié ? 

Dr Michel de Lorgeril : « Le cholestérol est devenu l’ennemi numéro 1 dans la prévention des maladies cardio-vasculaires car cela arrange tout le monde. Les enjeux économiques sont colossaux, en particulier depuis l’arrivée des statines. Les laboratoires pharmaceutiques y trouvent largement leur compte. Les médicaments anti cholestérol représentent l’un des plus gros chiffres d’affaires du marché. Ils contribuent d’ailleurs pour 1 milliard d’euros au déficit de la Sécurité sociale. Les industriels de l’agroalimentaire en tirent également profit, avec leurs margarines et yaourts prétendument anti cholestérol. Cela arrange même certains médecins traitants, qui peuvent pratiquer une médecine systématique. »  

 Bon et mauvais cholestérol : « à dormir debout » 

  Les termes de « bon » et « mauvais » cholestérol ou de « taux normal » ont-ils un sens ?

Dr Michel de Lorgeril : « Le ’bon’ et le ’mauvais’ cholestérol, ce sont des histoires à dormir debout. Du pur Walt Disney avec la vilaine sorcière et la gentille fée, pour masquer les faiblesses de la théorie du cholestérol. Des essais cliniques comme Illuminate de 2007 montrent que l’augmentation du ’bon’ et la baisse du ’mauvais’ cholestérol ne protègent pas contre les maladies cardio-vasculaires ! 

Quant au taux normal de cholestérol, il s’agit plutôt d’une moyenne. Pour tous les paramètres biologiques ou physiologiques, il existe des moyennes et des écarts. Une personne peut sortir de la moyenne, vers le haut ou vers le bas, sans avoir pour autant un problème de santé. »   

3. Les dangers du cholestérol, une croyance ? 

Pourquoi vous opposez-vous à la théorie couramment admise sur les dangers du cholestérol ? 

Dr Michel de Lorgeril : « Selon cette théorie, le cholestérol serait toxique pour les artères. Il représenterait la cause principale des infarctus, des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et des complications cardio-vasculaires. Et plus le cholestérol serait élevé, plus le risque augmenterait. Inversement, plus le taux baisserait, plus le danger diminuerait.

Certains adeptes de cette théorie recommandent même d’abaisser au maximum son taux de cholestérol. Mais il ne s’agit que d’une succession d’hypothèses sans validation scientifique. Des croyances relayées par les industries pharmaceutiques et agroalimentaires auprès des médecins. Et qui ne reposent sur aucune rationalité. »    


 
4. Cholestérol et infarctus : aucun rapport ? 

Un taux de cholestérol élevé n’est donc pas synonyme de maladies cardio-vasculaires ?

Dr Michel de Lorgeril : « L’élévation du taux de cholestérol n’est pas en elle-même la cause des accidents cardio-vasculaires. Elle peut par contre traduire des altérations du mode de vie ou de nos paramètres biologiques qui sont les vraies causes des maladies cardio-vasculaires. En clair, le cholestérol est un mauvais indicateur de risque. De nombreuses études vont dans ce sens.

Dès les années 70, les données montrent que la mortalité cardiaque reste globalement la même, quel que soit le taux de cholestérol dans le sang. Notre mode de vie et nos conditions d’existence diminuent notre espérance de vie, pas le cholestérol. »    

5. Faire baisser son taux de cholestérol ne servirait à rien 

Une baisse du taux de cholestérol apporte-t-elle une protection ?

Dr Michel de Lorgeril : « Non, faire baisser son taux de cholestérol n’apporte rien. Tous les essais cliniques publiés après 2005 ont été négatifs sur la question. Le taux de cholestérol peut baisser par l’alimentation ou en prenant des médicaments. Mais si à côté, le mode de vie ne change pas, le risque reste le même. Si par exemple une personne continue à fumer en se disant qu’elle est protégée par sa statine, elle court droit à la catastrophe. »    

6. Statines : pas d’intérêt en prévention 

Les statines présentent-elles un intérêt pour se protéger des maladies cardio-vasculaires ?

Dr Michel de Lorgeril : « Non, elles n’apportent aucune protection. Elles entraînent une baisse de cholestérol qui n’a aucun effet sur la mortalité. Beaucoup d’études sur ces médicaments restent très suspectes, à cause de l’implication de l’industrie pharmaceutique. Mais l’essai ALLHAT de 2002, le seul sponsorisé par des institutions publiques indépendantes, ne montre aucune protection malgré la baisse de cholestérol.

Toutes les études d’après 2005 révèlent également l’absence d’effet sur la mortalité, à part le récent essai Jupiter très controversé. Sur le risque d’AVC, aucune donnée scientifique ne prouve l’intérêt des statines. Idem avec l’insuffisance cardiaque. »   

7. Les effets secondaires des statines 

Existe-t-il des risques pour les patients prenant des statines ?

Dr Michel de Lorgeril : « Les statines présentent un certain nombre d’effets secondaires. Chez les gens actifs, elles semblent altérer la qualité de vie et entraîner douleurs musculaires et déprimes. A long terme, il existerait également une augmentation des risques de cancer, en particulier chez les plus de 60 ans. L’étude PROSPER de 2002 notamment montre davantage de cancers et de décès par cancer avec la pravastatine que sans traitement.

Attention cependant, les patients ne doivent pas arrêter leur traitement sans en discuter avec leur médecin traitant. Mais la prescription de statines me semble pire que l’affaire du sang contaminé en terme de chiffres. 7 millions de Français prennent ces médicaments inutilement. »   

8. Les vraies causes des accidents cardio-vasculaires 

Si le cholestérol est innocent, qu’est-ce qui provoque l’infarctus ?

Dr Michel de Lorgeril : « L’infarctus vient d’une artère coronaire entièrement bouchée. Dans l’immense majorité des cas, la cause est un caillot de sang. La formation de ce caillot dépend de trois facteurs : l’agrégation des plaquettes sanguines, la coagulation et la fibrinolyse, un mécanisme anti caillot. Le cholestérol n’intervient dans aucun de ces phénomènes.

Quant aux lésions d’athérosclérose, elles bouchent en partie les artères mais jamais complètement. Le cholestérol représente au grand maximum 10 % des ces lésions. Donc 10 % d’une obstruction partielle, qui n’est pas responsable en elle-même de l’infarctus. »    

9. Comment protéger son cœur et ses artères 

Quelles mesures faut-il prendre pour se protéger des maladies cardio-vasculaires ?

Dr Michel de Lorgeril : « Les maladies cardio-vasculaires sont des maladies du mode de vie. D’où l’importance d’agir notamment sur trois facteurs : le tabac, l’exercice physique et l’alimentation. En clair, il ne faut pas fumer et essayer de respirer un air pur. Il faut aussi effectuer une activité physique adaptée.

Une masse musculaire importante est une réserve de protéines et d’acides aminés. Pour l’alimentation, la diète méditerranéenne a prouvé son efficacité clinique. En résumé, il s’agit d’une diète riche en céréales peu raffinées, en fruits et légumes frais, en légumes secs, en fruits à coque, en huile d’olive, en herbes aromatiques.

10. Pourquoi le monde médical reste silencieux 

Pourquoi davantage de médecins ne font pas part de leurs doutes sur le cholestérol et les statines ?

Dr Michel de Lorgeril : « D’abord, ils n’ont pas forcément accès aux médias. Mais si beaucoup de médecins se taisent, c’est aussi par crainte. Un des plus grands épidémiologistes mondiaux vient de relire mes travaux sur l’étude Jupiter, qui concerne l’utilisation préventive des statines. Il dit m’approuver et me soutenir. Mais il refuse de cosigner mon article. La raison : l’université pour laquelle il travaille a des contrats avec l’industrie pharmaceutique.

Quant aux médecins généralistes, beaucoup n’osent pas exprimer leurs doutes aux patients de crainte de se le faire reprocher par le cardiologue du CHU voisin. »  

Sources:

- Cholestérol, Mensonges et Propagande, Dr Michel de Lorgeril, éd. Thierry Souccar, 2008.
- Effects of torcetrapib in patients at high risk of coronary events, Barter PJ et al., N Engl J Med, 2007.
- HDL cholesterol, very low levels of LDL cholesterol and cardiovascular events, Barter PJ et al., N Engl J Med, 2007.
- Major outcomes in moderately hypercholesterolemic, hypertensive patients randomized to pravastatin vs. usual care : the ALLHAT-LLT, ALLHAT Collaborative Research Group, JAMA, 2002.
- Rosuvastatin in older patients with systolic heart failure, Kjekhus J et al., N Engl J Med, 2007.
- Pravastatin in elderly individuals at risk of vascular disease (PROSPER) : a randomised controlled trial, Shepherd J et al., Lancet, 2002. 

- High-dose atorvastatin versus usual-dose simvastatin for secondary prevention after myocardial infarction. The IDEAL study : a randomized controlled trial, Pedersen TR et al., JAMA, 2005.
- Is relationship between serum cholesterol and risk of premature death from coronary heart disease continuous and graded ? Findings in 356,222 primary screenees of the MRFIT, Stamler J et al., JAMA, 1986.
- Mediterranean diet, traditional risk factors and the rate of cardiovascular complications after myocardial infarction – Final report of the Lyon Diet Heart Study, De Lorgeril M et al., Circulation, 1999.

                                                                                                 

Publié dans : |le 25 mai, 2009 |14 Commentaires »

Le cholestérol n’est PAS à l’origine des maladies CV – par le Dr Ron Rosedale

Le cholestérol n’est PAS à l’origine des maladies cardiaques 

Ron Rosedale, MD

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Origine : http://articles.mercola.com/sites/articles/archive/2005/05/28/cholesterol-heart.aspx

   Le cholestérol n’est pas le principal coupable dans une maladie cardiaque ou une maladie quelconque. S’il est oxydé, il peut irriter / enflammer des tissus dans lesquels il est déposé, comme l’endothélium (paroi des artères). Ce serait l’une des nombreuses causes de l’inflammation chronique qui peut nuire à la paroi des artères.   

En fait, le cholestérol est transporté vers les tissus dans le cadre d’une réponse inflammatoire qui est là pour réparer les dégâts. La fixation sur le cholestérol comme une cause majeure de maladie du cœur défie les 15 dernières années de la science et détourne des vraies causes telles que les dommages (par l’intermédiaire de la glycation) que les sucres comme le glucose et le fructose infligent sur les tissus, y compris la paroi des artères, provoquant l’inflammation chronique et la plaque qui en résulte. 

 Le cholestérol; accusé à tort? 

Avant que nous puissions commencer à parler de la cause réelle des maladies du cœur et des vaisseaux et des traitements efficaces, nous devons d’abord regarder ce qui est connu, ou devrais-je dire ce que nous pensons que nous connaissons.  La première chose qui vient à l’esprit quand on entend parler de la maladie cardiaque est presque toujours le taux de cholestérol.  Le cholestérol et les maladies du cœur ont pratiquement été des synonymes durant les cinquante dernières années. Le cholestérol a été décrit comme le Darth Vader de nos artères et de notre cœur.  (ndlr : l’Empire du Mal )

La dernière recommandation d’un soi-disant groupe de soi-disant «experts» formule que le taux de cholestérol d’une personne d’être aussi bas que possible, en fait, à un niveau si bas qu’ils disent qu’il ne peut pas être atteint par le régime alimentaire, l’exercice, ou de toute modification du mode de vie connue.     

Par conséquent, ils disent que les  médicaments abaissant le taux de cholestérol -- en particulier les statines -- doivent être donnés à quiconque à un risque élevé de maladie cardiaque.  Puisque la maladie cardiaque est la première cause de décès dans ce pays, qui comprendrait la plupart des adultes et même de nombreux enfants. 

Le fait que les ventes de statines aient atteint le chiffre de 26 milliards de dollars l’an passé n’a joué, j’en suis sûr, aucun rôle dans leurs recommandations. Ou cela a-t-il joué un rôle ?      

Conflits d’intérêts entre experts 

Les principaux groupes de consommateurs pensent que Oui. Ils ont constaté que huit des neuf «experts» à l’origine de ces recommandations étaient salariés des entreprises pharmaceutiques qui produisent ces médicaments.  De grandes organisations scientifiques ont tancé les revues médicales pour avoir permis à l’industrie pharmaceutique de publier des résultats trompeurs et des demi-vérités.  Il y a un mouvement très important en cours pour forcer l’industrie pharmaceutique (et les autres) à publier les résultats de l’ensemble de leurs études, et pas seulement celles qui semblent favorables. 

