Dr Michel de Lorgeril: Coeur, le cholestérol est accusé à tort (Vidéo)

Cliquez sur la 4ème ligne de ce lien afin d'avoir l'interview intégrale (13 mn) du Dr de Lorgeril 

http://www.passeportsante.net/DocumentsProteus/popupHtml/tv/player.html

Cœur : le cholestérol accusé à tort ? 

Propos recueillis par Cyril Dagois  Jeudi 30 avril 2009   

En provenance de   http://www.medisite.fr/medisite/-cholesterol-statine-lorgeril-.html     

   Dans son dernier ouvrage, le cardiologue et chercheur au CNRS Michel de Lorgeril jette un pavé dans la mare. Selon lui, faire baisser son cholestérol ne servirait à rien, bon et mauvais cholestérol n’auraient aucun sens et les statines seraient inutiles. En bref, le cholestérol permettrait surtout de faire de gros sous. Interview.   

1. Cholestérol : rentable pour les labos 

 Pourquoi le cholestérol est si souvent décrié ? 

Dr Michel de Lorgeril : “Le cholestérol est devenu l’ennemi numéro 1 dans la prévention des maladies cardio-vasculaires car cela arrange tout le monde. Les enjeux économiques sont colossaux, en particulier depuis l’arrivée des statines. Les laboratoires pharmaceutiques y trouvent largement leur compte. Les médicaments anti cholestérol représentent l’un des plus gros chiffres d’affaires du marché. Ils contribuent d’ailleurs pour 1 milliard d’euros au déficit de la Sécurité sociale. Les industriels de l’agroalimentaire en tirent également profit, avec leurs margarines et yaourts prétendument anti cholestérol. Cela arrange même certains médecins traitants, qui peuvent pratiquer une médecine systématique.”  

 Bon et mauvais cholestérol : “à dormir debout” 

  Les termes de “bon” et “mauvais” cholestérol ou de “taux normal” ont-ils un sens ?

Dr Michel de Lorgeril : Le ’bon’ et le ’mauvais’ cholestérol, ce sont des histoires à dormir debout. Du pur Walt Disney avec la vilaine sorcière et la gentille fée, pour masquer les faiblesses de la théorie du cholestérol. Des essais cliniques comme Illuminate de 2007 montrent que l’augmentation du ’bon’ et la baisse du ’mauvais’ cholestérol ne protègent pas contre les maladies cardio-vasculaires !  Quant au taux normal de cholestérol, il s’agit plutôt d’une moyenne. Pour tous les paramètres biologiques ou physiologiques, il existe des moyennes et des écarts. Une personne peut sortir de la moyenne, vers le haut ou vers le bas, sans avoir pour autant un problème de santé.”   

3. Les dangers du cholestérol, une croyance ? 

Pourquoi vous opposez-vous à la théorie couramment admise sur les dangers du cholestérol ? 

Dr Michel de Lorgeril : “Selon cette théorie, le cholestérol serait toxique pour les artères. Il représenterait la cause principale des infarctus, des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et des complications cardio-vasculaires. Et plus le cholestérol serait élevé, plus le risque augmenterait. Inversement, plus le taux baisserait, plus le danger diminuerait. Certains adeptes de cette théorie recommandent même d’abaisser au maximum son taux de cholestérol. Mais il ne s’agit que d’une succession d’hypothèses sans validation scientifique. Des croyances relayées par les industries pharmaceutiques et agroalimentaires auprès des médecins. Et qui ne reposent sur aucune rationalité.”    


 

4. Cholestérol et infarctus : aucun rapport ? 

Un taux de cholestérol élevé n’est donc pas synonyme de maladies cardio-vasculaires ?

Dr Michel de Lorgeril : “L’élévation du taux de cholestérol n’est pas en elle-même la cause des accidents cardio-vasculaires. Elle peut par contre traduire des altérations du mode de vie ou de nos paramètres biologiques qui sont les vraies causes des maladies cardio-vasculaires. En clair, le cholestérol est un mauvais indicateur de risque. De nombreuses études vont dans ce sens. Dès les années 70, les données montrent que la mortalité cardiaque reste globalement la même, quel que soit le taux de cholestérol dans le sang. Notre mode de vie et nos conditions d’existence diminuent notre espérance de vie, pas le cholestérol.”    

5. Faire baisser son taux de cholestérol ne servirait à rien 

Une baisse du taux de cholestérol apporte-t-elle une protection ?

Dr Michel de Lorgeril : “Non, faire baisser son taux de cholestérol n’apporte rien. Tous les essais cliniques publiés après 2005 ont été négatifs sur la question. Le taux de cholestérol peut baisser par l’alimentation ou en prenant des médicaments. Mais si à côté, le mode de vie ne change pas, le risque reste le même. Si par exemple une personne continue à fumer en se disant qu’elle est protégée par sa statine, elle court droit à la catastrophe.”    

6. Statines : pas d’intérêt en prévention 

Les statines présentent-elles un intérêt pour se protéger des maladies cardio-vasculaires ?

Dr Michel de Lorgeril :Non, elles n’apportent aucune protection. Elles entraînent une baisse de cholestérol qui n’a aucun effet sur la mortalité. Beaucoup d’études sur ces médicaments restent très suspectes, à cause de l’implication de l’industrie pharmaceutique. Mais l’essai ALLHAT de 2002, le seul sponsorisé par des institutions publiques indépendantes, ne montre aucune protection malgré la baisse de cholestérol. Toutes les études d’après 2005 révèlent également l’absence d’effet sur la mortalité, à part le récent essai Jupiter très controversé. Sur le risque d’AVC, aucune donnée scientifique ne prouve l’intérêt des statines. Idem avec l’insuffisance cardiaque.”   

7. Les effets secondaires des statines 

Existe-t-il des risques pour les patients prenant des statines ?

Dr Michel de Lorgeril : “Les statines présentent un certain nombre d’effets secondaires. Chez les gens actifs, elles semblent altérer la qualité de vie et entraîner douleurs musculaires et déprimes. A long terme, il existerait également une augmentation des risques de cancer, en particulier chez les plus de 60 ans. L’étude PROSPER de 2002 notamment montre davantage de cancers et de décès par cancer avec la pravastatine que sans traitement. Attention cependant, les patients ne doivent pas arrêter leur traitement sans en discuter avec leur médecin traitant. Mais la prescription de statines me semble pire que l’affaire du sang contaminé en terme de chiffres. 7 millions de Français prennent ces médicaments inutilement.”   

8. Les vraies causes des accidents cardio-vasculaires 

Si le cholestérol est innocent, qu’est-ce qui provoque l’infarctus ?

Dr Michel de Lorgeril : “L’infarctus vient d’une artère coronaire entièrement bouchée. Dans l’immense majorité des cas, la cause est un caillot de sang. La formation de ce caillot dépend de trois facteurs : l’agrégation des plaquettes sanguines, la coagulation et la fibrinolyse, un mécanisme anti caillot. Le cholestérol n’intervient dans aucun de ces phénomènes. Quant aux lésions d’athérosclérose, elles bouchent en partie les artères mais jamais complètement. Le cholestérol représente au grand maximum 10 % des ces lésions. Donc 10 % d’une obstruction partielle, qui n’est pas responsable en elle-même de l’infarctus.”    

9. Comment protéger son cœur et ses artères 

Quelles mesures faut-il prendre pour se protéger des maladies cardio-vasculaires ?

Dr Michel de Lorgeril : “Les maladies cardio-vasculaires sont des maladies du mode de vie. D’où l’importance d’agir notamment sur trois facteurs : le tabac, l’exercice physique et l’alimentation. En clair, il ne faut pas fumer et essayer de respirer un air pur. Il faut aussi effectuer une activité physique adaptée. Une masse musculaire importante est une réserve de protéines et d’acides aminés. Pour l’alimentation, la diète méditerranéenne a prouvé son efficacité clinique. En résumé, il s’agit d’une diète riche en céréales peu raffinées, en fruits et légumes frais, en légumes secs, en fruits à coque, en huile d’olive, en herbes aromatiques.

10. Pourquoi le monde médical reste silencieux 

Pourquoi davantage de médecins ne font pas part de leurs doutes sur le cholestérol et les statines ?

Dr Michel de Lorgeril : “D’abord, ils n’ont pas forcément accès aux médias. Mais si beaucoup de médecins se taisent, c’est aussi par crainte. Un des plus grands épidémiologistes mondiaux vient de relire mes travaux sur l’étude Jupiter, qui concerne l’utilisation préventive des statines. Il dit m’approuver et me soutenir. Mais il refuse de cosigner mon article. La raison : l’université pour laquelle il travaille a des contrats avec l’industrie pharmaceutique. Quant aux médecins généralistes, beaucoup n’osent pas exprimer leurs doutes aux patients de crainte de se le faire reprocher par le cardiologue du CHU voisin.”  

  

11. Sources - 1ere partie 

- Cholestérol, Mensonges et Propagande, Dr Michel de Lorgeril, éd. Thierry Souccar, 2008.
- Effects of torcetrapib in patients at high risk of coronary events, Barter PJ et al., N Engl J Med, 2007.
- HDL cholesterol, very low levels of LDL cholesterol and cardiovascular events, Barter PJ et al., N Engl J Med, 2007.
- Major outcomes in moderately hypercholesterolemic, hypertensive patients randomized to pravastatin vs. usual care : the ALLHAT-LLT, ALLHAT Collaborative Research Group, JAMA, 2002.
- Rosuvastatin in older patients with systolic heart failure, Kjekhus J et al., N Engl J Med, 2007.
- Pravastatin in elderly individuals at risk of vascular disease (PROSPER) : a randomised controlled trial, Shepherd J et al., Lancet, 2002. 

12. Sources - 2eme partie 

- High-dose atorvastatin versus usual-dose simvastatin for secondary prevention after myocardial infarction. The IDEAL study : a randomized controlled trial, Pedersen TR et al., JAMA, 2005.
- Is relationship between serum cholesterol and risk of premature death from coronary heart disease continuous and graded ? Findings in 356,222 primary screenees of the MRFIT, Stamler J et al., JAMA, 1986.
- Mediterranean diet, traditional risk factors and the rate of cardiovascular complications after myocardial infarction – Final report of the Lyon Diet Heart Study, De Lorgeril M et al., Circulation, 1999.

  

A lire aussi : Notre dossier ’Cholestérol’

Vous souffrez de cholestérol ? Vous prenez des statines ? Venez en discuter sur notre forum. 

Publié dans : Non classé |le 25 mai, 2009 |5 Commentaires »

Professeur Apfelbaum : cholestérol, on vous ment !

Déjà, en 1992 de grands noms de la médecine s'élevaient contre le terrorisme du cholestérol, mais à l'époque il n'y avait pas Internet et les initiatives individuelles comme celle du Pr Apfelbaum restaient lettre morte.  Pourtant, déjà tout était dit ! :

source : http://www.lexpress.fr/informations/cholesterol-on-vous-ment_605035.html

CHOLESTÉROL : ON VOUS MENT

   Par Kouchner Annie, publié le 03/12/1992 

Tout ce qu'on nous a raconté sur les méfaits du cholestérol doit être revu à la baisse. C'est le Pr Marian Apfelbaum qui l'affirme. Et il sait de quoi il parle. Non seulement le précieux lipide est indispensable à notre organisme. Mais en avoir peu, surtout quand on est âgé, serait néfaste. Une révolution qui divise le monde médical et ébranle les tenants du «tout-allégé».   Une révolution est en marche. Pour détrôner la dictature absolue du cholestérol. Réhabiliter le diable, en quelque sorte, celui par qui tous les maux cardio-vasculaires arriveraient. Le cholestérol est aujourd'hui l'enjeu d'une nouvelle bataille d' «Hernani».

D'un côté, les tenants de la tradition se cramponnent à leur dogme: le cholestérol est bien l'ennemi public n° 1. Ils édictent donc des règles strictes, déclenchant le plan Orsec dès que son taux dépasse 2 grammes. De l'autre, les modernes - peu nombreux, encore - forcément jugés laxistes, relativisent la responsabilité du cholestérol dans les troubles cardio-vasculaires, et leurs conseils sont tout en nuancesA leur tête, le Pr Marian Apfelbaum, un grand ponte, le gourou de la nutrition à l'hôpital Bichat. Un universitaire patenté, auteur d'un livre: «Vivre avec du cholestérol», paru il y a deux mois aux éditions du Rocher, qui n'a pas fini d'exacerber les querelles du landernau médical.

Le coup est donc parti du sérail. Il n'en a que plus de force. Déstabilisant la «moral majority» médicale, celle pour qui le péché de bonne chère est toujours puni de maladie; faisant trembler sur leurs bases les industries pharmaceutique et agroalimentaire, que nourrit grassement notre phobie du cholestérol. Et ébranlant nos certitudes, pauvres mangeurs terrorisés que nous sommes
 

BON POUR LES NEURONES 

Qu'est-ce que le cholestérol ?  Un lipide précieux indispensable à la vie, nécessaire au bon fonctionnement de toutes les cellules de l'organisme et particulièrement aux neurones, nos cellules nerveuses. Il sert à la fabrication de nombreuses hormones ainsi qu'à la synthèse de la vitamine D. C'est le foie lui-même qui en fabrique la plus grande part; le reste provenant de notre alimentation, des produits laitiers et de la viande. D'ailleurs, avoir très peu de cholestérol dans le sang est plutôt de mauvais augure. Pour les personnes du troisième âge, en tout cas. 

Le Pr Bernard Forette, gérontologue à l'hôpital Sainte-Perine, à Paris, a découvert que ses patients âgés de plus de 60 ans qui présentaient un taux de cholestérol de 1,54 gramme avaient une mortalité cinq fois plus élevée que ceux dont le cholestérol grimpait à 2,6, voire à 3,4 grammes. Cette recherche iconoclaste, publiée en mai 1989 dans la très éminente revue médicale britannique «The Lancet», a pourtant laissé de marbre tous les lipidologues, peu disposés à remettre, au vu d'une simple étude, leurs croyances en question

Car, il y a trois ans, la croisade anticholestérol battait son plein. Elle a commencé il y a trente ans, aux Etats-Unis. Son grand-prêtre, Ancel Keys, avait fait une observation révolutionnaire: les pompiers de sa bonne ville de Minneapolis mangeaient plus gras que les Zoulous d'Afrique du Sud. Leur taux de cholestérol sanguin s'en trouvait augmenté. La fréquence des maladies des artères coronaires et du coeur, aussi. Que faire? Chasser l'intrus de l'assiette. Bannir les graisses, particulièrement les acides gras saturés. Une attitude simpliste?

Evidemment, confirme le Pr Apfelbaum: «Les études épidémiologiques ne fournissent que des éléments d'hypothèse. En tirer des règles ressemble fort à ce syllogisme: le fait d'être riche entraînera, à la fois, une nourriture grasse et la possession d'un téléviseur couleur. Regarder celle-ci pourrait faire mal aux yeux. On pourrait conclure, à tort, qu'être riche fait mal aux yeux parce que les riches mangent gras.» La caricature est bien sûr grossière, le Pr Apfelbaum en convient; les scientifiques sérieux, qui décortiquent mieux leurs résultats, dissocient les fameux facteurs de risque. Hélas! s'ils démontrent, parfois, qu'une hypothèse est vraie, ils ne prouvent jamais qu'elle est fausse. 

PRIVÉS DE RILLETTES

Pourtant, sans sourciller, tout le monde - les industriels du médicament et de l'agroalimentaire, appâtés par le pactole, les médecins, que cette vision naïve arrangent, et les «consommateurs», poussés par la grande trouille de la maladie (voir l'interview page 92) - a pris pour argent comptant l'équation: alimentation = cholestérol = maladies cardio-vasculaires. Et voilà tous les Français embarqués dans la même galère, privés de rillettes, de foie gras et de boeuf en daube parce qu' «ils creusent leur tombe avec leurs dents». Et que cela n'est pas bien. 

Car à l'origine de la terreur était la mort. Les Français meurent, donc. C'est inimaginable! De maladies cardio-vasculaires. C'est insupportable. Mais est-ce l'entière vérité? Jamais nos concitoyens ne se sont si bien portés: une petite fille qui vient de naître a 81 ans d'espérance de vie. En 1987, cette espérance de vie n'était que de 79,2 ans. La longévité des hommes augmente également, bien que leur vie soit amputée de cinq années par rapport à celle de leurs compagnes. Fort bien, rétorquera-t-on, mais il n'empêche: plus du tiers des décès en France sont dus à des maladies cardio-vasculaires. Ce qui est vrai.

Pourtant, on ne se pose jamais la question: à quel âge ces maladies tuent-elles ? Après 74 ans pour 76,6% des femmes. Les hommes sont, eux, menacés plus tôt: en 1989 (année pour laquelle tous les chiffres sont connus), 2 845 d'entre eux ont été foudroyés en pleine force de l'âge, avant 54 ans. C'est inacceptable. Mais cela ne doit pas masquer le fait que, dans leur grande majorité aussi (71,3%), les Français qui succombent à l'infarctus ont plus de 75 ans. «La maladie coronarienne tue beaucoup de vieux, très peu de jeunes. Et le discours alarmiste sur le cholestérol obscurcit cette distinction», rappelle le Pr Apfelbaum.  
 

Mais enfin, objecteront les conservateurs, l'excès de cholestérol encrasse bien nos artères coronaires en formant la plaque d'athérome, laquelle provoque la constitution d'un caillot sanguin, lequel asphyxie le coeur et déclenche l'infarctus ? Hélas ! Rien n'est aussi simple. La fameuse plaque d'athérome est bien constituée de dépôts de cholestérol, mais aussi de gros globules blancs (les macrophages) et de plaquettes sanguines. Le rôle dévolu à chacun n'est pas encore tout à fait élucidé. Surtout, pourquoi réduire l'infarctus à un simple problème de tuyauterie bouchée ?

Il faudrait peut-être se demander comment se forme le caillot. Le fibrinogène, une protéine du plasma qui favorise la coagulation du sang, joue un rôle déterminant. «Le fibrinogène est le facteur n° 1 de prédiction de l'infarctus, bien avant l'hypertension ou le cholestérol, révèle le Pr Jacques Caen, directeur de l'Institut des vaisseaux et du sang. Un taux supérieur à 3,4 grammes annonce la maladie. A 2,80 grammes, tout va très bien. Ces données ont fait l'objet, en janvier dernier, d'un consensus européen. Mais le message ne passe pas, occulté par le matraquage anticholestérol.»  Où l'on voit que la fixation (au sens psychopathologique du terme) sur le cholestérol prive d'informations essentielles. 

Il ne faudrait pas tomber dans le travers inverse et négliger les vraies maladies dues à la mauvaise absorption du cholestérol. D'origine génétique (voir l'article page 94), elles ont des conséquences tragiques, puisqu'un enfant peut être victime d'un infarctus avant même l'adolescence. Les jeunes filles ou garçons atteints présentent des taux largement supérieurs à 3 grammes. Voilà donc le seuil fatidique à partir duquel il faut impérativement se soigner. Mais la majorité des Français ont un taux compris entre 2,5 et 3 grammes. Pour les femmes, avant la ménopause, ce léger excès n'est pas nuisible: les hormones féminines, les oestrogènes, protègent du risque d'infarctus car elles augmentent le «bon» cholestérol HDL (voir l'encadré page 87).

Passé la cinquantaine, le traitement hormonal de la ménopause joue le même rôle bénéfique. Pour les hommes jeunes, surtout, un léger accroissement du taux de cholestérol total représente un danger. Il n'est cependant qu'un facteur de risque parmi d'autres. C'est la multiplication de ces facteurs, l'hypertension, le diabète, l'embonpoint, l'augmentation des triglycérides (autres lipides sanguins), la sédentarité, le tabagisme qui constituent le mélange détonant.

UNE MOLÉCULE INOFFENSIVE

A chacun son risque: telle est la morale de l'histoire. Et, pour la première fois, un ouvrage destiné au grand public ose l'avouer. La démarche du Pr Apfelbaum a un double objectif: «Rassurer d'abord une grande majorité d'entre nous, écrit-il, sur le danger, ou plutôt l'absence de danger du cholestérol, molécule stable et inoffensive, promue injustement au rang d'ennemi public. Et, ce faisant, nous réconcilier avec notre alimentation. Inciter, ensuite, ceux d'entre nous, minoritaires, mais qui sont réellement menacés, à connaître le danger pour mieux le contrôler.»

Ce personnage fort en gueule parle plus vertement: «De 1 à 2% de la population française a de vrais problèmes de cholestérol. Laissons les toubibs les dépister et les soigner. Et foutons la paix aux autres.» Il faudra bien un jour accepter l'évidence: malgré leurs petits plats onctueux mitonnés façon bourgeoise, les Français sont, après les Japonais, les mieux protégés contre les maladies coronariennes. Le taux de mortalité dû à ces troubles est, en France, trois fois moins élevé qu'aux Etats-Unis, où l'obsession anticholestérol est à son comble. Les Américains eux-mêmes s'interrogent: comment les Français peuvent-ils survivre à leur nourriture ?  Une grave question, suscitée par les conclusions d'une enquête épidémiologique menée dans la région de Toulouse par le Dr Curtis Ellison, de la faculté de médecine de Boston, et le Dr Serge Renaud, de l'Inserm, à Lyon. Les Gascons, dont l'ordinaire est extrêmement riche en graisses animales, meurent quatre fois moins d'attaque cardiaque que les paysans du Middle West ! Enigme bouleversante dont la solution pourrait bien se trouver… dans le foie gras. 

DÉRANGEANTE DÉCOUVERTE

On nous ment au sujet du cholestérol. On manipule les statistiques, aussi. En 1984 paraissaient les résultats fabuleux d'un essai américain: un médicament capteur de cholestérol diminuait de 19% le nombre des accidents coronariens, annonçaient les médecins. Une révolution. Mais en regardant les chiffres de plus près, on s'aperçoit que ce bénéfice n'était que de 1,7%, soit 3 vies sauvées sur près de 2 000 hommes soignés. Il y a d'autres études plus préoccupantes, capables de faire changer les moeurs. Lorsqu'une personne souffre d'un excès modéré de cholestérol et qu'on lui prescrit un régime ou un médicament pour la protéger du malaise cardiaque, on ne lui rend pas forcément service.

Depuis quelques mois, de très sérieux travaux se multiplient, révélant le danger des traitements à tous crins. Un exemple: en 1974, 3 490 hommes d'affaires finlandais «à risque» ont été divisés en deux groupes. Dans le premier, les patients ont été suivis régulièrement, mis à la diète et ont reçu des drogues destinées à faire baisser le cholestérol ou la tension. Le second groupe, de «contrôle», était laissé sans traitement   

«Avec quinze ans de recul, les résultats se révèlent catastrophiques: c'est dans l'ex-groupe médicalisé que l'on a relevé un excès significatif de mortalité, toutes causes confondues, cancers, accidents, homicides et suicides», commente le Pr Apfelbaum. La guerre contre le cholestérol fait des morts violentes. Inattendues. Et, pour l'heure, inexpliquées.  «Une découverte dérangeante ne doit pas être rejetée ou ignorée parce qu'elle est troublante, note le Pr Michael F. Oliver, de l'Institut du coeur et des poumons, à Londres. Les nombreuses expérimentations destinées à faire baisser les facteurs de risque des maladies coronariennes chez les hommes d'âge moyen à risque modéré ont échoué. Il faut désormais prendre en considération les résultats de l'étude finlandaise.

Agir différemment serait contraire à l'éthique.» Telle est la vérité du Pr Apfelbaum. Et il se réjouit d'avance: « Si enfin l'on me croit, bien des escrocs vont se retrouver sur la paille.»

Publié dans : Non classé |le 20 avril, 2009 |Pas de Commentaires »

Le Dangereux Mensonge du Cholestérol -par le Pr Walter Hartenbach

(Wädenswil, le 25 septembre 2003)

Compte rendu d’ouvrage pratique:

 

Le dangereux mensonge du cholestérol

Dans son nouvel ouvrage pratique Die Cholesterin-Lüge – das Märchen vom bösen Cholesterin ( Le mensonge du cholestérol – le mythe du mauvais cholestérol ), le professeur Dr med Walter Hartenbach, chirurgien, fait le procès de la science, de l’industrie pharmaceutique et du corps médical.

  • Le taux de cholestérol ne peut être réduit durablement ni par l’alimentation, ni par les médicaments. Il revient sans cesse à sa valeur initiale.

  • Le cholestérol n’est pas responsable de l’artériosclérose.

  • Les dépôts sur la paroi des artères sont en effet pratiquement exempts de cholestérol.

  • Faire du cholestérol le principal responsable des troubles cardio-vasculaires est un „jugement erroné, inventé de toutes pièces“.

Au contraire, la baisse de cholestérol peut être extrêmement dangereuse.

Hartenbach remet non seulement en question les théories largement répandues depuis plusieurs années sur la soi-disant nocivité du cholestérol ; il met expressément en garde contre les thérapies visant à abaisser le taux de cholestérol.

L’auteur considère que ces thérapies ont des effets négatifs.

Il cite ainsi une baisse de la capacité de performance et de régénération de l’organisme, ou le risque accru d’infarctus et de cancers lié à la prise de médicaments visant à faire baisser le taux de cholestérol. Un taux de cholestérol trop bas peut en effet conduire à un arrêt circulatoire mortel.

 

La baisse du cholestérol – une affaire en or

Selon l’auteur, une partie du corps médical dont „les connaissances sont extrêmement lacunaires“ se fait avoir par la „mafia anti-cholestérol“, qui a tout intérêt à déclarer malades des personnes qui présentent un taux normal de cholestérol et à en faire des patients permanents pour les soumettre à un traitement de baisse du cholestérol.

A l’échelle internationale, le taux moyen de cholestérol d’une personne adulte est de 250 mg/dl. Des valeurs allant jusqu’à 350 mg/dl sont fréquentes et normales. Les „fanatiques anti-cholestérol“ veulent faire passer cette valeur en dessous de 200 mg/dl. Selon Hartenbach, une telle baisse est „irresponsable“. Elle va de pair avec une „réduction sérieuse des capacités physiques et psychiques, ainsi qu’une augmentation des dégénérescences cancéreuses ».

Comme l’explique Hartenbach, la baisse du cholestérol représente un marché en or pour les entreprises pharmaceutiques, les médecins et l’industrie de la margarine – mais selon les conclusions de l’auteur et de nombreux autres scientifiques qu’il cite dans son ouvrage, cette baisse est inutile, nocive et souvent très dangereuse.

Hartenbach: „Il n’existe pas une seule indication justifiant la baisse du cholestérol.“

 

Des analyses manipulées ?

L’auteur montre que les études connues alléguant la nocivité du cholestérol ne peuvent pas résister à une vérification scientifique approfondie. Selon lui, les conséquences négatives de la baisse du cholestérol ont ainsi été occultées et les statistiques ont été arrangées par l’industrie pharmaceutiques jusqu’à ce qu’elles « attestent » les résultats souhaités.

Aux dires de l’auteur, les instituts scientifiques sont sponsorisés par l’industrie pharmaceutique, les scientifiques sérieux n’ont pas droit à la parole et l’industrie monnaye ses statistiques.

Pour Hartenbach, la campagne anti-cholestérol induit dangereusement les gens en erreur. Il la qualifie de „manoeuvre de diversion du siècle“, en soulignant que les médias véhiculent les fausses informations données par l’industrie.

Selon Hartenbach, la distinction insensée entre le „bon“ et le „mauvais“ cholestérol est du même acabit.

 

Les régimes, une entreprise „absurde“

Hartenbach explique plus loin qu’un régime pauvre en cholestérol est une entreprise „absurde“: „sachant que le taux de cholestérol dans le sang est largement régulé par le foie, qui augmente ou baisse sa production en fonction des besoins, l’alimentation ne peut réduire ou augmenter le taux de cholestérol que de manière insignifiante, à court terme et au maximum de 5 %.“

 L’auteur ajoute que même chez les personnes qui souffrent de maladies génétiques, patients dont les cellules ne peuvent pas absorber le cholestérol comme elles le devraient et chez qui le taux de cholestérol peut atteindre des valeurs de 1'000 mg/dl, le dépôt de cholestérol sur les parois vasculaires est un phénomène qui ne se produit qu’au stade final de la maladie. Mais comme les cellules souffrent elles-mêmes d’une carence en cholestérol, cela peut conduire à une dégénérescence cancéreuse. Or l’ensemble du corps médical n’a aucune idée de ces questions.