Les études qui ont montré des résultats négatifs seraient forcées d’être également publiées. Il se pourrait que la réduction du cholestérol ne soit pas une aussi bonne chose pour la santé qu’on nous le dit. De plus en plus d’études viennent montrer à quel point la réduction du cholestérol peut être malsaine, notamment par l’utilisation des statines.  Particulièrement, les statines se sont avérées nuisibles aux muscles causant des dommages considérables.  Un des symptômes fréquents de ces dommages sont des douleurs et des maladies musculaires, bien que la plupart des patients ne se rendent pas compte que ces médicaments en sont responsables. Hmm …  le cœur n’est-il pas un muscle?   

Les statines, en réalité, augmentent les cardiopathies 

En effet, il a été montré qu’un faible taux de cholestérol aggravent les patients avec une insuffisance cardiaque congestive, une maladie dans laquelle le cœur est trop faible pour pomper le sang efficacement.  Il a été également montré que les statines provoquaient des lésions nerveuses et de nuisaient grandement à la mémoire.    

Une des raisons des effets secondaires graves de ces médicaments est qu’ils inhibent une enzyme vitale qui fabrique le cholestérol dans le foie.  En effet, la même enzyme est utilisée pour la fabrication de la coenzyme Q10 qui est biochimiquement nécessaire pour transférer l’énergie de la nourriture vers nos cellules, afin qu’elles restent en vie et en bonne santé. Les statines sont connus pour inhiber notre production essentielle de coenzyme Q10. 

Surtout, alors que de nombreux cardiologues insistent sur le fait que l’abaissement du cholestérol est en corrélation avec une réduction du risque de crise cardiaque ; peu d’entre eux peuvent dire qu’il y a une réduction du risque de mortalité (décès).  Cela a été beaucoup plus difficile à démontrer.  En d’autres termes, il n’a jamais été formellement démontré que l’abaissement du cholestérol sauve des vies.         En fait, plusieurs grandes études ont montré que l’abaissement du cholestérol dans la gamme actuellement recommandée est corrélée à un risque accru de mourir, en particulier du cancer.     

Il n’y a pas de bon et de mauvais cholestérol   

Regardons de plus près le cholestérol, ou, comme Paul Harvey a coutume de dire, « le reste de l’histoire. » D’abord et avant tout, le taux de cholestérol est un élément essentiel de chaque membrane cellulaire de la Terre.  En d’autres termes, il n’y aucune vie sur Terre qui puisse exister sans cholestérol.   Vous en déduirez automatiquement que, en lui-même, il ne peut pas être mauvais.     En réalité, il est l’un de nos meilleurs amis.   Rien d’étonnant à ce qu’une trop grande réduction du cholestérol  augmente notre risque de mourir.  Le cholestérol est également un précurseur de toutes les hormones stéroïdes.  Vous ne pouvez pas faire de l’œstrogène, testostérone, cortisone, et une foule d’autres hormones vitales, sans cholestérol.      

Le cholestérol est le bon, pas le méchant. 

Il a été déterminé il y a plusieurs années que la plus grande partie du cholestérol dans notre sang provient de ce que votre foie fabrique et distribue.  La quantité de cholestérol que l’on mange  joue un faible rôle dans notre niveau de cholestérol sanguin.  On sait également que le HDL transporte le cholestérol présent dans les tissus et les artères vers le foie.  C’est pourquoi le HDL est appelé «bon cholestérol» parce qu’il est censé éloigner le cholestérol des artères.  Mais voyons cela de plus près. 

- Pourquoi votre foie doit-il s’assurer que vous avez du cholestérol en abondance ?    

- Pourquoi est-ce que le HDL ramène-t-il le cholestérol vers votre foie ?   - Pourquoi ne pas le prendre à vos reins, ou à votre intestin pour s’en débarrasser ?

Il est ramené vers votre foie afin que celui-ci puisse le recycler; il le transforme en d’autres particules qui seront utilisées par les tissus et les cellules qui en ont besoin. Votre corps essaie de produire et de conserver le cholestérol pour la raison précise qu’il est important, en réalité vital, pour la santé.  Une des fonctions du cholestérol est d’empêcher vos membranes cellulaires de se désintégrer. 

Ainsi, vous pouvez considérer le cholestérol comme une « super glue » de vos cellules.  Il est un ingrédient indispensable à toute forme de réparation cellulaire.     

La maladie coronarienne associée à des crises cardiaques est maintenant connue pour être causée par des dommages à la paroi de ces artères.  Ces dommages provoquent une inflammation.  La maladie coronaire à l’origine de crises cardiaques est maintenant considérée comme étant provoquée le plus souvent par l’inflammation chronique.   

Qu’est-ce que l’inflammation ? 

Pensez à ce qui se passe si vous vous coupez la main. En une fraction de seconde, des produits chimiques sont libérés par les tissus endommagés pour initier le processus appelé inflammation. L’inflammation permet à de petites coupures de guérir et, en fait, vous empêche de mourir.  Les petits vaisseaux sanguins coupés se contractent pour vous empêcher de trop saigner.  Le sang devient «épais» pour qu’il puisse se coaguler.     

Les cellules et les produits chimiques du système immunitaire sont alertés et viennent sur place pour empêcher des intrus tels que les virus et les bactéries d’envahir la coupure.  D’autres cellules sont appelées à se multiplier pour réparer les dommages de sorte que vous puissiez guérir.  Lorsque la réparation est achevée, vous avez survécu une fois encore, bien qu’il vous reste une petite cicatrice en souvenir. Nous savons maintenant que des événements similaires se déroulent dans la paroi de nos artères. Lorsqu’un dommage se produit à la paroi de nos artères (voire ailleurs), des produits chimiques sont libérés pour engager le processus de l’inflammation.  Les artères se contractent, le sang à de plus en plus tendance à se coaguler, les globules blancs sont appelés vers la zone endommagée pour engloutir des débris, et les cellules adjacentes à celles endommagées sont appelées à se multiplier.  En fin de compte, sous forme de cicatrices, mais à l’intérieur de nos artères, nous l’appelons la plaque.  Et la constriction de nos artères et l’ «épaississement» de notre sang nous prédisposent davantage à l’hypertension artérielle et aux crises cardiaques.        

Ainsi quelle est la place du cholestérol dans tout ça ? 

Si le dommage est survenu et que l’inflammation est mis en oeuvre, les produits chimiques sont libérés de sorte que les dommages peuvent être réparés.  Dans ce cas, le cholestérol est fabriqué et distribué dans la circulation sanguine pour vous aider à réparer les tissus endommagés et, en fait, pour vous garder en vie.  Si le dommage est tel qu’il est nécessaire de distribuer plus de cholestérol dans le sang, il ne semble pas très sage de simplement abaisser le taux de cholestérol et d’oublier pourquoi il est là en premier lieu. Il semble beaucoup plus intelligent de réduire les besoins supplémentaires en cholestérol -- à l’origine de de l’inflammation chronique. 

Alors pourquoi prendre des médicaments anti-cholestérol ? 

Les sociétés pharmaceutiques ont pensé que vous pourriez y penser. Elles sont retournées à la planche à dessin. Elles poursuivirent leurs «recherche’» et trouvèrent (par hasard), que les statines avaient des effets anti-inflammatoires.      

Par conséquent, nous continuons de préconiser nos médicaments réduisant le cholestérol parce que maintenant ils fonctionnent en réduisant l’inflammation, et peut-être même sans réduire le taux de cholestérol, et peut-être même en dépit de celui-ci.     

L’aspirine réduit l’inflammation, pour beaucoup moins d’argent. Il en est de même de la vitamine E, des huiles de poisson et des modifications du régime alimentaire sans les dangers des médicaments et avec de nombreux bénéfices supplémentaires  

Publié dans : |le 21 avril, 2009 |5 Commentaires »

Les dangers d’un faible taux de cholestérol – par le Dr Uffe Ravnskov

  

Origine : http://www.cholesterol-and-health.org.uk/low-cholesterol.html    

Last updated 13 November 2009 



Les dangers d’un faible taux de cholestérol 

  

1ère partie : Introduction 

Nous savons que le cholestérol est un produit chimique essentiel dans notre corps avec une large gamme d’utilisations et d’applic ations. Tout comme la température de notre corps est maintenue dans des limites très précises durant toute notre vie, il en est de même pour des centaines d’autres processus et réactions chimiques.    

Nous n’avons pas besoin de mesurer et de «corriger», même un seul d’entre eux ; nos organismes peuvent les réguler et le font automatiquement dans des limites fines et avec une grande précision.

Contrairement à la température corporelle, le taux de cholestérol augmente naturellement avec l’âge et l’idée que chacun, jeune ou vieux, homme ou femme, doit avoir exactement la même quantité de cholestérol dans le sang est, franchement, tout à fait ridicule. Alors, n’est-il pas concevable que si le cholestérol n’est pas disponible en quantité suffisante, cette carence puisse avoir des effets catastrophiques ? C’est le cas !

Les maladies et les autres questions de santé dont le risque augmente si votre cholestérol est abaissé, soit par la maladie soit artificiellement avec des médicaments, sont nombreuses. 
 Les médicaments anti-cholestérol, eux-mêmes, accroissent également les risques en raison des effets secondaires indésirables qu’ils produisent. Cet aspect sera discuté sur une autre partie de ce site. Mais il suffit de regarder les conditions énumérées dans le menu ci-dessus, ou les dangers d’avoir un faible indice en cholestérol, pour se rendre compte que l’abaissement du cholestérol comporte des risques importants. 

2ème partie : Comment les médecins sont dupes

 Aussi, avec toutes ces informations apparemment à portée de main, on peut se demander pourquoi il y a une aussi large acceptation du mythe du cholestérol dans le monde médical, et pourquoi les médecins insistent pour que tout le monde ait exactement le même taux de cholestérol. 

L’explication en est relativement simple. Tout d’abord, il y a quelque 30.000 articles médicaux publiés et aucun médecin ne peut tous les lire. Deuxièmement … parmi les nombreuses études qui ont été publiées … celles qui ne soutiennent pas le mythe sont rarement mentionnées. Cette sélection préférentielle a faussé la réalité.

 En outre, les compagnies pharmaceutiques qui vendent des médicaments anti-cholestérol produisent de nombreuses publications qui diffusent le mythe du cholestérol à des millions d’exemplaires. Le Dr Jerome P.Kassirer, un ancien rédacteur en chef du New England Journal of Medicine a montré aux lecteurs du Washington Post que les publications majeures telles que La lettre Lipidique, Lipides-en-Ligne et La gestion des Lipides sont toutes financées par les fabricants de médicaments anti-cholestérol.

Ces publications, qui mettent en garde sans relâche contre les (faux) dangers du cholestérol, atteignent des millions de médecins ; elles sont conçues, bien sûr, pour les convaincre de prescrire leurs médicaments anti-cholestérol.     

Il n’est donc pas vraiment surprenant que des professionnels surchargés de travail continuent de nous enseigner que le cholestérol est dangereux et que les sociétés pharmaceutiques fassent la promotion avec agressivité de leurs médicaments anti-cholestérol.

 3ème partie : conclusion :    

Le Dr A.E.Dugdale de l’hôpital de St Lucia, en Australie, a examiné les coûts et les bénéfices de la réduction ducholestérol d’après les statistiques de mortalité australiennes en 1984.  Ce qu’il a découvert est que l’effet principal de la réduction du cholestérol « est de modifier la cause de la mort »  

 « Lorsque les niveaux les plus bas de cholestérol sont comparés aux plus élevés, la proportion de décès par maladies cardiaques est presque réduit de moitié, mais la proportion de tumeurs malignes [cancers] est pratiquement doublée ».

 
  Cela fait réfléchir.

Mais quand on ajoute tous les autres effets indésirables dont un faible taux de cholestérol semble être responsable et qui augmentent les problèmes de santé alors que nous sommes en vie, pourquoi voudrait-on faire baisser son taux de cholestérol ? 

Avec autant de preuves du lien entre le faible taux de cholestérol et la mauvaise santé - pourquoi diable les médecins ne voient-ils rien ?  

Il est temps, je pense, que ces médecins généralistes prodigues qui prescrivent des médicaments anti-cholestérol à leurs patients soient tenus de rendre des comptes.