L’importance des protéines

Dans la partie consacrée à la diététique, Hartenbach traite des différents groupes d’éléments nutritifs et de l’importance des protéines, comme substances de base de l’organisme. Il recommande de manger chaque jour de la viande ou du poisson, des fruits, du lait et des produits laitiers, ainsi que des oeufs.

Voici les propos d’Hartenbach en relation avec la consommation d’oeufs: „Grâce à sa forte teneur en vitamine A et aux protéines qu’il contient, l’oeuf, à raison d’un par jour, est bon pour la condition physique en général.“

 

Commentaire:

Dans cet ouvrage, après plusieurs années de recherches sur les maladies nutritives, cancéreuses et circulatoires, un médecin renommé lève le voile sur la „manoeuvre de dissimulation du siècle ». Selon lui, une industrie pharmaceutique et agro-alimentaire habile, avec l’assistance bienveillante d’une partie du corps médical berne ainsi l’opinion publique depuis des dizaines d’années.

Cette manoeuvre intentionnelle se fonde sur trois déclarations erronées:

a) le cholestérol se dépose sur la paroi des vaisseaux et entraîne des troubles cardiovasculaires;

b) un taux de cholestérol sanguin peu élevé (moins de 200 mg/dl) est souhaitable et recommandé;

c) le taux de cholestérol peut être influencé par un régime pauvre en cholestérol.

L’auteur le prouve clairement dans son livre: ces trois déclarations sont fausses et ne résistent pas à un examen scientifique approfondi .

http://www.amazon.de/Cholesterin-L%C3%BCge-M%C3%A4rchen-b%C3%B6sen-Cholesterin/dp/3776622776

                                                               51onnpxeuclbo2204203200pisitbstickerarrowclicktopright3576aa240sh20ou03.jpg

 

– GalloSuisse

Publié dans : Non classé |le 1 février, 2009 |Pas de Commentaires »

La Grande Supercherie du Cholestérol - par Antony Colpo

Ce livre n'est hélas disponible qu'en langue anglaise. De la même veine que les Drs Duane Graveline, Uffe Ravnskov, Michel de Lorgeril ou Peter Langsjoen, Anthony Colpo  est un chercheur australien qui dénonce le grand scandale du cholestérol :

 

The GREAT CHOLESTEROL CON :

 La grande supercherie du cholestérol :

pourquoi tout ce que l'on vous a dit sur le cholestérol,

les régimes et les maladies cardiaques est faux !

     519zt2acqalss500.jpg

 

    

 Les révélations d'un Chercheur Australien sur
 La plus Grande Escroquerie de Histoire de la Médecine ! 

Pourquoi Votre Peur du cholestérol Peut vous Tuer  

   page en anglais : http://www.thegreatcholesterolcon.com 

 Lire également cet article extrêmement documenté dans lequel A. Colpo répond à ses détracteurs (en anglais):

 http://www.jpands.org/vol10no3/colpo.pdf

 Si vous êtes comme la plupart des gens, vous croyez honnêtement que le fait de maintenir un faible taux de cholestérol sanguin et d’éviter les aliments gras sont les clés pour échapper aux griffes mortelles des maladies cardiaques. 

Pendant des années, vous avez surveillé votre taux de cholestérol à la loupe. Vous avez méticuleusement éliminé la graisse de votre viande, bu du lait écrémé et mangé seulement les aliments les moins gras que vous puissiez trouver. Votre médecin vous a même mis sous statines, ces médicaments « miracle » qui abaissent le cholestérol, prétendant diviser vos risques de maladies cardiaques par 3 ! 


Devinez quoi ?  
Vous perdez votre temps – et votre argent ! 

Vous ne le savez pas encore, mais vous avez été pris à l'hameçon de la plus grande escroquerie de l'histoire de la médecine. Vous n'êtes pas le seul - vos voisins, votre médecin, les journalistes qui écrivent des articles de santé dans votre quotidien, et même des milliers de chercheurs expérimentés ont tous été trompés par cette escroquerie minutieusement élaborée. Il est temps que la vérité soit connue.

Malgré des années à vilipender les graisses animales et à inculquer la paranoïa du cholestérol dans le monde entier, la triste réalité est que l'incidence des maladies cardiaques en fonction de l’âge n'a pas diminué d'un iota !

Les autorités sanitaires sont promptes à se vanter que le taux de mortalité cardiaque a diminué depuis la fin des années soixante, mais cela est dû totalement à l'amélioration des soins médicaux de ceux qui ont déjà une maladie du coeur !   La démarche médicale actuelle n’est pas de prévenir les maladies cardiaques – mais seulement de prolonger la vie de ceux qui sont déjà malades.

Si la campagne anti-cholestérol / anti-graisses était efficace, elle empêcherait les gens d'avoir une crise cardiaque avant tout. Mais ce n’est pas le cas. Combien de vies doivent être inutilement perdues avant que les gens ne réalisent qu'ils ont été bernés ?

Je suis ici pour vous dire que le taux de cholestérol sanguin n'est pas une cause de maladie cardiaques - et ne l'a jamais été !  Guère plus que les graisses saturées hautement critiquées que vous avez évitées avec un soin méticuleux. En fait, il y a une abondance de preuves montrant que les graisses saturées sont bonnes pour vous.

A présent, vous êtes probablement en train de vous demander: « Est-ce que ce type est fou ? »  Eh bien, c'est ce que les sociétés pharmaceutiques et les fabricants d’aliments allégés - qui font des milliards de recettes chaque année grâce à la paranoïa du cholestérol - voudraient que vous croyez !  C'est aussi ce que les ‘respectables’ autorités sanitaires - qui reçoivent des millions de dollars en ‘dons’ des compagnies pharmaceutiques et de l’agroalimentaire d’une main, tout en diffusant des conseils ‘impartiaux’ de santé de l'autre - voudraient vous faire croire. 

Non, je ne suis pas un démystificateur marginal fou.  Quand je dis que le taux de cholestérol ne provoque pas de maladie cardiaque, je peux facilement démontrer mes affirmations avec une montagne de preuves émanant de mes pairs dans les revues médicales.  J'ai également mes propres travaux de recherche publiés dans les revues scientifiques (vous pouvez cliquer ici pour voir cette recherche). 

À la différence des compagnies pharmaceutiques, des fabricants de produits alimentaires et des organismes de santé qui ont des liens financiers intimes avec ces industries, je ne cherche pas à profiter de la paranoïa du cholestérol.  Pendant des années, j'ai mis au défit tous mes contradicteurs de fournir les preuves cliniques définitives montrant que le cholestérol et les graisses saturées provoquaient les maladies cardiaques. Personne n'a été en mesure de le faire (vous pouvez voir une tentative infructueuse ici avec ma réponse), et voici pourquoi :   Les éléments de preuve n'existent pas !

L’histoire, choquante et sordide de l’escroquerie du cholestérol - une ahurissante saga de l'ignorance, du mensonge et de l'avidité - est un sujet qui nécessiterait un livre entier.  C'est exactement ce que j'ai fait ; après des années de recherches, j'ai enfin écrit La Grande Supercherie du Cholestérol : Pourquoi tout ce que l’on vous a dit sur le cholestérol, le régime alimentaire et les maladies cardiaques est faux.
  

Qu'on ne s'y trompe pas, il ne s’agit pas d’un autre livre de santé parmi d'autres et qui ne tiendrait pas ses promesses publicitaires. La Grande Supercherie du Cholestérol est un travail de démolition solidement argumenté qui détruit toutes les dernières défenses possibles de la théorie du cholestérol associée aux maladies cardiaques. 

Dans La Grande Supercherie du Cholestérol, vous apprendrez comment des décennies de recherches, publiées dans les plus prestigieuses revues médicales du monde, montrent clairement que la campagne anti-cholestérol est une farce !    

La Grande Escroquerie du Cholestérol vous emmènera au début de la théorie du cholestérol. Vous apprendrez comment la recherche initiale impliquant le taux de cholestérol et de graisses saturées dans les maladies cardiaques a été fondée sur des hypothèses très douteuses. Non seulement la recherche qui a lancé la paranoïa du cholestérol a été truquée, mais il en va de même de la ‘recherche’ qui maintient cette théorie en vie et qui prospère de nos jours. 

Vous apprendrez que : 

 - Un unique chercheur, qui a mené une des recherches les plus bâclées et les plus honteusement biaisées jamais vues, a été en grande partie responsable du lancement de la manie anti-graisses animales et anti-cholestérol que nous connaissons aujourd'hui.       

- La montée des maladies coronariennes que l’on a connue au cours du XXème siècle n'a absolument rien à voir avec l'apport de graisses saturées. 

- Étude après étude, on a montré que les personnes ayant un soi-disant « bon » faible taux de cholestérol vivaient en fait moins longtemps que les autres. 

- À regarder de plus près, toutes les études qui ont constitué la pierre angulaire de l’argumentation anti-cholestérol montrent en fait que le cholestérol et les graisses saturées ne sont pas nocifs ! 

- On a remarqué que de nombreuses populations ayant un régime très élevé en graisses saturées avaient des taux très faibles de maladies cardiaques. 

- Plus de cinquante ans d'études cliniques sur l’alimentation ont complètement échoué à montrer des bénéfices sur la mortalité parmi ceux qui suivent les régimes restreints en graisses saturées.

- En fait, plusieurs de ces études ont montré une mortalité plus élevée parmi ceux qui suivaient des régimes faibles en graisses saturées.  - Beaucoup de recommandations alimentaires faites par des ‘experts’ pour réduire les maladies cardiaques ont en réalité montré qu’elles accroissaient chez l’animal et chez l’homme les maladies du coeur, le cancer, le diabète et l'obésité. 

- La principale force derrière le paradigme anti-cholestérol n'est pas la santé publique, mais la cupidité. Les sociétés pharmaceutiques, les entreprises agroalimentaires, les professions médicales et les organismes de santé  font tous des milliards de dollars de profits avec la théorie du cholestérol. 

Si vous êtes persuadé que le but de la théorie du cholestérol est la recherche de la santé publique, vous êtes totalement dans l‘erreur ! Après la lecture de La Grande Supercherie du Cholestérol, vous découvrirez ce qui favorise les maladies cardiaques et ce que vous pouvez faire pour les éviter. 

Saviez-vous que   

- Votre niveau de sucre dans le sang a une bien plus forte influence sur votre futur risque de crise cardiaque que le taux de cholestérol ?  - Le stress est l'un des plus puissants - mais sous-évalué - déclencheurs des maladies cardiaques ?  

- Que le régime à faible teneur en matières grasses que vous suivez pour éviter la maladie coronarienne peut, en réalité, être la cause d’une crise cardiaque mortelle ?   

 - Qu'en dépit d'un abondant apport calorique, le régime suivi par la plupart des gens laisse leur cœur et leurs artères cruellement démunis des éléments nutritifs dont ils ont besoin pour se régénérer ?  

- Que le type de matières grasses que vous mangez est plus important que la quantité de cette matière grasse ?

- Que la pratique régulière d'un exercice peut rendre les ‘vieux’ cœurs aussi robustes que les plus jeunes ?

- Qu’il n’a pas été démontré que le régime végétarien réduisait la mortalité ou protégeait contre les maladies cardiaques ?   

Voici quelques commentaires sur La Grande Supercherie du Cholestérol de deux des meilleurs experts en cholestérol dans le monde :  

 « Je vous demande de tout cœur de lire ce livre en entier, il pourrait vous sauver la vie de par les précieux renseignements qu’il apporte du début jusqu’à la fin. »  - Duane Graveline, M.D., MPH. Ancien astronaute, médecin de la NASA, auteur de Lipitor : Pertes de mémoire et statines, Effets secondaires, et la Guerre Absurde contre le Cholestérol .

« Dans ce livre opportun et qu’il était urgent d’écrire, Colpo commence en soulignant les nombreuses contradictions inhérentes à l'hypothèse lipidique. Méticuleusement, il dissèque les arguments fallacieux des auteurs des campagnes anti-cholestérol et met en lumière leur manipulation flagrante des statistiques. »   - Uffe Ravnskov, MD, PhD. Chercheur indépendant primé et auteur de The Cholesterol Myths: Exposé de l'aberration selon laquelle les graisses saturées et le cholestérol provoquent les maladies cardiaques.   

Ces gens ne sont pas vos médecins de famille ordinaires : Duane ‘Spacedoc’ Graveline est le médecin rebelle de la NASA qui a alerté des millions de personnes du phénomène de  perte de mémoire induit par les statines, tandis qu’Uffe Ravnskov est l’auteur réputé de dizaines de publications dans des revues scientifiques sur les maladies rénales ainsi que sur l’argumentation fallacieuse du paradigme du cholestérol.        Qu'on ne s'y trompe pas - ce livre peut vous sauver la vie !

Non seulement la maladie cardiaque est un tueur, mais c’est la maladie qui a le plus de probabilités de vous ôter la vie.  Aussi, ne pensez-vous pas que vous devriez au moins entendre ce que j'ai à dire ?
Pendant des années, j'ai été attaqué et calomnié par les défenseurs du paradigme du cholestérol, mais lorsque je présente à ces gens la simple requête « Montrez-moi les preuves ! »  Ils sont incapables de le faire. 

Bien sûr certains ont essayé, mais à chaque fois j'ai rapidement mis leurs arguments alambiqués et scientifiquement insoutenables en lambeaux. Une fois que vous aurez lu La Grande Supercherie du Cholestérol, vous serez en mesure de faire de même.    

Cessez d'être dupes !

La Grande Escroquerie Cholestérol ne se contente pas de détruire des mythes fallacieux, mais explique clairement ce qui importe dans la lutte contre les maladies cardiaques. Alors que le livre a été soigneusement étudié et contient plus de 1400 références, il est étonnamment facile à lire et à comprendre.  