Tout ‘patient’ qui n’a pas connaissance de ces preuves est en grave danger de devenir une victime de l’escroquerie de l’abaissement du cholestérol     

References : 

 1.Dugdale A E. Serum cholesterol and mortality rates. Lancet 1987;      

2. Ravnskov U. Cholesterol lowering trials in coronary heart disease: frequency of citation and outcome. BMJ 1992; 

3. Kassirer, Jerome P. Why Should We Swallow What These Studies Say?    The Washington Post. 1 August 2004; B03.  

Dernière Mise à jour 13 Novembre 2009 

  Les avantages d’un taux de cholestérol élevé 

Written by Uffe Ravnskov, MD, PhD   

Origine : http://www.westonaprice.org/modern-diseases/cardiovascular-disease/537-benefits-of-high-cholesterol.html 

Thursday, 24 June 2004 14:25   

Les personnes ayant un taux de cholestérol élevé vivent plus longtemps.

Cette déclaration semble si incroyable que cela prend beaucoup de temps pour effacer le lavage de cerveau de son esprit afin de comprendre pleinement son importance. Pourtant, le fait que les personnes ayant un cholestérol élevé vivent plus longtemps ressort clairement de nombreux articles scientifiques 

Examinez les conclusions du Dr Harlan Krumholz du Département de médecine cardiovasculaire de l’Université de Yale, qui a déclaré en 1994 que les personnes âgées avec un cholestérol faible mouraient deux fois plus souvent d’une crise cardiaque que celles avec un cholestérol élevé.

Les partisans de la campagne contre le cholestérol ignorent cette observation systématiquement, ou la considèrent comme une exception rare, produite par hasard parmi un grand nombre d’études démontrant le contraire 

Mais ce n’est pas une exception, il y a maintenant un grand nombre de conclusions qui contre-disent l’hypothèse lipidique. Pour être plus précis, la plupart des études avec des personnes âgées ont montré qu’un cholestérol élevé n’est pas un facteur de risque de maladie coronarienne. 

   Mais il y a plus de confort pour ceux qui ont un taux de cholestérol élevé; six études ont montré que la mortalité totale était inversement associée avec le cholestérol LDL ou total.

Cela signifie qu’il est en réalité bien mieux d’avoir un cholestérol élevé que faible si vous voulez vivre très vieux.

Un taux de cholestérol élevé protège contre l’infection

De nombreuses études ont montré qu’un taux de cholestérol bas était à certains égards pire qu’un taux élevé. Par exemple, dans 19 grandes études sur plus de 68.000 morts, examinés par le Pr David R. Jacobs et ses collègues de la Division d’Epidémiologie du Minnesota, un faible niveau de cholestérol prédit un risque accru de mourir de maladies gastro-intestinales et respiratoires.    

… N’est-il pas plus probable que le faible taux de cholestérol, d’une certaine manière, les rendait plus vulnérables à l’infection, ou que le cholestérol élevé protégeait ceux qui n’ont pas été infectés?  De nombreuses preuves viennent soutenir cette interprétation. 

Le cholestérol et l’insuffisance cardiaque chronique   

 … Cette dernière constatation a été confirmée par le Dr Rauchhaus, en collaboration avec des chercheurs de plusieurs hôpitaux universitaires allemands et britanniques Ils ont constaté que le risque de mourir pour les patients atteints d’insuffisance cardiaque chronique a été fortement et inversement associé avec le cholestérol total, le LDL-cholestérol ainsi que les triglycérides ; ceux ayant de fortes valeurs lipidiques vivaient beaucoup plus longtemps que ceux avec de faibles valeurs.

D’autres chercheurs ont fait des observations similaires. La plus grande étude a été réalisée par le professeur Gregg Fonorow et son équipe du Département de Médecine et de Cardiomyopathie de Los Angeles.  

L’étude, dirigée par le Dr Tamara Horwich, comprenait plus d’un millier de patients souffrant d’insuffisance cardiaque sévère.  Après 5 ans, 62 % des patients avec un cholestérol inférieur à 129 mg / L. étaient morts, mais seulement la moitié des patients avec un cholestérol-dessus de 223 mg

Réaction à une blessure 

En 1976, l’une des théories les plus prometteuses sur l’origine de l’athérosclérose a été la Réponse-à-l’Hypothèse-des-Blessures, présentée par Russell Ross, professeur de pathologie et John Glomset, professeur de biochimie et de médecine à la faculté de médecine de l’université de Washington à Seattle.

Ils ont suggéré que l’athérosclérose était la conséquence d’un processus inflammatoire, où la première étape est une lésion localisée à la mince couche de cellules qui tapissent l’intérieur des artères, l’intima. La blessure provoque une inflammation et les plaques saillantes qui se forment sont tout simplement des lésions qui cicatrisent.

 Leur idée n’est pas nouvelle. En 1911, deux pathologistes américains de l’Université de Pittsburgh, Pennsylvanie, Oskar Klotz et M.F. Manning ainsi que d’autres chercheurs ont présenté des théories similaires. 

Les chercheurs ont proposé de nombreuses causes possibles de la lésion vasculaire, dont le stress mécanique, le tabac, le cholestérol LDL élevé, le cholestérol oxydé, l’ homocystéine, le diabète, l’excès de fer, la carence en cuivre, les carences en vitamines A et D, la consommation d’acides gras trans, les micro-organismes et bien d’autres.   À une exception près, il existe des preuves à l’appui des rôles de tous ces facteurs, mais le degré de participation de chacun d’entre eux demeure incertain

L’exception est bien sûr le LDL-cholestérol. De nombreuses recherches nous permettent d’exclure le taux élevé de cholestérol LDL de la liste.

Que l’on regarde à l’œil nu à l’intérieur des artères à l’autopsie, ou que nous le fassions indirectement chez les personnes vivantes avec des rayons X, des ultrasons ou des faisceaux d’électrons, aucune association digne d’être mentionnée n’a jamais été trouvée entre la quantité de lipides dans le sang et le degré d’athérosclérose dans les artères  

En outre, si le taux de cholestérol monte ou descend, par lui-même ou grâce à l’intervention médicale, les changements de cholestérol n’ont jamais été suivis par des changements parallèles dans les plaques d’athérosclérose, il n’y a pas de relation dose-réponse

Est-ce que l’athérosclérose est une maladie infectieuse ?   

Pendant de nombreuses années les scientifiques ont soupçonné les virus et les bactéries de participer au développement de l’athérosclérose. Des recherches dans ce domaine ont explosé au cours de la dernière décennie et en Janvier 2004, au moins 200 commentaires sur la question ont été publiés dans des revues médicales. En raison de la focalisation généralisée sur le cholestérol et autres lipides, il y a eu peu d’intérêt général sur le sujet et rares sont les médecins qui le savent  

Est-ce qu’un taux de cholestérol élevé protège des maladies cardio-vasculaires ?  

De toute manière, la théorie lipidique, avec sa diabolisation du cholestérol, est évidemment en contradiction avec l’idée qu’un cholestérol élevé protège contre les infections.   

Chacune de ces deux idées ne peut pas être vraie. Permettez-moi de résumer les faits nombreux qui sont incompatibles avec l’idée qu’un cholestérol élevé soit mauvais.    

Si un cholestérol élevé était la cause la plus importante de l’athérosclérose, les gens ayant un cholestérol élevé devraient avoir plus d’athérosclérose que les personnes ayant un cholestérol bas.

Mais comme vous le savez maintenant, ceci est très loin de la vérité.    

Si le cholestérol élevé était la cause la plus importante de l’athérosclérose, l’abaissement du cholestérol devrait influer sur le processus d’athérosclérose en proportion avec son degré de réduction.

Mais comme vous le savez maintenant, ce n’est pas le cas.    J’ai déjà mentionné ce second argument mais on ne le répétera jamais trop : l’hypercho-lestérolémie est associée à la longévité chez les personnes âgées. Il est difficile d’ignorer le fait que pendant la période de la vie où la plupart des maladies cardiovasculaires se produisent et dont la plupart des gens meurent ( et la plupart d’entre nous meurent de maladies cardio-vasculaires ), on trouve la plus faible mortalité chez les gens avec un taux élevé de cholestérol.    Comment est-il possible que le cholestérol élevé soit néfaste pour les parois des artères et provoque la maladie coronarienne fatale, si ceux dont le cholestérol est le plus élevé vivent plus longtemps que ceux dont le cholestérol est bas ?    

Au public et à la communauté scientifique je dis: « Réveillez-vous » !

References  1.       Krumholz HM and others. Lack of association between cholesterol and coronary heart disease mortality and morbidity and all-cause mortality in persons older than 70 years. Journal of the American Medical Association 272, 1335-1340, 1990.  2.       Ravnskov U. High cholesterol may protect against infections and atherosclerosis. Quarterly Journal of Medicine 96, 927-934, 2003.  3.       Jacobs D and others. Report of the conference on low blood cholesterol: Mortality associations. Circulation 86, 1046–1060, 1992. 4.       Iribarren C and others. Serum total cholesterol and risk of hospitalization, and death from respiratory disease. International Journal of Epidemiology 26, 1191–1202, 1997.  5.       Iribarren C and others. Cohort study of serum total cholesterol and in-hospital incidence of infectious diseases. Epidemiology and Infection 121, 335–347, 1998. 6.       Claxton AJ and others. Association between serum total cholesterol and HIV infection in a high-risk cohort of young men. Journal of acquired immune deficiency syndromes and human retrovirology 17, 51–57, 1998.  7.       Neaton JD, Wentworth DN. Low serum cholesterol and risk of death from AIDS. AIDS 11, 929–. 8.       Rauchhaus M and others. Plasma cytokine parameters and mortality in patients with chronic heart failure. Circulation 102, 3060-3067, 2000.  9.       Niebauer J and others. Endotoxin and immune activation in chronic heart failure. Lancet 353, 183  10.   Vredevoe DL and others. Skin test anergy in advanced heart failure secondary to either ischemic or idiopathic dilated cardiomyopathy. American Journal of Cardiology 82, 323-328, 1998.  11.   Rauchhaus M, Coats AJ, Anker SD. The endotoxin-lipoprotein hypothesis. Lancet 356, 930–933, 12.   Rauchhaus M and others. The relationship between cholesterol and survival in patients with chronic heart failure. Journal of the American College of Cardiology 42, 1933-1940, 2003.  13.   Horwich TB and others. Low serum total cholesterol is associated with marked increase in mortality in advanced heart failure. Journal of Cardiac Failure 8, 216-224, 2002. 14.   Elias ER and others. Clinical effects of cholesterol supplementation in six patients with the Smith-Lemli-Opitz syndrome (SLOS). American Journal of Medical Genetics 68, 305–310, 1997.  15.   Bhakdi S and others. Binding and partial inactivation of Staphylococcus aureus a-toxin by human plasma low density lipoprotein. Journal of Biological Chemistry 258, 5899-5904, 1983. 16.   Flegel WA and others. Inhibition of endotoxin-induced activation of human monocytes by human lipoproteins. Infection and Immunity 57, 2237-2245, 1989.  17.   Weinstock CW and others. Low density lipoproteins inhibit endotoxin activation of monocytes. Arteriosclerosis and Thrombosis 12, 341-347, 1992.  18.   Muldoon MF and others. Immune system differences in men with hypo- or hypercholesterolemia. Clinical Immunology and Immunopathology 84, 145-149, 1997.  19.   Feingold KR and others. Role for circulating lipoproteins in protection from endotoxin toxicity. Infection and Immunity 63, 2041-2046, 1995. 20.   Netea MG and others. Low-density lipoprotein receptor-deficient mice are protected against lethal endotoxemia and severe gram-negative infections. Journal of Clinical Investigation 97, 1366-1372  21.   Harris HW, Gosnell JE, Kumwenda ZL. The lipemia of sepsis: triglyceride-rich lipoproteins as agents of innate immunity. Journal of Endotoxin Research 6, 421-430, 2001. 22.   Netea MG and others. Hyperlipoproteinemia enhances susceptibility to acute disseminated Candida albicans infection in low-density-lipoprotein-receptor-deficient mice. Infection and Immunity 65, 2663-2667, 1997.  23.   Ross R, Glomset JA. The pathogenesis of atherosclerosis. New England Journal of Medicine 295, 24.   Ross R. The pathogenesis of atherosclerosis and update. New England Journal of Medicine 314,  25.   Klotz O, Manning MF. Fatty streaks in the intima of arteries. Journal of Pathology and Bacteriology. 16, 211-220, 1911.  26.   At least 200 reviews about the role of infections in atherosclerosis and cardiovascular disease have been published; here are a few of them: a) Grayston JT, Kuo CC, Campbell LA, Benditt EP. Chlamydia pneumoniae strain TWAR and atherosclerosis. European Heart Journal Suppl K, 66-71, 1993. b) Melnick JL, Adam E, Debakey ME. Cytomegalovirus and atherosclerosis. European Heart Journal Suppl K, 30-38, 1993. c) Nicholson AC, Hajjar DP. Herpesviruses in atherosclerosis and thrombosis. Etiologic agents or ubiquitous bystanders? Arteriosclerosis Thrombosis and Vascular Biology 18, 339-348, 1998. d) Ismail A, Khosravi H, Olson H. The role of infection in atherosclerosis and coronary artery disease. A new therapeutic target. Heart Disease 1, 233-240, 1999. e) Kuvin JT, Kimmelstiel MD. Infectious causes of atherosclerosis. f.) Kalayoglu MV, Libby P, Byrne GI. Chlamydia pneumonia as an emerging risk factor in cardiovascular disease. Journal of the American Medical Association 288, 2724-2731, 2002.  27.   Grau AJ and others. Recent bacterial and viral infection is a risk factor for cerebrovascular ischemia. Neurology 50, 196-203, 1998. 28.   Mattila KJ. Viral and bacterial infections in patients with acute myocardial infarction. Journal of Internal Medicine 225, 293-296, 1989.  29.   The successful trials: a) Gurfinkel E. Lancet 350, 404-407, 1997. b) Gupta S and others. Circulation 96, 404-407, 1997. c) Muhlestein JB and others. Circulation 102, 1755-1760, 2000. d) Stone AFM and others. Circulation 106, 1219-1223, 2002. e) Wiesli P and others. Circulation 105, 2646-2652, 2002. f) Sander D and others. Circulation 106, 2428-2433, 2002. 30.   The unsuccessful trials: a) Anderson JL and others. Circulation 99, 1540-1547, 1999. b) Leowattana W and others. Journal of the Medical Association of Thailand 84 (Suppl 3), S669-S675, 2001. c) Cercek B and others. Lancet 361, 809-813, 2003. d) O’Connor CM and others. Journal of the American Medical Association. 290, 1459-1466, 2003.  31.   Gieffers J and others. Chlamydia pneumoniae infection in circulating human monocytes is refractory to antibiotic treatment. Circulation 104, 351-356, 2001  32.   Gurfinkel EP and others. Circulation 105, 2143-2147, 2002.   

This article appeared in Wise Traditions in Food, Farming and the Healing Arts, the quarterly magazine of the Weston A. Price Foundation, Spring 2004.     About the Author   

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Uffe Ravnskov, MD, is the author of The Cholesterol Myths and chairman of The International Network of Cholesterol Skeptics (thincs.org).      Written by :  Jill Nienhiser  ** 

Publié dans : |le 20 avril, 2009 |Pas de Commentaires »

Cholestérol, on vous ment ! Par le Pr Apfelbaum

Déjà, en 1992 de grands noms de la médecine s’élevaient contre le terrorisme du cholestérol, mais à l’époque il n’y avait pas Internet et les initiatives individuelles comme celle du Pr Apfelbaum restaient lettres mortes.  Pourtant, déjà tout était dit ! :

source : http://www.lexpress.fr/informations/cholesterol-on-vous-ment_605035.html

             

                     auteur577.jpg     Pr  Marian Apfelbaum

 

CHOLESTÉROL : ON VOUS MENT

   Par Kouchner Annie, publié le 03/12/1992 

Tout ce qu’on nous a raconté sur les méfaits du cholestérol doit être revu à la baisse. C’est le Pr Marian Apfelbaum qui l’affirme. Et il sait de quoi il parle. Non seulement le précieux lipide est indispensable à notre organisme. Mais en avoir peu, surtout quand on est âgé, serait néfaste. Une révolution qui divise le monde médical et ébranle les tenants du «tout-allégé».   Une révolution est en marche. Pour détrôner la dictature absolue du cholestérol. Réhabiliter le diable, en quelque sorte, celui par qui tous les maux cardio-vasculaires arriveraient. Le cholestérol est aujourd’hui l’enjeu d’une nouvelle bataille d’ «Hernani».

D’un côté, les tenants de la tradition se cramponnent à leur dogme: le cholestérol est bien l’ennemi public n° 1. Ils édictent donc des règles strictes, déclenchant le plan Orsec dès que son taux dépasse 2 grammes. De l’autre, les modernes -- peu nombreux, encore -- forcément jugés laxistes, relativisent la responsabilité du cholestérol dans les troubles cardio-vasculaires, et leurs conseils sont tout en nuancesA leur tête, le Pr Marian Apfelbaum, un grand ponte, le gourou de la nutrition à l’hôpital Bichat. Un universitaire patenté, auteur d’un livre: «Vivre avec du cholestérol», paru il y a deux mois aux éditions du Rocher, qui n’a pas fini d’exacerber les querelles du landernau médical.

Le coup est donc parti du sérail. Il n’en a que plus de force. Déstabilisant la «moral majority» médicale, celle pour qui le péché de bonne chère est toujours puni de maladie; faisant trembler sur leurs bases les industries pharmaceutique et agroalimentaire, que nourrit grassement notre phobie du cholestérol. Et ébranlant nos certitudes, pauvres mangeurs terrorisés que nous sommes
 

BON POUR LES NEURONES 

Qu’est-ce que le cholestérol ?  Un lipide précieux indispensable à la vie, nécessaire au bon fonctionnement de toutes les cellules de l’organisme et particulièrement aux neurones, nos cellules nerveuses. Il sert à la fabrication de nombreuses hormones ainsi qu’à la synthèse de la vitamine D. C’est le foie lui-même qui en fabrique la plus grande part; le reste provenant de notre alimentation, des produits laitiers et de la viande. D’ailleurs, avoir très peu de cholestérol dans le sang est plutôt de mauvais augure. Pour les personnes du troisième âge, en tout cas. 

Le Pr Bernard Forette, gérontologue à l’hôpital Sainte-Perine, à Paris, a découvert que ses patients âgés de plus de 60 ans qui présentaient un taux de cholestérol de 1,54 gramme avaient une mortalité cinq fois plus élevée que ceux dont le cholestérol grimpait à 2,6, voire à 3,4 grammes. Cette recherche iconoclaste, publiée en mai 1989 dans la très éminente revue médicale britannique «The Lancet», a pourtant laissé de marbre tous les lipidologues, peu disposés à remettre, au vu d’une simple étude, leurs croyances en question

Car, il y a trois ans, la croisade anticholestérol battait son plein. Elle a commencé il y a trente ans, aux Etats-Unis. Son grand-prêtre, Ancel Keys, avait fait une observation révolutionnaire: les pompiers de sa bonne ville de Minneapolis mangeaient plus gras que les Zoulous d’Afrique du Sud. Leur taux de cholestérol sanguin s’en trouvait augmenté. La fréquence des maladies des artères coronaires et du coeur, aussi. Que faire? Chasser l’intrus de l’assiette. Bannir les graisses, particulièrement les acides gras saturés. Une attitude simpliste?

Evidemment, confirme le Pr Apfelbaum: «Les études épidémiologiques ne fournissent que des éléments d’hypothèse. En tirer des règles ressemble fort à ce syllogisme: le fait d’être riche entraînera, à la fois, une nourriture grasse et la possession d’un téléviseur couleur. Regarder celle-ci pourrait faire mal aux yeux. On pourrait conclure, à tort, qu’être riche fait mal aux yeux parce que les riches mangent gras.» La caricature est bien sûr grossière, le Pr Apfelbaum en convient; les scientifiques sérieux, qui décortiquent mieux leurs résultats, dissocient les fameux facteurs de risque. Hélas! s’ils démontrent, parfois, qu’une hypothèse est vraie, ils ne prouvent jamais qu’elle est fausse. 

PRIVÉS DE RILLETTES

Pourtant, sans sourciller, tout le monde -- les industriels du médicament et de l’agroalimentaire, appâtés par le pactole, les médecins, que cette vision naïve arrangent, et les «consommateurs», poussés par la grande trouille de la maladie (voir l’interview page 92) -- a pris pour argent comptant l’équation: alimentation = cholestérol = maladies cardio-vasculaires. Et voilà tous les Français embarqués dans la même galère, privés de rillettes, de foie gras et de boeuf en daube parce qu’ «ils creusent leur tombe avec leurs dents». Et que cela n’est pas bien. 

Car à l’origine de la terreur était la mort. Les Français meurent, donc. C’est inimaginable! De maladies cardio-vasculaires. C’est insupportable. Mais est-ce l’entière vérité? Jamais nos concitoyens ne se sont si bien portés: une petite fille qui vient de naître a 81 ans d’espérance de vie. En 1987, cette espérance de vie n’était que de 79,2 ans. La longévité des hommes augmente également, bien que leur vie soit amputée de cinq années par rapport à celle de leurs compagnes. Fort bien, rétorquera-t-on, mais il n’empêche: plus du tiers des décès en France sont dus à des maladies cardio-vasculaires. Ce qui est vrai.

Pourtant, on ne se pose jamais la question: à quel âge ces maladies tuent-elles ? Après 74 ans pour 76,6% des femmes. Les hommes sont, eux, menacés plus tôt: en 1989 (année pour laquelle tous les chiffres sont connus), 2 845 d’entre eux ont été foudroyés en pleine force de l’âge, avant 54 ans. C’est inacceptable. Mais cela ne doit pas masquer le fait que, dans leur grande majorité aussi (71,3%), les Français qui succombent à l’infarctus ont plus de 75 ans. «La maladie coronarienne tue beaucoup de vieux, très peu de jeunes. Et le discours alarmiste sur le cholestérol obscurcit cette distinction», rappelle le Pr Apfelbaum.  
 

Mais enfin, objecteront les conservateurs, l’excès de cholestérol encrasse bien nos artères coronaires en formant la plaque d’athérome, laquelle provoque la constitution d’un caillot sanguin, lequel asphyxie le coeur et déclenche l’infarctus ? Hélas ! Rien n’est aussi simple. La fameuse plaque d’athérome est bien constituée de dépôts de cholestérol, mais aussi de gros globules blancs (les macrophages) et de plaquettes sanguines. Le rôle dévolu à chacun n’est pas encore tout à fait élucidé. Surtout, pourquoi réduire l’infarctus à un simple problème de tuyauterie bouchée ?

Il faudrait peut-être se demander comment se forme le caillot. Le fibrinogène, une protéine du plasma qui favorise la coagulation du sang, joue un rôle déterminant. «Le fibrinogène est le facteur n° 1 de prédiction de l’infarctus, bien avant l’hypertension ou le cholestérol, révèle le Pr Jacques Caen, directeur de l’Institut des vaisseaux et du sang. Un taux supérieur à 3,4 grammes annonce la maladie. A 2,80 grammes, tout va très bien. Ces données ont fait l’objet, en janvier dernier, d’un consensus européen. Mais le message ne passe pas, occulté par le matraquage anticholestérol.»  Où l’on voit que la fixation (au sens psychopathologique du terme) sur le cholestérol prive d’informations essentielles. 

Il ne faudrait pas tomber dans le travers inverse et négliger les vraies maladies dues à la mauvaise absorption du cholestérol. D’origine génétique (voir l’article page 94), elles ont des conséquences tragiques, puisqu’un enfant peut être victime d’un infarctus avant même l’adolescence. Les jeunes filles ou garçons atteints présentent des taux largement supérieurs à 3 grammes. Voilà donc le seuil fatidique à partir duquel il faut impérativement se soigner. Mais la majorité des Français ont un taux compris entre 2,5 et 3 grammes. Pour les femmes, avant la ménopause, ce léger excès n’est pas nuisible: les hormones féminines, les oestrogènes, protègent du risque d’infarctus car elles augmentent le «bon» cholestérol HDL (voir l’encadré page 87).

Passé la cinquantaine, le traitement hormonal de la ménopause joue le même rôle bénéfique. Pour les hommes jeunes, surtout, un léger accroissement du taux de cholestérol total représente un danger. Il n’est cependant qu’un facteur de risque parmi d’autres. C’est la multiplication de ces facteurs, l’hypertension, le diabète, l’embonpoint, l’augmentation des triglycérides (autres lipides sanguins), la sédentarité, le tabagisme qui constituent le mélange détonant.

UNE MOLÉCULE INOFFENSIVE

A chacun son risque: telle est la morale de l’histoire. Et, pour la première fois, un ouvrage destiné au grand public ose l’avouer. La démarche du Pr Apfelbaum a un double objectif: «Rassurer d’abord une grande majorité d’entre nous, écrit-il, sur le danger, ou plutôt l’absence de danger du cholestérol, molécule stable et inoffensive, promue injustement au rang d’ennemi public. Et, ce faisant, nous réconcilier avec notre alimentation. Inciter, ensuite, ceux d’entre nous, minoritaires, mais qui sont réellement menacés, à connaître le danger pour mieux le contrôler.»