 

Publié dans : Non classé |le 27 septembre, 2008 |Pas de Commentaires »

Les Nouvelles Normes Aberrantes du Cholestérol. Par le Dr U.Ravnskov

Les nouvelles normes du cholestérol transformant

les personnes saines en personnes malades 

    

   Uffe Ravnskov, MD, PhD  

Page originelle en anglais : http://www.ravnskov.nu/ncep_guidelines

(N'hésitez pas à publier ce site n'importe où, mais n'oubliez pas de dire d'où il vient)  

Dans le Journal de l' American Medical Association du 16 mai 2001 un panel d'experts du National Cholesterol Education Program a publié de nouvelles directives pour “la détection, l'évaluation et le traitement de l'hypercholestérolémie”. Ce qu’ils écrivent semble être une tentative de mettre la plus grande partie du genre humain sous médicaments et régimes anti-cholestérol. Pour ce faire, ils ont augmenté le nombre de facteurs de risque qui exigent des mesures préventives, et élargi les limites de ces mesures.   

Mais le panel n’exagère pas seulement le risque de maladie coronarienne et celui du cholestérol, il ignore également une foule d'éléments de preuve contradictoires. Les déclarations du groupe révèlent que ses membres ont peu d'expérience clinique et un manque de connaissances de base de la littérature médicale, ou pire, qu’ils ignorent ou déforment toutes les études qui sont contraires à leur point de vue. 

Voici quelques exemples de fausses déclarations du groupe: 

Comme un argument en faveur de l'utilisation de médicaments réduisant le cholestérol, le groupe affirme que 20% des patients atteints de maladie coronarienne ont une nouvelle crise cardiaque après dix ans. Mais pour atteindre ce nombre, tout symptôme mineur sans signification clinique est inclus. 

La plupart des gens survivent même à une crise cardiaque majeure, beaucoup avec peu ou pas de symptômes après le rétablissement. Ce qui compte, c'est combien en meurent et c'est beaucoup moins de 20%. 

Le panel d'experts recommande également les médicaments abaissant le cholestérol à tous les diabétiques au-dessus de 20 et aux personnes souffrant du syndrome métabolique. Si vous avez au moins trois des «facteurs de risque» mentionnés ci-dessous, vous êtes souffrant du syndrome métabolique:    

Facteurs de risques

Limites recommandées par les experts du NCEP

 Obésité abdominale 

Tour de taille inférieur à 88 cm chez les femmes, à102 cm chez les hommes. Certains patients de petite taille peuvent développer de nombreux facteurs de risques avec un tour de taille de seulement 94 cm

  High triglycerides  150 mg/dl ou plus 
 Cholestérol HDL  Moins de 40 mg/dl chez les hommes, moins de 50 mg/dl chez   les femmes 
 Hypertension Artérielle  130/85 ou plus haute 
 Taux de sucre maximum dans le sang   110 mg/dl ou plus haut 

Testez-vous ainsi que votre famille ! Je suppose qu’en utilisant ces limites, la plupart d'entre vous “souffrent” du syndrome métabolique. Et cette nouvelle combinaison de facteurs de risque, selon ces experts, exprime le même risque pour les maladies du cœur futures et pour les personnes ayant déjà une maladie coronarienne avérée.    

Heureusement, ce n'est pas vrai.    

Il n'est pas vrai non plus, que le taux de cholestérol a un fort pouvoir de prédiction du risque d'une crise cardiaque chez les hommes de plus de 65 ans. Durant les 30 années de suivi de la population de Framingham par exemple, un taux élevé de cholestérol n'a pas été prédicateur du tout après l'âge de quarante-sept ans, et ceux dont le taux de cholestérol a baissé avaient le plus de risques d'avoir une crise cardiaque ! Pour citer les auteurs de Framingham: « Pour chaque 1 mg / dl de baisse du cholestérol il y a eu une augmentation de 11% de la mortalité coronaire et totale » (115)”  

Il n'est pas vrai non plus, que l'hypercholestérolémie est un prédicateur important et indépendant pour les autres personnes. Dans la plupart des études chez les femmes et les patients ayant déjà eu une attaque cardiaque, un taux élevé de cholestérol a peu de pouvoir de prédiction, voire aucun.  Une vaste étude chez les hommes canadiens ayant un cholestérol élevé n’a pas permis de prédire une crise cardiaque, même après 12 ans, et en Russie, un taux de cholestérol élevé n’a pas non plus été associé à de futures crises cardiaques. (lisez le résumé de l'article) 

La plupart des études ont montré qu’un taux de cholestérol élevé était un très faible facteur de risque ou ne l’était pas du tout chez les personnes âgées ; voir par exemple le document de Schatz et al., mais il y a beaucoup plus. Considérant que plus de 90% de l'ensemble des décès cardiovasculaires se produisent chez les personnes de plus de 60 ans, cet état de fait aurait dû stopper la campagne anti-cholestérol depuis des années. 

Aussi intéressant est le fait que, chez certaines familles avec les taux de cholestérol les plus élevés jamais vus chez des êtres humains, la soi-disant “hyper-cholestérolémie familiale”, les personnes n’ont pas de crises cardiaques plus souvent que les autres et ils vivent aussi longtemps.  (lire l’article et mon commentaire). 

L'ensemble de ces observations suggèrent fortement que l'hypercholestérolémie est seulement un marqueur de risque, un facteur qui est secondaire par rapport à la véritable cause de la maladie coronarienne. Il est aussi absurde d'abaisser le taux de cholestérol afin de prévenir une crise cardiaque que d’abaisser la température élevée du corps pour lutter contre une infection.  

Il a également échappé à l'attention des experts que l'effet des nouveaux médicaments hypocholestérolémiants, les statines, va au-delà d'une baisse du cholestérol. La question est de savoir si leur effet de baisse du cholestérol n’a pas la moindre importance, parce que les statines exercent leur effet de la même manière, que le cholestérol diminue un peu ou fortement. 

Pas de doute, les statines réduisent le risque de mourir d'une crise cardiaque, au moins chez les patients qui en ont déjà eu une, mais le résultat obtenu n’est pas significatif. Dans une des expériences, par exemple l’étude CARE, les chances d'échapper à la mort d'une crise cardiaque dans les cinq ans chez un patient atteint de maladie cardiaque a été de 94,3%, ce qui a été amélioré à 95,4% avec un traitement par statines. 

Pour les personnes en bonne santé avec un taux de cholestérol élevé, l'effet est encore plus faible. L’étude WOSCOPS a étudié cette catégorie de personnes et cette fois les chiffres étaient de 98,4% et 98,8%, respectivement. (ndr: soit 4 /1000 )  Dans les articles scientifiques et dans les publicités des médicaments ces petites effets sont convertis en effet relatif.  Dans l’étude WOSCOPS par exemple, il est mentionné que la mortalité a été réduite de 25%, parce que la différence entre un taux de mortalité de 1,6% dans le groupe contrôle et 1,2% dans le groupe de traitement est de 25%. 

Face à des statistiques précises sur la valeur des statines, presque tous mes patients ont rejeté un tel traitement. Prétendre que les statines réduisent de façon spectaculaire le risque de maladie coronarienne, comme l'a déclaré dans la presse Claude Lenfant, le directeur du National Heart, Lung and Blood Institute, est un détournement de la langue anglaise.  Les chiffres ci-dessus ne prennent pas en compte les effets secondaires possibles du traitement. Dans la plupart des expériences sur les animaux, les statines, ainsi que la plupart des médicaments abaissant le taux de cholestérol provoquent le cancer (90), et ils pourraient le faire chez les êtres humains également.  Dans l'une des expériences sur les statines il y a eu 13 cas de cancer du sein dans le groupe traité par la pravastatine (Pravachol ®), mais un seul cas dans le groupe témoin non traité, un phénomène effrayant qui n'est jamais mentionné dans les publicités ou les directives de santé.   

Il est également alarmant que, dans l'une des plus grandes expériences - l’étude EXCEL - la mortalité totale après seulement un an de traitement avec la lovastatine (Mevacor ®) a été significativement plus élevée chez ceux recevant ce traitement par statine. Malheureusement (ou heureusement), l’expérience a été interrompue avant que de nouvelles observations puissent être faites. Chez les êtres humains, les effets du cancer provoqués par les produits chimiques n’apparaissent pas avant  plusieurs décennies.

Si les statines provoquent le cancer chez les êtres humains, leur faible effet positif peut éventuellement se transformer en un effet négatif beaucoup plus vaste, en raison des effets secondaires qui apparaissent habituellement dans des pourcentages beaucoup plus élevés que ces faibles effets positifs.  Alors que de possibles effets secondaires graves liés aux statines sont hypothétiques, ceux du médicament anti-cholestérol précédent, toujours recommandé par les experts, sont réels. Si l’on considère l'ensemble de ces expériences, la mortalité cardiaque après le traitement avec ces médicaments demeure inchangée et la mortalité totale a augmenté, un élément qui a donné aux chercheurs extérieurs au National Cholesterol Education Program et l'American Heart Association beaucoup de souci. 

Les recommandations alimentaires du panel d’experts représentent le septième changement majeur depuis 1961. Par exemple, le conseil originel de l'American Heart Association de manger autant de gras polyinsaturés que possible a été réduit successivement à l’actuel “un maximum de dix pour cent”. 

Mais pourquoi cette limite ? Il y a sept ans, l'auteur principal des nouvelles lignes directrices, le professeur Scott Grundy, a proposé une limite supérieure de seulement 7%, parce que, comme il l’a fait valoir, un excès de graisses polyinsaturées est toxique pour le système immunitaire et stimule la croissance du cancer chez les animaux de laboratoire et peut aussi provoquer des calculs biliaires chez les êtres humains. Ces avertissements n'ont jamais atteint le public. 

En outre, le groupe d’experts ne tient pas compte de ce qu'un récent examen systématique de toutes les études concernant le lien entre les graisses alimentaires et les maladies du cœur n'a trouvé aucune preuve que la gestion des graisses alimentaires ait un quelconque effet sur le développement de l'athérosclérose ou des maladies cardio-vasculaires ( lire le résumé de l’article – cet article a remporté le Prix Skrabanek en 1998). 

Par exemple, dans un grand nombre d'études, dont celles comprenant le chiffre incroyable de plus de 150.000 personnes, aucune d’entre elles n’a trouvé le modèle prédit de régime alimentaire lipidique chez les patients atteints d'une maladie cardiaque.  Aucune corrélation n’a été constatée entre le modèle de consommation de matières grasses et le degré d'athérosclérose (artériosclérose) après la mort. 

Plus important encore, la mortalité par maladies cardiaques et toutes causes est demeurée inchangée lors de 9 expériences comprenant des changements plus radicaux de graisses alimentaires que ceux jamais proposés par le National Cholesterol Education Program, un résultat qui a été confirmé récemment dans une autre étude (lire l’article et mon commentaire).    

Suggérer que les patients diabétiques devraient obtenir plus de 50% de leur apport calorique à partir de glucides semble un conseil particulièrement mauvais. Une grande quantité d'hydrate de carbone est rapidement transformée en sucre, induisant des changements rapides du sucre sanguin et des niveaux d'insuline, et stimulant par là-même une conversion rapide de sucre sanguin en dépôt de matières grasses et un sentiment de faim chronique. Les patients diabétiques devraient manger plus de matières grasses. Est-ce une coïncidence si la diminution de l'apport de matières grasses chez les Américains au cours de la dernière décennie a été suivie par une augmentation moyenne de leur poids corporel et une augmentation de l'épidémie de diabète ?   

Au lieu de prévenir les maladies cardio-vasculaires les nouvelles directives peuvent augmenter le taux de mortalité des autres maladies, transformer les individus en bonne santé en malheureux hypochondriaques obsédés par la composition chimique de leurs produits alimentaires et de leur sang, réduire les revenus des producteurs de matières grasses animales, nuire à l'art de la cuisine, détruire la joie de manger, et détourner l'argent des soins de santé des malades et des pauvres vers les personnes riches et en bonne santé. Les seuls gagnants sont les médicaments et l’industrie des aliments artificiels, et les chercheurs qu'ils financent.    

Uffe Ravnskov

MD, PhD, chercheur indépendantPorte-parole de THINCS, The International Network of Cholesterol Skeptics  Une version courte du texte ci-dessus a été envoyée à l'éditeur du JAMA (*).  Lire sa réponse

(*ndlr: JAMA - Journal of the American Medical Association)

Si vous désirez les preuves scientifiques de ce qui est écrit ci-dessus, vous les trouverez dans The Cholesterol Myths    

N'hésitez pas à publier ce site n'importe où, mais n'oubliez pas de dire d'où il vient  Publié le 2 Juin 2001, dernière révision le 31 octobre 2003    

Publié dans : Non classé |le 26 septembre, 2008 |4 Commentaires »

La Grande Escroquerie du Cholestérol - par le Dr Duane Graveline

Page d'origine : 

 http://www.spacedoc.net/cholesterol_scam.html 

Biographie/bibliographie de Duane Graveline :

http://www.spacedoc.net/Graveline_bio.htm

                                              nasa20scientist20astronaut20duane20graveline.gif                     statindrugssenew.gif  

Pendant près de quatre décennies, on a enseigné aux professions médicales que le cholestérol était le responsable des maladies cardiovasculaires, parce qu’on en trouvait dans les plaques d'athérosclérose. 

Maintenant, quarante ans plus tard, la fréquence de l'athérosclérose reste inchangée et nous sommes devenus une nation de moutons complètement gras avec notre épidémie actuelle d'obésité de masses et de diabète de type 2. Pendant quarante ans, on a dit à nos médecins et à leurs patients que le cholestérol était leur ennemi.

 Ce véritable désastre a été alimenté par un scientifique nommé Ancel Keys et ses études des habitudes alimentaires des Italiens et des populations environnantes, et sa conviction qu'une alimentation à faible taux de cholestérol était le secret des bienfaits CV du régimes méditerranéen. 

Keys croyait si fortement en son hypothèse, que lorsque 14 de ses 22 études l'ont démentie, il les a ignorées. Quand ses données ont été finalement présentées aux décideurs de Washington, elles furent basées uniquement sur les sept études qui souscrivaient à sa philosophie originelle, et cela devint notre régime national.     

Maintenant, les études des statines sur une longue période ont révélé que le rôle du cholestérol dans les maladies CV est extrêmement faible. Je dis extrêmement parce que, semaine après semaine, les résultats de la recherche s'accumulent, démontrant la non-pertinence du cholestérol. 

L'inflammation est la cause de l'athérosclérose, nombreux sont ceux qui le disent maintenant.  Les statines ont des effets impressionnants parce qu’elles sont de puissants agents anti-inflammatoires, diminuant le risque CV indépendamment de la réponse du cholestérol.  Elles le font par l'intermédiaire de l'inhibition du facteur nucléaire kappa B (NF-kB), l'essentiel de tout de notre système de défense immunitaire. Pourquoi donc continuer de se focaliser ainsi sur le cholestérol ?     

Les organisations médicales commencent enfin à s'éveiller à cette réalité et ont publié au cours de l'année dernière des vérités surprenantes.

Le 23 Septembre 2004, trente-cinq de nos éminents médecins, épidémiologiste et d'autres scientifiques ont écrit aux patrons de nos National Institutes of Health, National Heart, Lung and Blood Institute et au National Cholesterol Education Program (NCEP) pour exhorter à une révision indépendante des études scientifiques sur lesquelles les nouvelles orientations du cholestérol étaient basées. 

Ils ont accusé les auteurs de ces nouvelles orientations d'un manque total d'objectivité, car huit de ces neuf auteurs avaient des liens financiers directs avec l'industrie pharmaceutique.  

Les signataires de cette lettre de protestation incluent des personnalités médicales telles que John Abramson MD de Harvard, Jerome Hoffman MD de l'UCLA, et David Brown, MD d'Albert Einstein et Beth Israël. 

Leur lettre a émis quatre objections majeures aux directives du NCEP.  1) Les éléments de preuves ne supportent pas l'extension des directives pour les femmes présentant un risque modéré.
2) Les éléments de preuves ne supportent pas l'extension des directives pour les personnes âgées sans maladie cardiaque
3) Ils ont fait valoir que l’extension des directives aux diabétiques sans maladie cardiaque était de toute évidence injustifiée et :
4) Ils ont observé que tripler le nombre de personnes sous statines, conformément aux nouvelles directives NCEP ne procurait de bénéfice à aucun patient, atteint ou non de maladie cardiaque. 

Duane Graveline MD MPH
Ancien chirurgien de l’US Air Force
Ancien astronaute de la NASA
Médecin de famille retraité 
  

Publié dans : Non classé |le 26 septembre, 2008 |Pas de Commentaires »

La Complicité des Agences Sanitaires dans la Super-cherie du Cholestérol

En provenance du site australien :

 doctordangerousbanner3.jpg

Empowerment Products Pty Ltd
P.O. Box 1400
Mudgeeraba Qld 4213 Australia

E-mail: sales@doctorsaredangerous.com  

par Bill Sardi 

L'article en anglais :  http://www.doctorsaredangerous.com/articles/statin.htm

La révélation que les statines pouvaient avoir peu ou pas d'avantages, comme ce fut révélé dans une long article en couverture du magazine Business Week (BW)  le 28 janvier, pose la question: comment est-on allé dans la mauvaise direction aussi longtemps? 


Comme l'article de BW l’a souligné, les statines « sont les meilleures ventes de médicaments dans l'histoire, utilisés par plus de 13 millions d'Américains et 12 autres millions de patients dans le monde, produisant 27,8 milliards de $ de chiffre d'affaires en 2006. »    
Comment peut-on se poser la question des avantages d'un tel médicament, demande BW, quand ils sont « censés être tellement indispensables que, selon les directives officielles du National Cholesterol Education Program (NCEP), 40 millions d'Américains devraient les prendre. Certains chercheurs ont même suggéré – en ne plaisantant qu’à moitié - que ces médicaments devaient être mis dans l'approvisionnement en eau, comme le fluorure pour les dents. Et il est presque impossible d'éviter les rappels de l'industrie disant que ces médicaments sont d’une importance vitale. Une campagne télévisée et de journaux pour une statine, approuvée par le Dr Robert Jarvik, inventeur du cœur artificiel, proclame que ce médicament « réduit le risque de crise cardiaque de 36% … chez des patients atteints de multiples facteurs de risques pour les maladies cardiaques. »    

L’escroquerie du cholestérol révélée   Mais l’escroquerie des statines a enfin été déjouée quand, après deux années de retards pour publier des données d'une grande étude portant sur Zetia, un hypocholes-térolémiant qui inhibe l'absorption du cholestérol des aliments, et de Vytorin, qui est une combinaison de Zetia et de Zocor, n'a révélé aucun avantages pour la santé.  Même si cette combinaison de médicaments abaisse le taux de cholestérol mieux qu’un médicament seul, il n'a pas pour effet de réduire la formation de plaque dans les artères et ne confère pas de réduction de la mortalité.  En fait, une précédente étude publiée l'année dernière dans la revue britannique The Lancet par les Drs. John Abramson de la Harvard Medical School et M. James Wright MD de l'Université de la Colombie-Britannique, n'a pu trouver aucune preuve d'une réduction de la mortalité cardiaque dans un examen de toutes études publiées sur les statines.  [The Lancet 2007; 369:168-169]       

Falsification des chiffres  Le rapport de Business Week affirme que les statines ne bénéficient qu’à 1 utilisateur sur 100, mais prétendent réduire le risque de crises cardiaques non-mortelles de 36%. Mais il s’agit d’un chiffre relatif, et non d’un chiffre brut. Environ 3% des patients prenant un placebo inactif connaîtront une crise cardiaque par rapport contre 2% pour ceux ayant pris une statine, censée réduire le risque de plus de 30 pour cent. Mais dans les chiffres brut, il n’y a que de 1% de réduction des risques.  Ce type de publicité trompeuse échappe aux directives de la Federal Trade Commission. Mais les organismes de santé publique, agissant comme agents de publicité gratuite pour les fabricants de statines, répercutent cette annonce, lui donnant un complément de crédibilité.   

La complicité des organismes de santé publique 

Les articles publiés sur des sites Web administrés par la Food & Drug Administration et les National Institutes of Health répètent cette affirmation trompeuse. En fait, une récente publication par le NIH prétend que les statines réduisent le risque de mort subite par crise cardiaque de 19%, alors que dans les chiffres réels, cette réduction n’est que de 0,8% (réduction de 3,8 à 3,0%, au-delà de 4,4 ans).   Comment la FDA a-telle pu approuver ces médicaments, sauf en ignorant ces faits? Pourquoi est-ce que la FDA donne aux sociétés pharmaceutiques deux ans pour rapporter des données critiques sur l'efficacité d'un médicament sauvant la vie ?      

Est-ce que les bienfaits l'emportent sur les risques d'effets secondaires ?  Pendant des années, il y a eu des critiques comme quoi les statines n’étaient pas totalement sures, qu'elles entraînaient des douleurs musculaires et des problèmes de santé mentale. Mais les défenseurs des statines ont affirmé à maintes reprises que les avantages des statines l'emportaient de loin sur les risques, censées toucher entre 2 et3% d'utilisateurs. Mais le rapport de BW cite que des effets secondaires surviennent chez 10 à 15% des utilisateurs, ce qui est confirmé par les recherches actuelles. [Les avis Lipidology août 2007; 18(4):401-8].  Les risques de graves effets secondaires l'emportent de loin sur tous les avantages supposés.   

La collusion des revues médicales 

D'autres dans la médecine moderne sont également complices de ce subterfuge. Le texte suivant est un exemple. Le 8 avril 2004, le New England Journal of Medicine a publié un rapport faisant autorité sur le recours à des médicaments anti-cholestérol chez les patients hospitalisés pour un syndrome coronarien aigu (crise cardiaque aiguë angor instable). L'étude, menée par des chercheurs du Brigham and Women's Hospital et du Harvard Medical School à Boston, a enrôlé 4162 patients dans 349 sites et 8 pays. [New England Journal Medicine 350: 1495-1504, 8 avril 2004] 

L'étude a comparé l'application de la dose-standard (40 mg) de pravastatine (Pravachol) avec des haute doses d’anti-cholestérol (80 mg) d'atorvastatine (Lipitor). Le tableau ci-dessous semble montrer un léger avantage (environ 4-5% de différence) dans la réduction de la mortalité pour la dose élevée de statines. Ce léger avantage est présenté comme une réduction de 16% du risque relatif. Ces chiffres relatifs sont utilisés pour amplifier les effets de ces types de traitements intensifs. Examinez le tableau ci-dessous, tel qu’il est publié dans le New England Journal of Medicine    OK, la complicité de la médecine moderne dans ce crime est inscrite noire sur blanc. Le New England Journal of Medicine a publié une correction des chiffres ci-dessus deux ans plus tard (le 16 février 2006), dans une obscure dernière page du Journal. Ce qui suit est une image numérisée de ce avis de correction. Voici les chiffres corrigés : 

6 months  12 months  18 months  24 months  30 months 
Thérapie Standard      
Pravastatin:  1701  1542  1449  896  224 
Atorvastatin:  1752  1590  1515  950  231 
Thérapie intensive 

La thérapie par statine à haute dose (atorvastatine) semble avoir légèrement augmenté le risque de mort plutôt que réduit.

Il n'y a aucune explication quant aux raisons pour lesquelles les premier-chiffres étaient incorrects, ni pourquoi le New England Journal of Medicine n'a pas retiré ce document, qui trompe encore de nombreuses personnes. Ni pourquoi les médecins des institutions ci-dessus mentionnées n’ont pas donné plus de publicité à cette correction. 

Dans son rapport intitulé « Est-ce que les statines sont analogues à la vitamine D? » le Dr Grimes affirme que le concept de statines peut provenir de la vitamine D, car elles semblent être des modifications moléculaires de cette vitamine. Une étude plus récente confirme que les statines augmentent de façon modeste les taux de vitamine D. (Voir le tableau ci-dessous).  

La toxicité hépatique transformée en un bénéfice de santé 

Parce que ces statines analogues à la vitamine D ont des effets indésirables toxiques pour le foie, il semble que leurs inventeurs pharmaceutiques aient transformé cet inconvénient en un soi-disant avantage : qu’elles empêchent la production de cholestérol dans le foie. En comparaison, tout produit à base de plantes qui augmente le niveau des enzymes du foie serait rapidement retiré du marché par la FDA et déclaré une toxine du foie. Mais la FDA a permis que les statines toxiques pour le foie soient commercialisées et vendus à des millions d'Américains.    

Bénéfices de santé communs des statines et de la vitamine D 

Si les statines ont néanmoins une qualité, c'est d’augmenter modestement les niveaux de vitamine D. Quelles sont les conséquences de cette action commune des statines et de la vitamine D sur l'accumulation de plaque dans les artères avec l'âge?  Vous serez surpris d'apprendre que seulement environ 3% de la plaque artérielle est du cholestérol et 50% est du calcium[Revue internationale de cardiologie 1991 Nov; 33 (2) :191-8]

Des chercheurs en Allemagne ont souligné qu'une carence en vitamine D entraîne une calcification et que « presque tous les plaques athéroscléreuses sont calcifiées ». [Les avis Lipidology 2007 Feb, 18 (1) :41-6] Des patients ayant une néphropathie au stade terminal, avec une calcification artérielle sévère, ont des taux de mortalité qui sont 10 à 20 fois plus élevé que la population générale.[Current Opinion Lipidology 18:41–46: 2007] La présence de calcification artérielle est un facteur prédictif de 5 ans de survie maximum. La calcification entraîne la rigidité des artères.

Le cholestérol, d’autre part, est mou et souple et n’entraîne pas de durcissement des artères. La vitamine D est un agent anti-calcification. [Séminaires de dialyse en 2005 Jul-Aug; 18 (4) :307-14] Une carence en vitamine D augmente le risque de maladie cardiaque.[Circulation January 7, 2008 ; Current Opinion Clinical Nutrition Metabolism Care. 2008 Jan; 11(1):7–12] Les crises cardiaques surviennent plus fréquemment en hiver lorsque les niveaux de vitamine D sont faibles. [Chronobiology International 2005; 22(6):1121–35; International Journal Epidemiology 1990 Sep; 19(3):559–63]

Le recours à des suppléments de vitamine D réduit le risque global de mortalité d'au moins sept fois plus que les statines.   

Archives Internal Medicine 2007 Sep 10; 167(16):1730–7    La médecine moderne a mal orienté le public et de nombreux professionnels de santé en pensant que le cholestérol, et non le calcium, était le principal coupable dans la maladie coronarienne De cette façon, les patients tirent un sentiment erroné de la santé cardiaque, et les médecins maintiennent un niveau élevé de malades à traiter.  

 Cholestérol ou calcium ? 

Il est instructif de comparer l'apport alimentaire de cholestérol et de calcium avec le taux de mortalité par maladies coronariennes et par accidents vasculaires cérébraux de divers pays. Il est évident que le cholestérol alimentaire n'a pas de relation significative avec la maladie coronarienne alors que le calcium en a une. 

Relation entre le cholestérol alimentaire et le calcium dans la maladie coronarienne, par pays 
Japan  China  Britain  USA 
Consommation de cholestérol alimentaire en milligramme /jour (moyenne)
Hommes
Femmmes 

 446
359 

218
146 

299
220 

348
244 
Consommation de calcium alimentaire en milligrame /jour (moyenne)
Hommes
Femmmes 

605
607 

356
256 

1013
843 

882
699 
Taux de mortalité, selon l'âge infarctus/ maladie coronarienne pour 100,000
Hommes
Femmmes 
57
20 
54
36 
267
139 
202
84 
Source: Zhou BF, et al, Nutrient intakes of middle-aged men and women in China , Japan , United Kingdom , and United States in the late 1990s: the INTERMAP study. Journal Human Hypertension 17: 623–30, 2003. 

 Dissuader le public de prendre de fortes doses de vitamine D 

Mais quelque chose devait être fait pour détourner le public des pilules de vitamine D. Ainsi, un avertissement trompeur a été fait disant qu’une forte dose de vitamine D entraînait des calcifications des artères et que les sociétés pharmaceutiques devaient inventer des versions synthétiques de vitamine D qui ne provoquent pas de calcifications des tissus dans tout le corps.    