Ce personnage fort en gueule parle plus vertement: «De 1 à 2% de la population française a de vrais problèmes de cholestérol. Laissons les toubibs les dépister et les soigner. Et foutons la paix aux autres.» Il faudra bien un jour accepter l’évidence: malgré leurs petits plats onctueux mitonnés façon bourgeoise, les Français sont, après les Japonais, les mieux protégés contre les maladies coronariennes. Le taux de mortalité dû à ces troubles est, en France, trois fois moins élevé qu’aux Etats-Unis, où l’obsession anticholestérol est à son comble.

Les Américains eux-mêmes s’interrogent: comment les Français peuvent-ils survivre à leur nourriture ?  Une grave question, suscitée par les conclusions d’une enquête épidémiologique menée dans la région de Toulouse par le Dr Curtis Ellison, de la faculté de médecine de Boston, et le Dr Serge Renaud, de l’Inserm, à Lyon. Les Gascons, dont l’ordinaire est extrêmement riche en graisses animales, meurent quatre fois moins d’attaque cardiaque que les paysans du Middle West ! Enigme bouleversante dont la solution pourrait bien se trouver… dans le foie gras. 

DÉRANGEANTE DÉCOUVERTE

On nous ment au sujet du cholestérol. On manipule les statistiques, aussi.

En 1984 paraissaient les résultats fabuleux d’un essai américain: un médicament capteur de cholestérol diminuait de 19% le nombre des accidents coronariens, annonçaient les médecins. Une révolution. Mais en regardant les chiffres de plus près, on s’aperçoit que ce bénéfice n’était que de 1,7%, soit 3 vies sauvées sur près de 2 000 hommes soignés. Il y a d’autres études plus préoccupantes, capables de faire changer les moeurs. Lorsqu’une personne souffre d’un excès modéré de cholestérol et qu’on lui prescrit un régime ou un médicament pour la protéger du malaise cardiaque, on ne lui rend pas forcément service.

Depuis quelques mois, de très sérieux travaux se multiplient, révélant le danger des traitements à tous crins. Un exemple: en 1974, 3 490 hommes d’affaires finlandais «à risque» ont été divisés en deux groupes. Dans le premier, les patients ont été suivis régulièrement, mis à la diète et ont reçu des drogues destinées à faire baisser le cholestérol ou la tension. Le second groupe, de «contrôle», était laissé sans traitement   

«Avec quinze ans de recul, les résultats se révèlent catastrophiques: c’est dans l’ex-groupe médicalisé que l’on a relevé un excès significatif de mortalité, toutes causes confondues, cancers, accidents, homicides et suicides», commente le Pr Apfelbaum. La guerre contre le cholestérol fait des morts violentes. Inattendues. Et, pour l’heure, inexpliquées.  «Une découverte dérangeante ne doit pas être rejetée ou ignorée parce qu’elle est troublante, note le Pr Michael F. Oliver, de l’Institut du coeur et des poumons, à Londres. Les nombreuses expérimentations destinées à faire baisser les facteurs de risque des maladies coronariennes chez les hommes d’âge moyen à risque modéré ont échoué. Il faut désormais prendre en considération les résultats de l’étude finlandaise.

Agir différemment serait contraire à l’éthique.» Telle est la vérité du Pr Apfelbaum. Et il se réjouit d’avance: « Si enfin l’on me croit, bien des escrocs vont se retrouver sur la paille.»

Ndlr : Le Pr Apfelbaum est l’auteur du livre  » Vivre avec du Cholestérol »

 http://www.amazon.fr/Vivre-avec-cholest%C3%A9rol-Marian-Apfelbaum/dp/226802556X 

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Publié dans : |le 20 avril, 2009 |3 Commentaires »

Le Dangereux Mensonge du Cholestérol -par le Pr Walter Hartenbach

(Wädenswil, le 25 septembre 2003)

Compte rendu d’ouvrage pratique:

 

Le dangereux mensonge du cholestérol

Dans son nouvel ouvrage pratique Die Cholesterin-Lüge – das Märchen vom bösen Cholesterin ( Le mensonge du cholestérol – le mythe du mauvais cholestérol ), le professeur Dr med Walter Hartenbach, chirurgien, fait le procès de la science, de l’industrie pharmaceutique et du corps médical.

  • Le taux de cholestérol ne peut être réduit durablement ni par l’alimentation, ni par les médicaments. Il revient sans cesse à sa valeur initiale.

  • Le cholestérol n’est pas responsable de l’artériosclérose.

  • Les dépôts sur la paroi des artères sont en effet pratiquement exempts de cholestérol.

  • Faire du cholestérol le principal responsable des troubles cardio-vasculaires est un „jugement erroné, inventé de toutes pièces“.

Au contraire, la baisse de cholestérol peut être extrêmement dangereuse.

Hartenbach remet non seulement en question les théories largement répandues depuis plusieurs années sur la soi-disant nocivité du cholestérol ; il met expressément en garde contre les thérapies visant à abaisser le taux de cholestérol.

L’auteur considère que ces thérapies ont des effets négatifs.

Il cite ainsi une baisse de la capacité de performance et de régénération de l’organisme, ou le risque accru d’infarctus et de cancers lié à la prise de médicaments visant à faire baisser le taux de cholestérol. Un taux de cholestérol trop bas peut en effet conduire à un arrêt circulatoire mortel.

 

La baisse du cholestérol – une affaire en or

Selon l’auteur, une partie du corps médical dont „les connaissances sont extrêmement lacunaires“ se fait avoir par la „mafia anti-cholestérol“, qui a tout intérêt à déclarer malades des personnes qui présentent un taux normal de cholestérol et à en faire des patients permanents pour les soumettre à un traitement de baisse du cholestérol.

A l’échelle internationale, le taux moyen de cholestérol d’une personne adulte est de 250 mg/dl. Des valeurs allant jusqu’à 350 mg/dl sont fréquentes et normales. Les „fanatiques anti-cholestérol“ veulent faire passer cette valeur en dessous de 200 mg/dl. Selon Hartenbach, une telle baisse est „irresponsable“. Elle va de pair avec une „réduction sérieuse des capacités physiques et psychiques, ainsi qu’une augmentation des dégénérescences cancéreuses ».

Comme l’explique Hartenbach, la baisse du cholestérol représente un marché en or pour les entreprises pharmaceutiques, les médecins et l’industrie de la margarine – mais selon les conclusions de l’auteur et de nombreux autres scientifiques qu’il cite dans son ouvrage, cette baisse est inutile, nocive et souvent très dangereuse.

Hartenbach: „Il n’existe pas une seule indication justifiant la baisse du cholestérol.“

 

Des analyses manipulées ?

L’auteur montre que les études connues alléguant la nocivité du cholestérol ne peuvent pas résister à une vérification scientifique approfondie. Selon lui, les conséquences négatives de la baisse du cholestérol ont ainsi été occultées et les statistiques ont été arrangées par l’industrie pharmaceutiques jusqu’à ce qu’elles « attestent » les résultats souhaités.

Aux dires de l’auteur, les instituts scientifiques sont sponsorisés par l’industrie pharmaceutique, les scientifiques sérieux n’ont pas droit à la parole et l’industrie monnaye ses statistiques.

Pour Hartenbach, la campagne anti-cholestérol induit dangereusement les gens en erreur. Il la qualifie de „manoeuvre de diversion du siècle“, en soulignant que les médias véhiculent les fausses informations données par l’industrie.

Selon Hartenbach, la distinction insensée entre le „bon“ et le „mauvais“ cholestérol est du même acabit.

 

Les régimes, une entreprise „absurde“

Hartenbach explique plus loin qu’un régime pauvre en cholestérol est une entreprise „absurde“: „sachant que le taux de cholestérol dans le sang est largement régulé par le foie, qui augmente ou baisse sa production en fonction des besoins, l’alimentation ne peut réduire ou augmenter le taux de cholestérol que de manière insignifiante, à court terme et au maximum de 5 %.“

 L’auteur ajoute que même chez les personnes qui souffrent de maladies génétiques, patients dont les cellules ne peuvent pas absorber le cholestérol comme elles le devraient et chez qui le taux de cholestérol peut atteindre des valeurs de 1’000 mg/dl, le dépôt de cholestérol sur les parois vasculaires est un phénomène qui ne se produit qu’au stade final de la maladie. Mais comme les cellules souffrent elles-mêmes d’une carence en cholestérol, cela peut conduire à une dégénérescence cancéreuse. Or l’ensemble du corps médical n’a aucune idée de ces questions.

L’importance des protéines

Dans la partie consacrée à la diététique, Hartenbach traite des différents groupes d’éléments nutritifs et de l’importance des protéines, comme substances de base de l’organisme. Il recommande de manger chaque jour de la viande ou du poisson, des fruits, du lait et des produits laitiers, ainsi que des oeufs.

Voici les propos d’Hartenbach en relation avec la consommation d’oeufs: „Grâce à sa forte teneur en vitamine A et aux protéines qu’il contient, l’oeuf, à raison d’un par jour, est bon pour la condition physique en général.“

 

Commentaire:

Dans cet ouvrage, après plusieurs années de recherches sur les maladies nutritives, cancéreuses et circulatoires, un médecin renommé lève le voile sur la „manoeuvre de dissimulation du siècle ». Selon lui, une industrie pharmaceutique et agro-alimentaire habile, avec l’assistance bienveillante d’une partie du corps médical berne ainsi l’opinion publique depuis des dizaines d’années.

Cette manoeuvre intentionnelle se fonde sur trois déclarations erronées:

a) le cholestérol se dépose sur la paroi des vaisseaux et entraîne des troubles cardiovasculaires;

b) un taux de cholestérol sanguin peu élevé (moins de 200 mg/dl) est souhaitable et recommandé;

c) le taux de cholestérol peut être influencé par un régime pauvre en cholestérol.

L’auteur le prouve clairement dans son livre: ces trois déclarations sont fausses et ne résistent pas à un examen scientifique approfondi .

http://www.amazon.de/Cholesterin-L%C3%BCge-M%C3%A4rchen-b%C3%B6sen-Cholesterin/dp/3776622776

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– GalloSuisse

Publié dans : |le 1 février, 2009 |Pas de Commentaires »

Le cholestérol n’a rien à voir avec l’athérosclérose par January Olaf Gebbers

  

Le Cholestérol n’a rien à voir avec le développement de l’athérosclérose 

Les résultats des autopsies ne confirment pas l’hypothèse lipidique  

Par January OLAF GEBBERS 

Source : http://www.westonaprice.org/translations/french/877-what-causes-heart-disease-french.html 

Les constatations faites à l’autopsie montrent qu’il n’y a de toute évidence aucune relation positive entre le taux sanguin de cholestérol et l’athérogénèse.

Par conséquent l’hypothèse lipidique sur cette question devrait être revue : les programmes actuels de prévention et les recommandations alimentaires sont sujets à contestation.  L’athérosclérose et ses conséquences pathologiques sont responsables de la pandémie la plus importante sévissant dans les nations industrialisées et elles sont la cause de la moitié des décès dans ces pays-là. 

Les mesures de prévention et de traitement de l’athérosclérose ont par conséquent une importance capitale en médecine et en matière de santé publique. Mais la mise en place de ces mesures devrait s’appuyer sur des concepts pathogéniques éprouvés.  L’hypothèse lipidique est la théorie dominante sur la pathogénie de l’athérosclérose depuis plus de 50 ans.

Des études croisées ont recherché la relation entre le degré d’athérosclérose et le taux de cholestérol plasmatique de diverses populations.  

Constatations à l’autopsie  

Pour apporter la preuve qu’il y a relation de cause à effet entre l’athérosclérose et la teneur en LDL du plasma, il faudrait établir qu’il y une forte corrélation entre celle-ci et la sévérité des lésions retrouvées à l’autopsie.  

A présent, les difficultés de l’estimation des lésions d’athérosclérose sont bien connues : il n’est pas facile d’avoir une bonne reproductibilité des résultats.  En dépit de ces difficultés, les estimations nécropsiques des pathologistes confirmés peuvent aider à la détermination de l’extension d’une athérosclérose généralisée. Les conclusions de ces enquêtes sont tout à fait sans rapport avec les manifestations cliniques de la maladie, en particulier dans les maladies coronariennes. 