Pour que la vitamine D entraine une calcification, il faudrait une dose équivalente pour l'homme de 21,000,000 d’unités internationales (UI) pour le faire. [Current Opinion Lipidology 2007 Feb; 18(1):41–6] Une personne devrait prendre plus de 52,000 400-UI de pilules de vitamine D des pilules pour ce faire.  Les directives de santé de divers organismes publics tentent d'écarter le public de supposées fortes doses de vitamine D. Un Institut National en ligne de Guide de Santé dit que 2000 UI est la «limite de sécurité supérieure».   

Mais cette limite est absurde. 30 minutes d’exposition du corps au soleil d’été à midi produisent environ 10,000 UI de vitamine D naturelle et la surcalcification ne se produit pas à partir de la production de vitamine D solaire. Deux personnes ont consommé par inadvertance des sucres en morceaux bourrés de vitamine D et leur apport a été de 1,7 millions d'unités par jour. Il a fallu sept mois avant que des maux de tête et des effets secondaires gastriques les aient obligés à voir un médecin, et les symptômes ont diminué avec l’arrêt de l'usage du sucre en morceaux. [Lancet. 2002 Feb 23; 359(9307):672

 Il est temps pour les millions d'Américains qui prennent des statines d’affronter leurs médecins, et de s'informer sur la substitution des statines à 3 $ par jour par une pilule de vitamine D à 10 cents.   

                                                                                                                                                           21 janvier 2008 

DISCLAIMER

This information is not intended as medical advice. I encourage everyone to make their own health care decisions, with advice from qualified professionals.    

Publié dans : Non classé |le 25 septembre, 2008 |8 Commentaires »

Cholestérol, Mensonges et Propagande, le nouveau livre du Dr de Lorgeril

Après son dernier livre, véritable coup de pied dans la fourmilière (”Dîtes à votre médecin que le cholestérol est innocent…”), le Dr de Lorgeril récidive afin de se défendre contre ses détracteurs et confirmer ses théories.

 Violemment attaqué par une certaine presse, les labos pharmaceutiques et les “autorités médicales autoproclamées” - n'ayant pas hésité à le traîter d'inconscient (voire d'assassin) - le Dr de Lorgeril a beaucoup de choses à dire.

A suivre avec une extrême attention (parution 18 sept. 2008):

 http://www.amazon.fr/Cholest%C3%A9rol-Mensonges-propagande-Michel-Lorgeril/dp/2916878173/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1221383052&sr=1-1

 

  couv20cholesterol20ok2030020dpi.jpg 

 

 1223729340copie20de202820cholesterol2024.jpg

 

 

 

  

 

Publié dans : Non classé |le 25 septembre, 2008 |Pas de Commentaires »

Le déficit dramatique en Co-enzyme Q10 provoqué par les statines

Meijer, Melchior

Statins - Miracle drug or tragedy? 

 Article publié dans le magazine hollandais Algemeen Dagblad le 10 janvier 2004. Lisez aussi ce qui est arrivé au journalitse après la publication de son article !  

 Cette caractéristique des statines et de leurs effets indésirables a été publiée le 10 janvier 2004 dans le magazine néerlandais Algemeen Dagblad. L'article a conduit à de violentes attaques contre son auteur. Dans une émission télévisée à grande écoute, des médecins et des journalistes complices l’ont accusé d’avoir diffusé délibérément des informations fausses, partiales et potentiellement mortelles. Cela s’est finalement terminé dans le Conseil de la presse néerlandaise, où il a été accusé par une organisation de patients financée par l’industrie pharmaceutique. Le Conseil a conclu: «Bien que l'article soit discutable (« although the article is coloured »), l'auteur a présenté suffisamment de preuves journalistiques pour l’écrire ». L'accusation a été déclarée sans fondement. En dépit de ce jugement et, bien que cet article ait suscité des centaines de réactions de la part des lecteurs (parmi lesquels des médecins) qui ont rapporté de graves effets secondaires, ce rapport n’a jamais eu de suites. 

Les statines : médicament miracle ou tragédie ? 

 par Melchior Meijer

Les statines, ces médicaments qui font baisser notre “mauvais” cholestérol, sont prescrites comme si c'était de l'aspirine. Non seulement dans la “folle” Amérique, mais également aux Pays Bas. Cette année nous en avons ingurgité pour environ 320 millions d'euros et la tendance est à l'augmentation de par notre population vieillissante. La poule aux œufs d'or de l'industrie pharmaceutique sauve des vies. Proclame l'industrie. Ainsi que la plupart des médecins. Mais un nombre croissant de scientifiques inquiets commence à envoyer des SOS. “Les statines évitent quelques crises cardiaques, mais elles provoquent également l'insuffisance cardiaque chronique”, explique un cardiologue.

Un collègue : Je crois que les gens qui prennent ces médicaments devraient être vraiment, vraiment alertés”.

Êtes-vous sous Lipitor ? Félicitations ! En prenant Lipitor (…) vous êtes sur la bonne voie pour le bon taux de cholestérol. Sur le site Pfizer en néerlandais, ceux qui viennent juste d'obtenir une ordonnance pour les médicaments anti-cholestérol à la mode Lipitor sont accueillis comme le Fils Prodigue. Le message est clair comme du cristal: faites exactement ce que Pfizer dit - ce qui signifie généralement prendre le médicament pour le restant de votre vie - et la terrible limousine noire ne passera pas devant votre porte avant des décennies. Sur l'arrière-plan, des baby boomers actifs et en forme font de la bicyclette joyeusement et passent un bon moment. Ensemble, nous allons vaincre ce maudit cholestérol. Rejoignez le club !

Le Lipitor (atorvastatine) est un des excellents membres de la famille des inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase, le plus souvent appelé «statines». En 1987, le géant pharmaceutique Merck a été le premier à lancer ce médicament sous le nom de Mevacor (lovastatine). Mevacor n'est rien de moins qu'une révolution. Enfin, il était possible de normaliser des niveaux même très élevés de cholestérol. Il suffit uniquement de prendre une pilule par jour. Finie l'époque des régimes inquiétants et inhumains, réduisant la cuisine du patient au pain en carton-pâte et aux carottes. Plus de poudres amères vous rendant terriblement malade. Et, ce qui est encore mieux: les statines n'affectent pas le «bon» cholestérol HDL.

 Maintenant, dix-sept ans plus tard, toutes les grandes sociétés pharmaceutiques ont commercialisé leur propre statine.Certaines sont un peu plus puissantes que d'autres, mais elles font toutes essentiellement la même chose. Des millions de personnes partout dans le monde prennent avec obéissance chaque jour leur Zocor, Lipitor, Lescol, Crestor, Pravachol et autres clones. “Les statines sont le nouvel aspirine”, a proclamé récemment le chercheur Rory Collins dans la revue médicale The Lancet, se référant aux “fantastiques” résultats de son étude de protection cardiologique.   

Son expérimentation durant 7 années avec 20 000 Britanniques, partiellement payés par Merck, a montré que les statines offraient à tout le monde une légère protection contre une attaque cardiaque. Les gens d’un certain âge, les jeunes, les hommes, les femmes, les personnes avec un taux de cholestérol très élevé et les personnes avec un taux normal ou même avec un faible taux de cholestérol. Notre propre spécialiste de l’athérogénèse, le Prof. Anton Stalenhoef de l’université de Nimègue s’est exprimé un peu plus subtilement, mais s’est néanmoins félicité des résultats les considérant comme “extrêmement positifs”.

Il a même appelé les statines “la nouvelle pénicilline”. Cela doit être très agréable d’être employé par des sociétés comme Merck, Astra-Zeneca, Novartis et Pfizer de nos jours. Il semble que leurs traitements diminuant le taux de cholestérol à 1000 euros par personne et par an atteindra des ventes inégalées dans les années à venir.

 Il existe, toutefois, des médecins et des scientifiques qui montrent la croisade de cette pilule miracle lucrative avec les yeux d'Argus (ndt: un regard pénétrant). Dans des revues médicales réputées, ils mettent en garde contre des effets secondaires négatifs lors d’une utilisation sur le long terme. Leurs doutes ne sont pas du tout bénins. L'utilisation de statines pourrait avec le temps favoriser le cancer, l'insuffisance cardiaque chronique et des problèmes de mémoire, disent-ils; les effets secondaires que nous ne trouvons pas dans la notice d’information.   

Une médecine cardiaque provoquant une insuffisance cardiaque? Début 2002, un groupe de cardiologues australiens demandaient dans l'American Journal of Cardiology une étude indépendante sur ce supposés paradoxal “effet secondaire”. L'insuffisance cardiaque chronique, une maladie invalidante dans laquelle le muscle cardiaque lentement mais sûrement perd sa capacité à pomper, est de plus en plus fréquente dans le monde occidental. Tellement courant, qu'il ne peut être expliqué par le vieillissement de la population et le nombre croissant de personnes survivant à un problème cardiaque aiguë, d'après les auteurs de l'article. Ils ajoutent que « les médecins attentifs partout dans le monde soupçonnent un risque dans la prescription  généreuse de statines ».   

Bien sûr cette suspicion n'est pas tombée d’un grand ciel bleu. “Les statines font des victimes - un grand nombre de victimes - et on voit maintenant assez clairement comment elles le font,” est le commentaire audacieux du cardiologue Peter Langsjoen de Tyler, Texas, USA. Langsjoen a renoncé à une carrière attrayante dans un hôpital universitaire afin de consacrer sa compétence à ce qu'il appelle «l’insuffisance cardiaque congestive induite par les statines». Langsjoen: « Les statines bloquent l'enzyme HMG-CoA réductase ».   Cette enzyme est responsable de la production d'une substance appelée «mevalonate».

La mevalonate à son tour est le précurseur à la fois du cholestérol et de la co-enzyme Q10. Cette Q10 - aussi appelée ubiquinone, car elle est impliquée dans des myriades de processus physiologiques - est essentielle à la fonction des mitochondries, les usines d'énergie dans nos cellules. Une personne consommant des statines, non seulement prive le corps de son cholestérol, mais aussi d'une grande partie des Q10 que l’organisme produit habituellement. Plus la dose de statines est élevée, moins ces deux facteurs essentiels seront à la disposition du corps.   

La cellules dépendant le plus de la Q10 sont celles du système nerveux, les muscles du squelette, mais plus particulièrement celles du muscle cardiaque. les cellules du muscle cardiaque se gavent littéralement elles-mêmes de Q10. Si elles n’en obtiennent pas assez, elles vous lâcheront, tôt ou tard. C'est le moment où le patient présente des symptômes d'insuffisance cardiaque. Les utilisateurs de statines les plus âgés développeront des niveaux dangereusement bas dans les 6 à 12 mois. Pour les plus jeunes, il peut s'écouler plusieurs années avant que les problèmes ne se manifestent.

Quels sont les symptômes? Principalement une extrême fatigue et des douleurs musculaires et articulaires, selon Langsjoen. Plus tard, l'essoufflement peut suivre. « Je vois 2 à 3 nouveaux cas d’insuffisance cardiaque induite par les statines chaque semaine dans ma clientèle. La première chose que je fais est de mesurer leurs niveaux de Q10 et de les augmenter avec un complément. D'ailleurs, au Japon, le complément Q10 est une démarche de routine chez les patients souffrant d'insuffisance cardiaque congestive. Le traitement est bien documenté.»  

L'année dernière, Langsjoen a publié ses propres recherches dans lesquelles il observé que les deux tiers des personnes âgées sous statines montraient des signes de “dysfonction diastolique”, un des premiers signes de l'insuffisance cardiaque, après seulement six mois de traitement. « Les médecins prescrivent ces médicaments avec résignation et insouciance (reckless abandon). Nous parlons de choses extrêmement difficiles.»”  Au cours de l'été 2001, un nombre impressionnant de personnes est “soudainement” mort de rhabdomyolyse, un «rare mais très grave effet secondaire des statines». Toutes ces personnes étaient sous Baycol / Lipobay (cérivastatine), une statine que Bayer a commercialisée trois ans plus tôt.

Quand une stratégie agressive de déni ne fonctionne pas, l’entreprise ne voit pas d'autre solution que de retirer la pilule qui était leur fer de lance sur le marché.    Est-ce que Baycol / Lipobay étaient bien plus dangereux que leurs sœurs de la concurrence? «C'était une statine très puissante», explique Langsjoen. « Mais le lipitor de Pfizer est seulement un peu moins puissant et ne tuera donc qu’un peu moins de personnes. Une statine est une statine.»

Après l’incident du Baycol/Lipobay, un groupe de scientifiques, dirigé par le biochimiste italien Gian Paolo Littarru, envoya une pétition à la FDA et aux autorités sanitaires de l'UE. Extrait de cette pétition: «Il se peut que les décès signalés à propos de cette statine soient la partie visible de l'iceberg. (…) L'importance du déficit en Q10 avec la statine observée ne doit pas être sous-estimée.  Il existe des éléments démontrant que nous médecins, avec les meilleures intentions du monde, sommes en train de créer une situation de danger mortel chez des millions de patients en bonne santé. Les conclusions de la recherche montrent que le fait d'adjoindre cette humble molécule pourrait éviter des souffrances et des frais considérables. “    

Est-ce que les compagnies pharmaceutiques, avec toutes les compétences et la technologie qu’elles peuvent acheter, ignorent vraiment ce que les médecins individuels constatent avec des moyens assez simples? Détiennent t-elles des informations inconnues, montrant que ces médecins inquiets tiennent le mauvais bout du bâton?    Une trop grande curiosité de l'extérieur n'est pas apprécié dans ce domaine. Une  personne qui enquête ne peut obtenir de véritables informations, sauf en utilisant des méthodes illégales. Mais nous pouvons affirmer avec certitude que l'industrie est consciente de ce problème. Merck & Co Inc. a déposé les brevets US 4929437 US 4933165 respectivement le 29 Mai et le 12 Juin 1990, chacun déclarant: une composition pharmaceutique comprenant un transporteur pharmaceutique et un antihypercholestérol efficace inhibiteur de l'HMG-CoA réductase et une quantité de co-enzyme Q10 efficace pour contrecarrer les inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase associés aux myopathies des muscles du squelette. Merck revendique les droits exclusifs d’une association de statines et Q10. La combinaison vitale n'a jamais été réalisée. Apparemment, Merck n'avait pas envie de faire cette combinaison de médicaments, les concurrents ne pouvaient pas le faire.    

“Nous sommes au début de la plus grande tragédie médicale que l'humanité ait jamais vue”, dit le cardiologue Langsjoen.

« Jamais auparavant dans l'histoire les professions de santé n’ont sciemment provoqué un déficit en éléments nutritif mettant en danger la vie de millions de personnes en bonne santé, simplement en restant les bras croisés avec arrogance et en attendant de voir ce qui va se passer.

Je ne peux m'empêcher de regarder ma merveilleuse profession avec un mélange de douleur et de mépris. » 

Pourquoi est-ce que l'industrie pharmaceutique ne met par sur le marché une formule simple qui pourraient empêcher une catastrophe et dans le pire des cas, être inoffensive ?  Dans le groupe relativement restreint de médecins indépendants et de scientifiques débattant de cette question ouvertement, une explication prévaut. “Une combinaison de pilule doit passer à nouveau par tous les essais cliniques», explique le biochimiste Christian Allan, ayant travaillé au National Institutes of Health, dans le forum du Réseau International des Sceptiques du Cholestérol (THINCS). “Ils devraient former quatre groupes. Un groupe recevant un placebo, un groupe prenant la combinaison de médicaments, un groupe prenant la statine seule, et un groupe ne recevant que la supplémentation Q10.

Maintenant, de petites études ont montré de nets avantages cardiovasculaires avec la supplémentation Q10. L’essai pourrait donc trouver que les personnes ayant seulement pris la Q10 se portent aussi bien ou même mieux que les groupes prenant la combinaison ou les statines.  Cela doit être un cauchemar pour l'industrie. Ils doivent investir une fortune, seulement pour démontrer qu’un “inutile” supplément est aussi efficace et surtout beaucoup plus sûr que leurs milliards de dollars de médicaments de synthèse.

“Et pourquoi l'industrie prendrait-elle un tel risque? Les scientifiques s'inquiètent d'observer une “grande ignorance professionnelle” sur le terrain. Une majorité de médecins n'est même pas conscient du fait que la Q10 joue un rôle crucial dans la production d'énergie cellulaire. Le cardiologue Langsjoen: “Ils pensent que c'est une sorte d’élixir miracle, dans la même catégorie que le cartilage de requin et vinaigre de pomme.”  

Pour être parfaitement clair, les statines offrent une certaine protection contre notre première cause de décès, l’infarctus du myocarde. Cette protection est indépendante de la réduction du cholestérol. Les personnes ayant de faibles niveaux de cholestérol en bénéficient tout autant que les personnes ayant des niveaux élevés, tandis que ceux dont le niveau de LDL reste assez élevé (ndlr : malgré la prise de médicaments) ont le meilleur pronostic. 

 Par coïncidence les statines possèdent de fortes propriétés anti-inflammatoires et sont en mesure de stabiliser les plaques d'athérosclérose responsable de crises cardiaques. Cela sauve des vies. Mais les compagnies pharmaceutiques déforment la réalité. Sans mentir, elles peignent une image quelque peu trompeuse, une manière de jouer avec des nombres. Un bel exemple est WOSCOPS, qui a examiné l'effet de la pravastatine sur les personnes en bonne santé à très fort taux de cholestérol. Aux Pays-Bas, ce groupe est presque automatiquement mis à vie sous statines. Dans ses publications le fabricant présente un impressionnant 25 % de réduction des risques.

Mais qu'est-ce que cela implique? Existe-t-il 25 décès cardiaques de plus dans le groupe n’ayant pas pris le médicament? Pas du tout. Après cinq ans, 98,8 pour cent des patients prenant du Pravachol étaient encore en vie. Dans le groupe placebo «seulement» 98,4 pour cent était encore en vie et actifs. La réduction du risque relatif - la différence entre 1,2 et 1,6 - est en effet 25 pour cent, une différence seulement statistiquement significative. Cet effet modeste est éclipsé par plusieurs études montrant une mortalité tout à fait inquiétante par cancer dans les groupes traités.

Tristement célèbre est l’expérimentation dénommée CARE. Douze femmes dans le groupe des statines ont développé un cancer du sein, comparativement à seulement une dans le groupe témoin. Une autre grande étude, le projet vedette EXCEL de la lovastatine de Merck, a été arrêté après seulement onze mois, parce que le groupe Mevacor provoquait 275 % de morts supplémentaires, principalement du cancer.

 Dans les expérimentation sur les animaux, la thérapie par statines provoque presque toujours un cancer et une mort prématurée, mais selon l’industrie, il est impossible d'extrapoler ces «critères d'évaluation difficile» aux êtres humains. Le même argument qu'ils utilisent en ce qui concerne une étude suisse, a récemment été publié dans Nature Medicine. Elle a montré que le Lipitor, le Mevacor et le Provachol retiraient effectivement le cellules-T d'assistance, les Forces Spéciales du système immunitaire.   

Les auteurs constatent une puissance immunosuppressive des statines tellement impressionnante, qu'ils leur imaginent un rôle dans les transplantations. Formidable. Pour les patients recevant un 'nouvel' organe. Mais est-ce qu’un baby boomer en bonne santé avec un peu de cholestérol doit accepter joyeusement une démolition de son système immunitaire? Certains cancers aiment un système immunitaire  déprimé. En 1996, les chercheurs Newman et Hulley ont écrit dans le Journal of the American Medical Association, en ce qui concerne le risque de cancer: «Les expériences réalisées à ce jour suggèrent que le traitement par statine doit être évité, sauf chez les patients avec un risque élevé et immédiat [d'une crise cardiaque.] “ 

Le Dr Jörgen Vesti-Nielsen, un médecin de Karlshamn, Suède, a récemment remarqué deux mécanismes possibles pour la stimulation du cancer. Dans une discussion avec des collègues, il dit: «A faible dose, les statines stimulent l'angiogenèse, la formation de nouveaux vaisseaux sanguins. Les tumeurs ont besoin d'éléments nutritifs et donc de sang pour leur croissance. Ils dépendent d'un vaste réseau de petits vaisseaux. Sans la formation rapide d'un tel réseau, une tumeur peut même ne pas se développer. Toute substance stimulant la production de nouveaux vaisseaux contribue au déclenchement et à la propagation du cancer. 

En outre, une étude finlandaise indique que les statines rendent les cellules moins sensibles à l'insuline. Qui pourrait encore nier que la résistance à l'insuline est un mécanisme important derrière plusieurs formes de cancer? “De très fortes doses de statines semblent supprimer l'angiogenèse. Toutefois, la grande majorité des personnes ayant un risque modéré de problèmes cardiovasculaires sont soumises pour toute leur vie à un traitement à faibles doses.

 A son grand désespoir, l’ancien astronaute et médecin de la NASA en retraite le Dr. Duane Graveline de Floride, a perdu tous les souvenirs de sa vie d'adulte deux fois. Les deux fois, cela s’est produit environ cinq semaines après qu’il ait été mis sous Lipitor. L’équipe des urgences lui a dit qu'il avait subi des épisodes d’Amnésie Globale Transitoire, une affection rare, non enregistrée comme effet secondaire des statines. Graveline est devenu extrêmement préoccupé, sachant que son problème pourrait être le signe d'un début de démence.

Jusqu'à ce qu'il parle au Dr Béatrice A. Golomb, une neuroscientifique à la recherche d'effets secondaires inconnus des statines. Elle lui a appris qu'il n’était certainement pas le seul utilisateur de statines qui tout d'un coup était tombé dans un « grand trou noir pendant quelques heures.»  Le Dr Golomb, rassemblant des données pour le compte des National Institutes of Health, publiera les résultats d'une étude indépendante en 2004. Après une publication dans la presse, elle a reçu des centaines de réactions de la part des patients et des médecins. Elle est convaincue qu’il y a un rapport de cause à effet entre l'utilisation des statines, TGA (ndt: amnésie) et d'autres problèmes cognitifs.   

Est-ce que Graveline, Golomb et d'autres médecins sont hantés par des terreurs imaginaire? Dans les données que les fabricants doivent présenter s'ils veulent l’approbation pour un nouveau médicament, l’amnésie transitoire globale n'est pas mentionnée. Un tel problème grave doit-il se présentent immédiatement?

Le biochimiste et “debunker de la fraude dans la science médicale” (ndt: Le debunking -de l'anglais to debunk: démystifier - désigne l'action de prouver l'inexactitude de théories en utilisant les divers outils de la logique et de la science. Les debunkeurs appliquent ces outils à ce qu'ils considèrent comme faux, non scientifique ou anormal)

Joël M. Kaufmann de l'Université de Philadelphie (Prof. émérite) a examiné certains rapports et a trouvé une explication peu flatteuse. “Les compagnies pharmaceutiques scindent parfois un effet indésirable grave en plusieurs effets secondaires mineurs, afin que leur médicament soit approuvé”, a-t-il dit récemment dans une conférence.   «Il s'agit d'une méthode éprouvée afin de maintenir les effets néfastes vraiment alarmants au-dessous des 1%.»

L’Amnésie Transitoire Globale peut être divisée en catégories comme la confusion, une faiblesse de la mémoire, la sénilité, la démence et une altération des fonctions cognitives. Un problème grave et plutôt courant, se retrouve tout simplement en plusieurs effets indésirables plutôt bénins. Une astuce intelligente que les autorités bien entendu ne démasquent pas toujours.    

Avaler ou ne pas avaler, telle est la question pour près de 5 % de notre population. Nefarma, l'Organisation néerlandaise pour les sociétés pharmaceutiques participant à la recherche scientifique, affirme ne pas être au courant de toute perspective de problèmes. Face à la pétition alarmante du biochimiste Littarru et collègues, un porte-parole se réfère au chef des communications et des relations publiques. Pourquoi est-ce que Merck se « repose » sur ces brevets depuis si longtemps?

Pourquoi est-ce que l'industrie n’informe pas les médecins quant aux conséquences potentiellement néfastes du blocage de la synthèse-Q10? Le «chef» doit encore une réponse. Pendant plusieurs semaines, nous avons essayé d'entrer en contact avec elle, elle venait toujours « juste de quitter l'immeuble ». Pas de réaction, pas même un e-mail en réponse.    

« Si votre médecin l’a prescrit, vous pouvez être sûr que les avantages l'emportent de loin sur les risques“, explique un porte-parole de l'Association néerlandaise des médecins de famille. Cela dépend dans quel sens vous regardez. Le Dr.Marshall E. Deutsch, un expert en cholestérol qui a étudié l'effet d’une faible teneur en matières grasses dans l'alimentation des enfants, écrit ce qui suit : «La mortalité totale dans les groupes traités est - en dépit de toutes les histoires – non inférieure aux groupes n’ayant pas pris de statines. Même chez les patients ayant un taux très élevé de cholestérol, les gains sont maigres. En outre, les données disponibles indiquent que la mortalité totale augmentera de façon disproportionnée après sept ans de traitement.   

Si vous n’avez absolument pas envie de frapper à la porte de Saint Pierre avec une crise cardiaque - si vous préférez assister à la partie finale avec un cancer, une insuffisance cardiaque chronique, un accident vasculaire cérébral, une corde autour de votre cou ou toute autre maladie – vous devez prendre des statines.

Si vous vous souciez de votre façon de mourir, si la qualité de vos années restantes est importante pour vous, alors les statines pourraient être une mauvaise idée. Sauter d'un avion sans parachute offre une excellente protection contre le cancer. Mais avec un tel effet dévastateur sur la mortalité totale qu'aucun médecin sain d’esprit ne l’utilisera comme remède. J'espère que l'avenir nous dira que cette comparaison a été déplacée. Mais il est probable que non. »         

Bibliographie de Peter Langsjoen : 

Peter Langsjoen 
Papers  Langsjoen PH, Folkers K, Lyson K, Muratsu K, Lyson T, Langsjoen PH. Effective and safe therapy with coenzyme Q10 for cardiomyopathy. Klin. Wochenschr. 1988 Jul 1;66(13):583-90.
Folkers K, Langsjoen PH, Langsjoen PH, Nara Y, Muratsu K, Komorowski J, Richardson P, Smith TH (1988) Biochemical Deficiencies of Coenzyme Q10 in HIV-Infection and Exploratory Treatment. Biochem Biophys Res Commun, 1988;153(2):888-896.
Langsjoen PH, Langsjoen PH, Folkers K. Long term efficacy and safety of coenzyme Q10 therapy for idiopathic dilated cardiomyopathy. Am J Cardiol. 1990 Feb 15;65(7):521-3.
Langsjoen PH, Langsjoen PH, Folkers K.
A six-year clinical study of therapy of cardiomyopathy with Coenzyme Q10. Int J Tissue React. 1990;12(3):169-71.
Folkers K; Langsjoen P; Willis R; Richardson P; Xia LJ; Ye CQ; Tamagawa H. Lovastatin decreases coenzyme Q levels in humans.  Proc Natl Acad Sci U S A, 87: 22, 1990 Nov, 8931-4.
Langsjoen PH, Folkers K, Lyson K, Muratsu K, Lyson T, Langsjoen P.
Pronounced increase of survival of patients with cardiomyopathy when treated with coenzyme Q10 and conventional therapy. Int J Tissue React. 1990;12(3):163-8.
Folkers K; Hanioka T; Xia LJ; McRee JT Jr; Langsjoen P.
Coenzyme Q10 increases T4/T8 ratios of lymphocytes in ordinary subjects and relevance to patients having the AIDS related complex. Biochem Biophys Res Commun, 1991;176(2):786-91
Folkers K, Langsjoen PH, Langsjoen PH.
Therapy with coenzyme Q10 of patients in heart failure who are eligible or ineligible for a transplant. Biochem Biophys Res Commun. 1992 Jan 15;182(1):247-53.
Langsjoen PH, Langsjoen PH, Folkers K.
Isolated diastolic dysfunction of the myocardium and its response to CoQ10 treatment. Clin Investig. 1993;71(8 Suppl):S140-4.
Langsjoen PH, Langsjoen PH, Willis R, Folkers K. Treatment of essential hypertension with coenzyme Q10. Mol Aspects Med, 1994;15 Suppl:s265-s272.
Langsjoen HA, Langsjoen PH, Langsjoen PH, Willis R, Folkers K. Usefulness of coenzyme Q10 in clinical cardiology, a long-term study.Mol Aspects Med, 1994;15 Suppl:s165-s175.
Langsjoen PH, Langsjoen AM, Willis R, Folkers K.
Treatment of Hypertrophic Cardiomyopathy with Coenzyme Q10. Mol Aspects Med, 1997;18 Suppl:s145-s151.
Langsjoen PH, Langsjoen AM. Review of Coenzyme Q10 in Cardiovascular Disease with Emphasis on Heart Failure and Ischemia Reperfusion. Asia Pacific Heart J. 1998;7(3):160-168.
Langsjoen PH, Langsjoen AM
Overview of the Use of CoQ10 in Cardiovascular Disease. BioFactors 1999;9(2-4):273-284
Langsjoen, PH Comment on “Lack of Effect of coenzyme Q on Left Ventricular Function in Patients with Congestive Heart Failure” by Paul Watson et al. (JACC 1999;33(6):1549-52). J Am Coll Cardiol 2000 Mar 1;35(3):816-7.
Langsjoen PH, Langsjoen AM. The clinical use of HMG CoA-reductase inhibitors and the associated depletion of coenzyme Q10. A review of animal and
human publications. BioFactors 2003;18:101–111
Langsjoen PH, Littarru GP, Silver MA, Role of concomitant coenzyme Q10 with statins for patients with hyperlipidemia, Current Topics in Nutriceutical Research 3(3) (2005), 149–158.
Silver MA, Langsjoen PH, Szabo S, Patil H, Zelinger A. Effect of atorvastatin on left ventricular diastolic function and ability of coenzyme Q10 to reverse that dysfunction, American Journal of Cardiology 94 (2004), 1306–1310.
Langsjoen PH, Langsjoen JO, Langsjoen AM, Lucas LA. Treatment of statin adverse effects with supplemental Coenzyme Q_{10} and statin drug discontinuation. Biofactors. 2005;25(1-4):147-52.
 