Cholestérol plasmatique et lésions d’athérosclérose à l’autopsie  

La revue très complète de la littérature scientifique internationale sur ce sujet montre que l’on a de grosses difficultés, grâce à une étude nécropsique, à établir la preuve d’un lien entre l’athérosclérose et le taux plasmatique de cholestérol. L’étude la plus importante a été celle de Paterson sur l’aluminium dans laquelle six paramètres ont été étudiés sur quatre artères. 

Aucune corrélation significative n’a pu être établie pour des teneurs du sérum inférieures à 300 mg/dl. Les personnes ayant des teneurs inférieures à 200 mg/dl présentaient autant de complications que celles entrant dans la catégorie des 250 à 299 mg/dl.  Le très médiatisé Projet sur l’Athérosclérose comparait les sujets de 15 populations différentes (…) 

J’ai passé ma vie en tant que pathologiste spécialiste de l’athérosclérose, pour en venir à la conclusion que l’hypothèse lipidique est non seulement inappropriée, mais qu’elle est aussi une idiotie.”  -W.E. Stehens, 1994  

En 1979, une étude nécropsique effectuée à Framingham établit un lien causal entre le taux de cholestérol et l’athérosclérose chez l’homme et pas chez la femme. Mais les coefficients de corrélation n’étaient que 6.3 à 11.6 %.

Malgré des observations effectuées à Framingham durant plusieurs décennies, aucune autre corrélation après autopsie n’a jamais été prouvée avec le profil lipidique, sans doute parce qu’elle était trop faible. Dans une importante étude de corrélation, la PDAY Research Group, 390 Américains morts entre 15 et 34 ans furent examinés. 

L’évaluation fut faite à partir du pourcentage de graisse colorée de l’intima, ce qui est toutefois une méthode limitée pour le diagnostic d’athérosclérose, en ce sens qu’elle ne prend pas en compte les constituants de la graisse étudiée, ni les constituants sclérotiques non graisseux.   Dans cette étude, le taux de cholestérol du sérum fut accusé d’être un adjuvant déterminant dans les stades précoces d’athérosclérose.

On y donnait les coefficients de relation entre VLDL et le rapport LDL/HDL en ce qui concernait l’âge, la “race”, l’usage du tabac, mais pas celui de la relation entre teneur en cholestérol plasmatique, ni celle en LDL, les bases mêmes de la théorie lipidique. On peut en déduire qu’aucune corrélation ne pouvait être prouvée

La valeur d’explication des 5 paramètres étudiés ajoutés les uns aux autres ne rendait compte des lésions qu’à un niveau de 20 %. La principale corrélation trouvée avait trait à l’âge des sujets, ce qui n’a rien à voir avec l’hypothèse lipidique. 

Des explications sujettes à questions  

Wissier soutient que l’accumulation de lipides dans la paroi des artères est le résultat de la fixation par l’Intima (couche la plus interne de l’artère) du cholestérol contenu dans les VLDL et les LDL, en relation avec un défaut métabolique au niveau de l’Intima. Cette explication néglige le fait important de l’accumulation de graisses dans les vaisseaux des fœtus et des nouveaux-nés et qu’il soit nécessaire lors de la recherche d’un lien causal d’étudier si ces modifications se font déjà avant l’âge de 15 ans. 

Malgré les améliorations récentes des techniques et des enquêtes approfondies, les données les plus récentes ne montrent pas à l’heure actuelle de relation entre le cholestérol total du sérum, le cholestérol LDL et l’athérosclérose.  

De nombreuses divergences de vue et contradictions peuvent être relevées dans les résultats des essais présentés. L’étude des autopsies pratiquées à Framingham par exemple montre une corrélation plus marquée entre les facteurs précoces de risque qu’avec ceux qui se produisent plus tard. Cela ne plaide pas en faveur de l’utilisation de médicaments abaissant le taux de cholestérol chez les personnes âgées, comme on le fait actuellement.  

Les doutes sur les corrélations  

Des coefficients de corrélation sont trop souvent utilisés pour des liens de causalité faible ou douteuse. Les difficultés d’estimer les diverses variétés de cholestérol, les causes multiples de variabilité dans les diverses populations, l’influence de maladies endémiques (métaboliques ou autres) jettent le doute sur le sérieux scientifique de ces études. 

Les faibles corrélations décrites ne prouvent pas qu’il y ait rôle causal du cholestérol dans la genèse de l’athérosclérose, et par conséquent sont une preuve très vague de la théorie lipidique, et elles ne sont pas en accord avec les améliorations qui sont supposées se produire quand on abaisse faiblement le taux de cholestérol du sérum sanguin.  

Des problèmes plus importants, indépendamment du lien faible qu’il pourrait y avoir entre cholestérol et athérosclérose, existent. Ce sont les suivants :  

1) C’est souvent une erreur en général d’extrapoler ce qui se passe chez des individus ou des groupe d’individus (erreur écologique). 

  2) La portée statistique des corrélations positives ne va pas de soi ipso-facto. Les relations causales ne doivent pas seulement être prouvées, mais aussi démontrées expérimentalement par la suite (et pas seulement par l’épidémiologie).  

3) Les maladies concomitantes doivent être écartées des études épidémiologiques, ce qui n’est généralement pas le cas (diabète sucré, tension sanguine trop élevée, troubles du métabolisme des lipides). Il a été trouvé dans une étude sur des personnes présentant des teneurs en cholestérol anormalement élevées que cela pouvait être une hypercholestérolémie idiopathique, et de même dans une autre étude sur des malades hypertendus avec une teneur sérique en cholestérol élevée (FH) de 400 à 900 mg/dl.  

4) Il y a leu d’attirer l’attention sur le fait que les vérifications de l’hypothèse lipidique effectuées sur des animaux suralimentés en lipides et en cholestérol ont donné des lésions plus graves que celle rapportées chez l’homme.  L’appréciation critique de leur pathologie vasculaire fournit cependant des différences morphologiques et topographiques différentes de celles rencontrées chez l’homme : absence de complications de l’athérosclérose et xanthomatose péri vasculaire.

Tous les pathologistes de bonne foi et expérimentés considèrent ces modifications comme un phénomène de stockage des graisses qui est une conséquence d’une athéromatose généralisée co-existante. Etant donné qu’il s’agit de ce fait d’une lésion mixte, elles ne peuvent pas être utilisées pour la recherche de paramètres utilisables pour les lipides lors de l’athérosclérose.  

5) La durée de vie conduit à surestimer le cholestérol comme facteur d’athéromatose. La teneur en cholestérol du sérum, l’hypertension, le diabète sucré et l’indice de poids corporel sont influencés par la génétique et se présentent dans des inter-relations difficiles à comprendre. Bien que l’athérosclérose dépende de l’âge et que ce soient les résultats constatés chez les individus d’âge moyen, des études statistiques même poussées très loin n’arrivent pas à délimiter la responsabilité de chacune des variables en cause.

Il est probable que ces caractéristiques vont au delà du simple rapport de la teneur en cholestérol du sérum sanguin. Si les individus d’un âge donné présentant un indice corporel élevé et une prédisposition aux maladies des coronaires ne sont pas éliminés des statistiques, le risque d’erreur est d’autant plus grand.  

Même en tenant compte des insuffisances des méthodes d’autopsie, les conclusions s’imposent d’elles-mêmes : il n’y a aucune relation significative entre la teneur en cholestérol du sang et le développement de l’athérosclérose.

Quelques rapports de recherche nous incitent à réfléchir sur l’athéromatose spontanée des petits animaux présentant des taux de cholestérol très bas.  L’athérose provoquée chez les herbivores présentant des taux de cholestérol sériques très faibles, inférieurs à 80 mg par litre, permettent de conclure que ni le taux de cholestérol sérique, ni un autre facteur humoral quelconque, puisse être considéré comme facteur essentiel de l’athérosclérose.   Une alimentation pauvre en cholestérol n’apporte aucun bénéfice.   Notre corps reçoit par son alimentation des quantités variables de cholestérol. La plus grande partie de notre cholestérol est d’origine endogène. Notre organisme synthétise entre 1 gramme et 1.5 grammes de cholestérol chaque jour, alors que nous n’en absorbons en moyenne que 300 mg par jour dans notre alimentation. Une diminution du cholestérol de l’alimentation n’amène qu’une diminution très faible de notre cholestérol sérique.  N’oublions pas qu’un quart du besoin journalier en cholestérol sert à fabriquer nos hormones stéroïdes (sexuelles et corticoïdes), ni que le cholestérol est un constituant essentiel des membranes cellulaires de notre corps. Sa dégradation dans le foie aboutit à la production des sels et des pigments biliaires indispensables à la digestion et à l’absorption des graisses contenues dans nos aliments.   

Traduit de l’allemand. ARS MEDICI, 9.98, S. 564-9  Bibliographie sur demande à:  Maurice LEGOY
2, impasse du bac
27380 Amfreville sous les Monts  

      

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Publié dans : |le 20 novembre, 2008 |Pas de Commentaires »

La Grande Supercherie du Cholestérol – par A.Colpo

Ce livre n’est hélas disponible qu’en langue anglaise. De la même veine que les Drs Duane Graveline, Uffe Ravnskov, Michel de Lorgeril ou Peter Langsjoen, Anthony Colpo  est un chercheur australien qui dénonce le grand scandale du cholestérol :

 

The GREAT CHOLESTEROL CON :

 La grande supercherie du cholestérol :

pourquoi tout ce que l’on vous a dit sur le cholestérol,

les régimes et les maladies cardiaques est faux !

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 Les révélations d’un Chercheur Australien sur
 La plus Grande Escroquerie de Histoire de la Médecine ! 

Pourquoi Votre Peur du cholestérol Peut vous Tuer  

   page en anglais : http://www.thegreatcholesterolcon.com 

 Lire également cet article extrêmement documenté dans lequel A. Colpo répond à ses détracteurs (en anglais):

 http://www.jpands.org/vol10no3/colpo.pdf

 Si vous êtes comme la plupart des gens, vous croyez honnêtement que le fait de maintenir un faible taux de cholestérol sanguin et d’éviter les aliments gras sont les clés pour échapper aux griffes mortelles des maladies cardiaques. 

Pendant des années, vous avez surveillé votre taux de cholestérol à la loupe. Vous avez méticuleusement éliminé la graisse de votre viande, bu du lait écrémé et mangé seulement les aliments les moins gras que vous puissiez trouver. Votre médecin vous a même mis sous statines, ces médicaments « miracle » qui abaissent le cholestérol, prétendant diviser vos risques de maladies cardiaques par 3 ! 


Devinez quoi ?  
Vous perdez votre temps – et votre argent !  Vous ne le savez pas encore, mais vous avez été pris à l’hameçon de la plus grande escroquerie de l’histoire de la médecine. Vous n’êtes pas le seul -- vos voisins, votre médecin, les journalistes qui écrivent des articles de santé dans votre quotidien, et même des milliers de chercheurs expérimentés ont tous été trompés par cette escroquerie minutieusement élaborée. Il est temps que la vérité soit connue. Malgré des années à vilipender les graisses animales et à inculquer la paranoïa du cholestérol dans le monde entier, la triste réalité est que l’incidence des maladies cardiaques en fonction de l’âge n’a pas diminué d’un iota ! Les autorités sanitaires sont promptes à se vanter que le taux de mortalité cardiaque a diminué depuis la fin des années soixante, mais cela est dû totalement à l’amélioration des soins médicaux de ceux qui ont déjà une maladie du coeur !   La démarche médicale actuelle n’est pas de prévenir les maladies cardiaques – mais seulement de prolonger la vie de ceux qui sont déjà malades. Si la campagne anti-cholestérol / anti-graisses était efficace, elle empêcherait les gens d’avoir une crise cardiaque avant tout. Mais ce n’est pas le cas. Combien de vies doivent être inutilement perdues avant que les gens ne réalisent qu’ils ont été bernés ? Je suis ici pour vous dire que le taux de cholestérol sanguin n’est pas une cause de maladie cardiaques - et ne l’a jamais été !  Guère plus que les graisses saturées hautement critiquées que vous avez évitées avec un soin méticuleux. En fait, il y a une abondance de preuves montrant que les graisses saturées sont bonnes pour vous.

A présent, vous êtes probablement en train de vous demander: « Est-ce que ce type est fou ? »  Eh bien, c’est ce que les sociétés pharmaceutiques et les fabricants d’aliments allégés -- qui font des milliards de recettes chaque année grâce à la paranoïa du cholestérol -- voudraient que vous croyez !  C’est aussi ce que les ‘respectables’ autorités sanitaires -- qui reçoivent des millions de dollars en ‘dons’ des compagnies pharmaceutiques et de l’agroalimentaire d’une main, tout en diffusant des conseils ‘impartiaux’ de santé de l’autre -- voudraient vous faire croire. 

Non, je ne suis pas un démystificateur marginal fou.  Quand je dis que le taux de cholestérol ne provoque pas de maladie cardiaque, je peux facilement démontrer mes affirmations avec une montagne de preuves émanant de mes pairs dans les revues médicales.  J’ai également mes propres travaux de recherche publiés dans les revues scientifiques (vous pouvez cliquer ici pour voir cette recherche). 

À la différence des compagnies pharmaceutiques, des fabricants de produits alimentaires et des organismes de santé qui ont des liens financiers intimes avec ces industries, je ne cherche pas à profiter de la paranoïa du cholestérol.  Pendant des années, j’ai mis au défit tous mes contradicteurs de fournir les preuves cliniques définitives montrant que le cholestérol et les graisses saturées provoquaient les maladies cardiaques. Personne n’a été en mesure de le faire (vous pouvez voir une tentative infructueuse ici avec ma réponse), et voici pourquoi :   Les éléments de preuve n’existent pas !

L’histoire, choquante et sordide de l’escroquerie du cholestérol -- une ahurissante saga de l’ignorance, du mensonge et de l’avidité -- est un sujet qui nécessiterait un livre entier.  C’est exactement ce que j’ai fait ; après des années de recherches, j’ai enfin écrit La Grande Supercherie du Cholestérol : Pourquoi tout ce que l’on vous a dit sur le cholestérol, le régime alimentaire et les maladies cardiaques est faux.
  
Qu’on ne s’y trompe pas, il ne s’agit pas d’un autre livre de santé parmi d’autres et qui ne tiendrait pas ses promesses publicitaires. La Grande Supercherie du Cholestérol est un travail de démolition solidement argumenté qui détruit toutes les dernières défenses possibles de la théorie du cholestérol associée aux maladies cardiaques.  Dans La Grande Supercherie du Cholestérol, vous apprendrez comment des décennies de recherches, publiées dans les plus prestigieuses revues médicales du monde, montrent clairement que la campagne anti-cholestérol est une farce !     La Grande Escroquerie du Cholestérol vous emmènera au début de la théorie du cholestérol. Vous apprendrez comment la recherche initiale impliquant le taux de cholestérol et de graisses saturées dans les maladies cardiaques a été fondée sur des hypothèses très douteuses. Non seulement la recherche qui a lancé la paranoïa du cholestérol a été truquée, mais il en va de même de la ‘recherche’ qui maintient cette théorie en vie et qui prospère de nos jours.  Vous apprendrez que : 

 - Un unique chercheur, qui a mené une des recherches les plus bâclées et les plus honteusement biaisées jamais vues, a été en grande partie responsable du lancement de la manie anti-graisses animales et anti-cholestérol que nous connaissons aujourd’hui.       

- La montée des maladies coronariennes que l’on a connue au cours du XXème siècle n’a absolument rien à voir avec l’apport de graisses saturées. 

- Étude après étude, on a montré que les personnes ayant un soi-disant « bon » faible taux de cholestérol vivaient en fait moins longtemps que les autres. 

- À regarder de plus près, toutes les études qui ont constitué la pierre angulaire de l’argumentation anti-cholestérol montrent en fait que le cholestérol et les graisses saturées ne sont pas nocifs ! 

- On a remarqué que de nombreuses populations ayant un régime très élevé en graisses saturées avaient des taux très faibles de maladies cardiaques. 

- Plus de cinquante ans d’études cliniques sur l’alimentation ont complètement échoué à montrer des bénéfices sur la mortalité parmi ceux qui suivent les régimes restreints en graisses saturées.

- En fait, plusieurs de ces études ont montré une mortalité plus élevée parmi ceux qui suivaient des régimes faibles en graisses saturées.  - Beaucoup de recommandations alimentaires faites par des ‘experts’ pour réduire les maladies cardiaques ont en réalité montré qu’elles accroissaient chez l’animal et chez l’homme les maladies du coeur, le cancer, le diabète et l’obésité. - La principale force derrière le paradigme anti-cholestérol n’est pas la santé publique, mais la cupidité. Les sociétés pharmaceutiques, les entreprises agroalimentaires, les professions médicales et les organismes de santé  font tous des milliards de dollars de profits avec la théorie du cholestérol.  Si vous êtes persuadé que le but de la théorie du cholestérol est la recherche de la santé publique, vous êtes totalement dans l‘erreur ! Après la lecture de La Grande Supercherie du Cholestérol, vous découvrirez ce qui favorise les maladies cardiaques et ce que vous pouvez faire pour les éviter. Saviez-vous que    - Votre niveau de sucre dans le sang a une bien plus forte influence sur votre futur risque de crise cardiaque que le taux de cholestérol ?  - Le stress est l’un des plus puissants -- mais sous-évalué -- déclencheurs des maladies cardiaques ?  - Que le régime à faible teneur en matières grasses que vous suivez pour éviter la maladie coronarienne peut, en réalité, être la cause d’une crise cardiaque mortelle ?    - Qu’en dépit d’un abondant apport calorique, le régime suivi par la plupart des gens laisse leur cœur et leurs artères cruellement démunis des éléments nutritifs dont ils ont besoin pour se régénérer ?   - Que le type de matières grasses que vous mangez est plus important que la quantité de cette matière grasse ? - Que la pratique régulière d’un exercice peut rendre les ‘vieux’ cœurs aussi robustes que les plus jeunes ?

- Qu’il n’a pas été démontré que le régime végétarien réduisait la mortalité ou protégeait contre les maladies cardiaques ?   

Voici quelques commentaires sur La Grande Supercherie du Cholestérol de deux des meilleurs experts en cholestérol dans le monde :  

 « Je vous demande de tout cœur de lire ce livre en entier, il pourrait vous sauver la vie de par les précieux renseignements qu’il apporte du début jusqu’à la fin. »  - Duane Graveline, M.D., MPH. Ancien astronaute, médecin de la NASA, auteur de Lipitor : Pertes de mémoire et statines, Effets secondaires, et la Guerre Absurde contre le Cholestérol .

« Dans ce livre opportun et qu’il était urgent d’écrire, Colpo commence en soulignant les nombreuses contradictions inhérentes à l’hypothèse lipidique. Méticuleusement, il dissèque les arguments fallacieux des auteurs des campagnes anti-cholestérol et met en lumière leur manipulation flagrante des statistiques. »   - Uffe Ravnskov, MD, PhD. Chercheur indépendant primé et auteur de The Cholesterol Myths: Exposé de l’aberration selon laquelle les graisses saturées et le cholestérol provoquent les maladies cardiaques.   

Ces gens ne sont pas vos médecins de famille ordinaires : Duane ‘Spacedoc’ Graveline est le médecin rebelle de la NASA qui a alerté des millions de personnes du phénomène de  perte de mémoire induit par les statines, tandis qu’Uffe Ravnskov est l’auteur réputé de dizaines de publications dans des revues scientifiques sur les maladies rénales ainsi que sur l’argumentation fallacieuse du paradigme du cholestérol.        Qu’on ne s’y trompe pas -- ce livre peut vous sauver la vie !

Non seulement la maladie cardiaque est un tueur, mais c’est la maladie qui a le plus de probabilités de vous ôter la vie.  Aussi, ne pensez-vous pas que vous devriez au moins entendre ce que j’ai à dire ?
Pendant des années, j’ai été attaqué et calomnié par les défenseurs du paradigme du cholestérol, mais lorsque je présente à ces gens la simple requête « Montrez-moi les preuves ! »  Ils sont incapables de le faire. 
Bien sûr certains ont essayé, mais à chaque fois j’ai rapidement mis leurs arguments alambiqués et scientifiquement insoutenables en lambeaux. Une fois que vous aurez lu La Grande Supercherie du Cholestérol, vous serez en mesure de faire de même.     Cessez d’être dupes ! La Grande Escroquerie Cholestérol ne se contente pas de détruire des mythes fallacieux, mais explique clairement ce qui importe dans la lutte contre les maladies cardiaques. Alors que le livre a été soigneusement étudié et contient plus de 1400 références, il est étonnamment facile à lire et à comprendre.  
 

Publié dans : |le 27 septembre, 2008 |7 Commentaires »

Les Nouvelles Normes Aberrantes du Cholestérol. Par le Dr U.Ravnskov

Les nouvelles normes du cholestérol transformant

les personnes saines en personnes malades 

    

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 Uffe Ravnskov, MD, PhD  

    Page originelle en anglais : http://www.ravnskov.nu/ncep_guidelines

(N’hésitez pas à publier ce site n’importe où, mais n’oubliez pas de dire d’où il vient)  

Dans le Journal de l’ American Medical Association du 16 mai 2001 un panel d’experts du National Cholesterol Education Program a publié de nouvelles directives pour « la détection, l’évaluation et le traitement de l’hypercholestérolémie ». Ce qu’ils écrivent semble être une tentative de mettre la plus grande partie du genre humain sous médicaments et régimes anti-cholestérol. Pour ce faire, ils ont augmenté le nombre de facteurs de risque qui exigent des mesures préventives, et élargi les limites de ces mesures.   

Mais le panel n’exagère pas seulement le risque de maladie coronarienne et celui du cholestérol, il ignore également une foule d’éléments de preuve contradictoires. Les déclarations du groupe révèlent que ses membres ont peu d’expérience clinique et un manque de connaissances de base de la littérature médicale, ou pire, qu’ils ignorent ou déforment toutes les études qui sont contraires à leur point de vue. 

Voici quelques exemples de fausses déclarations du groupe: 

Comme un argument en faveur de l’utilisation de médicaments réduisant le cholestérol, le groupe affirme que 20% des patients atteints de maladie coronarienne ont une nouvelle crise cardiaque après dix ans. Mais pour atteindre ce nombre, tout symptôme mineur sans signification clinique est inclus. 

La plupart des gens survivent même à une crise cardiaque majeure, beaucoup avec peu ou pas de symptômes après le rétablissement. Ce qui compte, c’est combien en meurent et c’est beaucoup moins de 20%. 

Le panel d’experts recommande également les médicaments abaissant le cholestérol à tous les diabétiques au-dessus de 20 et aux personnes souffrant du syndrome métabolique. Si vous avez au moins trois des «facteurs de risque» mentionnés ci-dessous, vous êtes souffrant du syndrome métabolique:    

Facteurs de risques

Limites recommandées par les experts du NCEP

 Obésité abdominale 

Tour de taille inférieur à 88 cm chez les femmes, à102 cm chez les hommes. Certains patients de petite taille peuvent développer de nombreux facteurs de risques avec un tour de taille de seulement 94 cm

  High triglycerides  150 mg/dl ou plus 
 Cholestérol HDL  Moins de 40 mg/dl chez les hommes, moins de 50 mg/dl chez   les femmes 
 Hypertension Artérielle  130/85 ou plus haute 
 Taux de sucre maximum dans le sang   110 mg/dl ou plus haut 

Testez-vous ainsi que votre famille ! Je suppose qu’en utilisant ces limites, la plupart d’entre vous « souffrent » du syndrome métabolique. Et cette nouvelle combinaison de facteurs de risque, selon ces experts, exprime le même risque pour les maladies du cœur futures et pour les personnes ayant déjà une maladie coronarienne avérée.    

Heureusement, ce n’est pas vrai.    

Il n’est pas vrai non plus, que le taux de cholestérol a un fort pouvoir de prédiction du risque d’une crise cardiaque chez les hommes de plus de 65 ans. Durant les 30 années de suivi de la population de Framingham par exemple, un taux élevé de cholestérol n’a pas été prédicateur du tout après l’âge de quarante-sept ans, et ceux dont le taux de cholestérol a baissé avaient le plus de risques d’avoir une crise cardiaque ! Pour citer les auteurs de Framingham: « Pour chaque 1 mg / dl de baisse du cholestérol il y a eu une augmentation de 11% de la mortalité coronaire et totale » (115)”  

Il n’est pas vrai non plus, que l’hypercholestérolémie est un prédicateur important et indépendant pour les autres personnes. Dans la plupart des études chez les femmes et les patients ayant déjà eu une attaque cardiaque, un taux élevé de cholestérol a peu de pouvoir de prédiction, voire aucun.  Une vaste étude chez les hommes canadiens ayant un cholestérol élevé n’a pas permis de prédire une crise cardiaque, même après 12 ans, et en Russie, un taux de cholestérol élevé n’a pas non plus été associé à de futures crises cardiaques. (lisez le résumé de l’article) 

La plupart des études ont montré qu’un taux de cholestérol élevé était un très faible facteur de risque ou ne l’était pas du tout chez les personnes âgées ; voir par exemple le document de Schatz et al., mais il y a beaucoup plus. Considérant que plus de 90% de l’ensemble des décès cardiovasculaires se produisent chez les personnes de plus de 60 ans, cet état de fait aurait dû stopper la campagne anti-cholestérol depuis des années. 

Aussi intéressant est le fait que, chez certaines familles avec les taux de cholestérol les plus élevés jamais vus chez des êtres humains, la soi-disant « hyper-cholestérolémie familiale », les personnes n’ont pas de crises cardiaques plus souvent que les autres et ils vivent aussi longtemps.  (lire l’article et mon commentaire). 

L’ensemble de ces observations suggèrent fortement que l’hypercholestérolémie est seulement un marqueur de risque, un facteur qui est secondaire par rapport à la véritable cause de la maladie coronarienne. Il est aussi absurde d’abaisser le taux de cholestérol afin de prévenir une crise cardiaque que d’abaisser la température élevée du corps pour lutter contre une infection.  

Il a également échappé à l’attention des experts que l’effet des nouveaux médicaments hypocholestérolémiants, les statines, va au-delà d’une baisse du cholestérol. La question est de savoir si leur effet de baisse du cholestérol n’a pas la moindre importance, parce que les statines exercent leur effet de la même manière, que le cholestérol diminue un peu ou fortement. 

Pas de doute, les statines réduisent le risque de mourir d’une crise cardiaque, au moins chez les patients qui en ont déjà eu une, mais le résultat obtenu n’est pas significatif. Dans une des expériences, par exemple l’étude CARE, les chances d’échapper à la mort d’une crise cardiaque dans les cinq ans chez un patient atteint de maladie cardiaque a été de 94,3%, ce qui a été amélioré à 95,4% avec un traitement par statines. 

Pour les personnes en bonne santé avec un taux de cholestérol élevé, l’effet est encore plus faible. L’étude WOSCOPS a étudié cette catégorie de personnes et cette fois les chiffres étaient de 98,4% et 98,8%, respectivement. (ndr: soit 4 /1000 )  Dans les articles scientifiques et dans les publicités des médicaments ces petites effets sont convertis en effet relatif.  Dans l’étude WOSCOPS par exemple, il est mentionné que la mortalité a été réduite de 25%, parce que la différence entre un taux de mortalité de 1,6% dans le groupe contrôle et 1,2% dans le groupe de traitement est de 25%. 

Face à des statistiques précises sur la valeur des statines, presque tous mes patients ont rejeté un tel traitement. Prétendre que les statines réduisent de façon spectaculaire le risque de maladie coronarienne, comme l’a déclaré dans la presse Claude Lenfant, le directeur du National Heart, Lung and Blood Institute, est un détournement de la langue anglaise.  Les chiffres ci-dessus ne prennent pas en compte les effets secondaires possibles du traitement. Dans la plupart des expériences sur les animaux, les statines, ainsi que la plupart des médicaments abaissant le taux de cholestérol provoquent le cancer (90), et ils pourraient le faire chez les êtres humains également.  Dans l’une des expériences sur les statines il y a eu 13 cas de cancer du sein dans le groupe traité par la pravastatine (Pravachol ®), mais un seul cas dans le groupe témoin non traité, un phénomène effrayant qui n’est jamais mentionné dans les publicités ou les directives de santé.   

Il est également alarmant que, dans l’une des plus grandes expériences -- l’étude EXCEL -- la mortalité totale après seulement un an de traitement avec la lovastatine (Mevacor ®) a été significativement plus élevée chez ceux recevant ce traitement par statine. Malheureusement (ou heureusement), l’expérience a été interrompue avant que de nouvelles observations puissent être faites. Chez les êtres humains, les effets du cancer provoqués par les produits chimiques n’apparaissent pas avant  plusieurs décennies.

Si les statines provoquent le cancer chez les êtres humains, leur faible effet positif peut éventuellement se transformer en un effet négatif beaucoup plus vaste, en raison des effets secondaires qui apparaissent habituellement dans des pourcentages beaucoup plus élevés que ces faibles effets positifs.  Alors que de possibles effets secondaires graves liés aux statines sont hypothétiques, ceux du médicament anti-cholestérol précédent, toujours recommandé par les experts, sont réels. Si l’on considère l’ensemble de ces expériences, la mortalité cardiaque après le traitement avec ces médicaments demeure inchangée et la mortalité totale a augmenté, un élément qui a donné aux chercheurs extérieurs au National Cholesterol Education Program et l’American Heart Association beaucoup de souci.  Les recommandations alimentaires du panel d’experts représentent le septième changement majeur depuis 1961. Par exemple, le conseil originel de l’American Heart Association de manger autant de gras polyinsaturés que possible a été réduit successivement à l’actuel « un maximum de dix pour cent ». 

Mais pourquoi cette limite ? Il y a sept ans, l’auteur principal des nouvelles lignes directrices, le professeur Scott Grundy, a proposé une limite supérieure de seulement 7%, parce que, comme il l’a fait valoir, un excès de graisses polyinsaturées est toxique pour le système immunitaire et stimule la croissance du cancer chez les animaux de laboratoire et peut aussi provoquer des calculs biliaires chez les êtres humains. Ces avertissements n’ont jamais atteint le public. 

En outre, le groupe d’experts ne tient pas compte de ce qu’un récent examen systématique de toutes les études concernant le lien entre les graisses alimentaires et les maladies du cœur n’a trouvé aucune preuve que la gestion des graisses alimentaires ait un quelconque effet sur le développement de l’athérosclérose ou des maladies cardio-vasculaires ( lire le résumé de l’article – cet article a remporté le Prix Skrabanek en 1998). 

Par exemple, dans un grand nombre d’études, dont celles comprenant le chiffre incroyable de plus de 150.000 personnes, aucune d’entre elles n’a trouvé le modèle prédit de régime alimentaire lipidique chez les patients atteints d’une maladie cardiaque.  Aucune corrélation n’a été constatée entre le modèle de consommation de matières grasses et le degré d’athérosclérose (artériosclérose) après la mort. 

Plus important encore, la mortalité par maladies cardiaques et toutes causes est demeurée inchangée lors de 9 expériences comprenant des changements plus radicaux de graisses alimentaires que ceux jamais proposés par le National Cholesterol Education Program, un résultat qui a été confirmé récemment dans une autre étude (lire l’article et mon commentaire).    

Suggérer que les patients diabétiques devraient obtenir plus de 50% de leur apport calorique à partir de glucides semble un conseil particulièrement mauvais. Une grande quantité d’hydrate de carbone est rapidement transformée en sucre, induisant des changements rapides du sucre sanguin et des niveaux d’insuline, et stimulant par là-même une conversion rapide de sucre sanguin en dépôt de matières grasses et un sentiment de faim chronique. Les patients diabétiques devraient manger plus de matières grasses. Est-ce une coïncidence si la diminution de l’apport de matières grasses chez les Américains au cours de la dernière décennie a été suivie par une augmentation moyenne de leur poids corporel et une augmentation de l’épidémie de diabète ?    Au lieu de prévenir les maladies cardio-vasculaires les nouvelles directives peuvent augmenter le taux de mortalité des autres maladies, transformer les individus en bonne santé en malheureux hypochondriaques obsédés par la composition chimique de leurs produits alimentaires et de leur sang, réduire les revenus des producteurs de matières grasses animales, nuire à l’art de la cuisine, détruire la joie de manger, et détourner l’argent des soins de santé des malades et des pauvres vers les personnes riches et en bonne santé. Les seuls gagnants sont les médicaments et l’industrie des aliments artificiels, et les chercheurs qu’ils financent.    

Uffe Ravnskov

MD, PhD, chercheur indépendantPorte-parole de THINCS, The International Network of Cholesterol Skeptics  Une version courte du texte ci-dessus a été envoyée à l’éditeur du JAMA (*).  Lire sa réponse (*ndlr: JAMA - Journal of the American Medical Association)

Si vous désirez les preuves scientifiques de ce qui est écrit ci-dessus, vous les trouverez dans The Cholesterol Myths    

N’hésitez pas à publier ce site n’importe où, mais n’oubliez pas de dire d’où il vient  Publié le 2 Juin 2001, dernière révision le 31 octobre 2003    

Publié dans : |le 26 septembre, 2008 |9 Commentaires »

La Grande Escroquerie du Cholestérol – par le Dr Duane Graveline

Page d’origine : 

 http://www.spacedoc.net/cholesterol_scam.html 

Biographie/bibliographie de Duane Graveline :

http://www.spacedoc.net/Graveline_bio.htm

                                              nasa20scientist20astronaut20duane20graveline.gif                     statindrugssenew.gif  

Pendant près de quatre décennies, on a enseigné aux professions médicales que le cholestérol était le responsable des maladies cardiovasculaires, parce qu’on en trouvait dans les plaques d’athérosclérose. 

Maintenant, quarante ans plus tard, la fréquence de l’athérosclérose reste inchangée et nous sommes devenus une nation de moutons complètement gras avec notre épidémie actuelle d’obésité de masses et de diabète de type 2. Pendant quarante ans, on a dit à nos médecins et à leurs patients que le cholestérol était leur ennemi.

 Ce véritable désastre a été alimenté par un scientifique nommé Ancel Keys et ses études des habitudes alimentaires des Italiens et des populations environnantes, et sa conviction qu’une alimentation à faible taux de cholestérol était le secret des bienfaits CV du régimes méditerranéen. 

Keys croyait si fortement en son hypothèse, que lorsque 14 de ses 22 études l’ont démentie, il les a ignorées. Quand ses données ont été finalement présentées aux décideurs de Washington, elles furent basées uniquement sur les sept études qui souscrivaient à sa philosophie originelle, et cela devint notre régime national.     

Maintenant, les études des statines sur une longue période ont révélé que le rôle du cholestérol dans les maladies CV est extrêmement faible. Je dis extrêmement parce que, semaine après semaine, les résultats de la recherche s’accumulent, démontrant la non-pertinence du cholestérol. 

L’inflammation est la cause de l’athérosclérose, nombreux sont ceux qui le disent maintenant.  Les statines ont des effets impressionnants parce qu’elles sont de puissants agents anti-inflammatoires, diminuant le risque CV indépendamment de la réponse du cholestérol.  Elles le font par l’intermédiaire de l’inhibition du facteur nucléaire kappa B (NF-kB), l’essentiel de tout de notre système de défense immunitaire. Pourquoi donc continuer de se focaliser ainsi sur le cholestérol ?     

Les organisations médicales commencent enfin à s’éveiller à cette réalité et ont publié au cours de l’année dernière des vérités surprenantes.

Le 23 Septembre 2004, trente-cinq de nos éminents médecins, épidémiologiste et d’autres scientifiques ont écrit aux patrons de nos National Institutes of Health, National Heart, Lung and Blood Institute et au National Cholesterol Education Program (NCEP) pour exhorter à une révision indépendante des études scientifiques sur lesquelles les nouvelles orientations du cholestérol étaient basées. 

Ils ont accusé les auteurs de ces nouvelles orientations d’un manque total d’objectivité, car huit de ces neuf auteurs avaient des liens financiers directs avec l’industrie pharmaceutique.  

Les signataires de cette lettre de protestation incluent des personnalités médicales telles que John Abramson MD de Harvard, Jerome Hoffman MD de l’UCLA, et David Brown, MD d’Albert Einstein et Beth Israël. 

Leur lettre a émis quatre objections majeures aux directives du NCEP.  1) Les éléments de preuves ne supportent pas l’extension des directives pour les femmes présentant un risque modéré.
2) Les éléments de preuves ne supportent pas l’extension des directives pour les personnes âgées sans maladie cardiaque
3) Ils ont fait valoir que l’extension des directives aux diabétiques sans maladie cardiaque était de toute évidence injustifiée et :
4) Ils ont observé que tripler le nombre de personnes sous statines, conformément aux nouvelles directives NCEP ne procurait de bénéfice à aucun patient, atteint ou non de maladie cardiaque. 

Duane Graveline MD MPH
Ancien chirurgien de l’US Air Force
Ancien astronaute de la NASA
Médecin de famille retraité 
  

Publié dans : |le 26 septembre, 2008 |2 Commentaires »