 

  

Publié dans : Non classé |le 24 septembre, 2008 |1 Commentaire »

Le cholestérol n’a rien à voir avec l’athérosclérose - Par le Dr U.Ravnskov

The Cholesterol Myths   par le  Dr Uffe Ravnskov 

(cliquer sur les titres pour avoir les textes originaux )

Le taux de cholestérol n'a rien à voir avec l'athérosclérose

Le plus surprenant avec le cholestérol, c'est qu'il n'y a aucun lien entre le taux de cholestérol sanguin et le degré d'athérosclérose dans les vaisseaux.  

Si le cholestérol était responsable de l'athérosclérose, les personnes qui ont trop de cholestérol devraient avoir plus d'athérosclérose que les personnes qui en ont peu.  Mais ce n'est pas le cas. 

Le Dr Kurt Landé (anatomopathologiste) et le Dr Warren Sperry (biochimiste) du service de Médecine Légale de l'Université de New-York sont les premiers à avoir étudié la question (25). C'était en 1936.

A leur grand étonnement, il n'ont trouvé aucune corrélation entre le taux de cholestérol sanguin et le degré d'athérosclérose dans les artères de nombreux individus décédés de mort violente.

Quelle que soit la tranche d'âge, leurs diagrames ressemblaient à un ciel étoilé [NDLT : c'est-à-dire que les points du diagramme étaient éparpillés ; lorsqu'il existe une corrélation, les points sur le diagrame sont regroupés le long d'une ligne].  L'étude des Drs Landé et Sperry n'est jamais citée par les tenants de l'idée régime/cœur, ou bien elle est cité de façon erronée en disant qu'ils avaient trouvé une corrélation (26), ou encore ils ignorent leurs résultats en arguant que les taux de cholestérol ne sont pas les mêmes chez les personnes mortes et vivantes. 

Le problème fut résolu par le Dr J. C. Paterson de London (au Canada) et son équipe (27). Ils étudièrent 800 vétérans de guerre pendant de nombreuses années, et firent des analyses sanguines à intervalles réguliers. Leur étude ne concernait que les vétérans qui étaient décédés entre l'âge de 60 et 70 ans ; ils avaient donc récolté les taux de cholestérol sur la période où l'athérosclérose se développe majoritairement. 

Le Dr Paterson et ses collègues ne trouvèrent pas de corrélation non plus entre le degré d'athérosclérose et les taux de cholestérol sanguin ; les individus qui avaient un cholestérol bas avaient autant d'athérosclérose à leur décès que ceux qui avaient un cholestérol élevé.

Des études similaires ont été conduites en Inde (28), en Pologne (29), au Guatemala (30), et aux États-Unis (31), avec toujours le même résultat : aucune corrélation entre les taux de cholestérol sanguins et le degré d'athérosclérose des vaisseaux. 

Cette corrélation a malgré tout été constatée dans quelques études. Une de ces études est la fameuse étude de Framingham (ville du Massachusetts, aux États-Unis) (32). Toutefois, la corrélation trouvée par les investigateurs de l'étude était minime : en termes statistiques, le coefficient de corrélation n'était que de 0,36. Un coefficient aussi bas indique une corrélation singulièrement faible entre les variables, c'est-à-dire entre le cholestérol et l'athérosclérose.

En général, les scientifiques exigent des coefficients de corrélation beaucoup plus élevés avant de conclure qu'il y a une association biologiquement importante entre deux variables.  Ce coefficient de corrélation bas fut obtenu après une longue analyse. D'abord, on a dosé le cholestérol sanguin d'un grand nombre des habitants de Framingham à plusieurs reprises sur plusieurs années.

Ensuite, le Dr Manning Feinleib de la National Heart, Lung, and Blood Institute a mené une équipe qui a étudié les vaisseaux coronaires des habitants qui étaient décédés. Les chercheurs avaient hâte de savoir lequel parmi les nombreux facteurs qu'ils étudiaient était le plus important dans l'évolution de l'athérosclérose chez ces personnes de Framingham décédées. Était-ce le cholestérol, les cigarettes, ou encore autre chose ? 

Après avoir décrit avec minutie l'athérosclérose des vaisseaux coronaires des personnes décédées, le Dr Feinleib et ses collègues ont conclu que le taux de cholestérol sanguin était le meilleur facteur prédictif pour le degré d'athérosclérose. Ni l'âge, ni le poids, ni la pression artérielle, ni aucun autre facteur n'était aussi prédictif que le cholestérol sanguin. Mais rappelons-nous que le coefficient de corrélation entre le cholestérol et l'athérosclérose n'était que de 0,36. 

Le rapport de l'étude n'offre ni diagramme, ni d'autre information concernant le cholestérol et l'athérosclérose de chaque individu dont le corps avait été examiné. Il n'y avait aucune discussion critique sur le fait que le coefficient de corrélation était très bas ; il n'y avait même aucun commentaire à ce sujet. Lorsque des scientifiques obtiennent un résultat qui est contraire à toutes les études précédentes, il est systématique de fournir un rapport détaillé des résultats, ainsi que de discuter de toutes les façons dont l'étude aurait pu être biaisée —et je dis bien « systématique », et pas seulement « habituel ».

Dans le cas de l'étude de Framingham, le besoin en était particulièrement criant. Non seulement le coefficient de corrélation était très faible, mais cette étude, qui était financée à l'aide de millions de dollars des contribuables par la National Institute of Health (Institut national de la santé), pouvait avoir des conséquences majeures pour l'assurance maladie et l'economie américaine.

S'il n'y avait aucun lien entre le cholestérol et l'athérosclérose, ainsi que l'avaient montré les précédentes études, il n'y avait alors aucune raison de s'intéresser ni au cholestérol, ni au régime hypocholestérolémiant.

Et des milliards de dollars des contribuables araient pu être mieux utilisés que pour abaisser le cholestérol de personnes en bonne santé.  Mais les scientifiques qui menaient l'étude de Framingham étaient sans réserves. Ils avaient envie de montrer à quel point ils excellaient et voulaient souligner les faiblesses de l'étude du Dr Paterson sur les vétérans de guerre canadiens. Ils ne firent aucune mention des études des Drs Landé et Sperry, ni des études indienne, polonaise, guatémaltaise ou américaine. Lorsque les auteurs de l'étude de Framingham citaient leurs opposants, c'était seulement pour les critiquer, et sans mettre cartes sur table. On peut tenter d'imaginer ce que seraient ces cartes cachées. 

Parmi les habitants de Framingham décédés, comment a-t-on choisi ceux que l'on allait autopsier ? 914 individus sont morts, et seuls 281 ont été autopsiés. De ces 281, seuls 127 (soit 14% du total des personnes décédées) ont fait l'objet d'un programme spécial d'autopsie spécifiquement mis au point pour examiner le cœur et ses vaisseaux. Les corps qui ont été autopsiés dans l'étude de Framingham n'étaient pas pris au hasard dans la population comme cela avait été le cas dans les études précédentes. Le rapport de Framingham ne dit rien des critères de sélection, alors que les études scientifiques se doivent de le faire.

En général, le facteur déterminant est l'âge. On pratique rarement une autopsie chez une personne qui est décédée tranquillement à un âge avancé, ce qui sera le cas de la majorité d'entre nous. Les autopsie sont d'abord réservées à des personnes jeunes ou d'âge moyen, qui sont décédées avant leur heure. Il en était ainsi dans l'étude de Framingham : presque la moitié des autopsies ont été pratiquées sur des personnes de moins de 65 ans. Les sujets autopsiés ont donc dû inclure un nombre relativement élevé de personnes ayant une hypercholestérolémie familiale, cette maladie rare du métabolisme du cholestérol.

De plus, les personnes avec ce type de maladies présentent un intérêt particulier pour les scientifiques qui étudient les problèmes liés au cholestérol, et ils auront été choisis préférentiellement pour être autopsié dans le cadre d'une étude conçue pour analyser la maladie coronarienne.  On peut considérer que le risque de biais était important, car seuls 14% des morts de l'étude de Framingham ont été autopsiés, et les patients qui présentent cette maladie rare qu'est l'hypercholestérolémie familiale ont beaucoup d'athérosclérose et des taux de cholestérol sanguins très élevés. Si une proportion importante de tels patients sont inclus dans une étude sur le cholestérol et l'athérosclérose, on trouvera forcément une corrélation. 

On a également étudié la question du cholestérol sanguin et de l'athérosclérose par le moyen de l'angiographie coronarienne. Il semblerait même que chaque spécialiste américain de l'angiographie coronarienne ait conduit sa propre étude, financée par les impôts fédéraux offerts par le National Heart, Lung, and Blood Institute. Dans ces articles, publiés dans divers journaux médicaux et utilisant des phrases quasiment identiques, ces spécialistes mettent l'accent sur l'importance des taux de cholestérol dans l'évolution de l'athérosclérose (33)

Mais ces papiers ne donnent jamais de chiffres individuels. Ils indiquent les résultats en terme de coefficient de corrélation, qui ne franchissent jamais la barre pourtant très basse des 0,36.  Ces articles ne mentionnent jamais les études précédentes qui n'avaient pas trouvé d'association entre le degré d'athérosclérose et le taux sanguin de cholestérol.  Les études qui se basent sur l'angiographie coronarienne peuvent s'avérer trompeuses si les résultats doivent s'appliquer à la population générale. On pratique les angiographies coronariennes surtout chez des patients jeunes ou d'âge moyen qui ont des symptômes de maladies cardiaques.

On peut donc supposer que les patients atteints d'hypercholestérolémie familiale ont été sur-représentés dans ce type d'étude. Il existe donc un biais similaire à celui dont nous avons discuté plus haut. Une étude suédoise du Dr Kim Cramér à Goteborg (34) justifie cette mise en garde. Comme dans la plupart des études angiographiques, les patients de cette étude qui avaient les taux de cholestérol les plus élevés avaient les vaisseaux coronariens les plus athéroscléreux.  Mais si l'on excluait les patients qui étaient traités par hypocholestérolémiants, et ce groupe devait certainement inclure tous les patients atteints d'hypercholestérolémie familiale, la corrélation entre le cholestérol sanguin et l'athérosclérose disparaissait

Au Japon, la nourriture est pauvre en graisse, le cholestérol sanguin est bas, et le risque d'avoir une crise cardiaque est beaucoup plus faible que dans d'autres pays. On pourrait logiquement se dire que l'athérosclérose est rare au Japon. L'état des artères chez les Américains et les Japonais a été étudié dans les années cinquante par les Pr Ira Gore et A. E. Hirst à la faculté de médecine de Harvard (35) et par le Pr Yahei Koseki de Sapporo, au Japon. A cette époque, les Américains avaient un taux de cholestérol sanguin moyen de 2,20 g/l, et les Japonais de 1,70 g/l. On fit une étude post-mortem de l'aorte (l'artère principale du corps) de 659 Américains et de 260 Japonais.

Tout signe d'athérosclérose fut méticuleusement noté et classé. Comme on pouvait s'y attendre, l'athérosclérose devenait plus fréquente à partir de l'âge de 40 ans, tant chez les Américains que chez les Japonais. Examinons maintenant le fait marquant. Le degré d'athérosclérose était pratiquement identique entre les Américains et les Japonais dans les mêmes tranches d'âge. Entre 40 et 60 ans, les Américains avaient un peu plus d'athérosclérose que les Japonais. Entre 60 et 80 ans, il n'y avait pratiquement plus de différence. Au-delà de 80 ans, les Japonais étaient avaient un peu plus d'athérosclérose que les Américains. 

Une étude similaire a été conduite par le Dr J. A. Resch de Minneapolis (États-Unis) et les Drs N. Okabe et K. Kimoto de Kyushu (Japon) (36).  Ils étudièrent les artères du cerveau de 1408 Japonais et plus de 5000 Américains, et trouvèrent que les Japonais avaient plus d'athérosclérose que les Américains, et ce quelque soit la tranche d'âge. 

La conclusion que l'on peut tirer de ces études, c'est que le taux de cholestérol sanguin a très peu, voire aucune influence sur l'évolution de l'athérosclérose. 

Vous pouvez lire aussi : 

- Ravnskov U. Is atherosclerosis caused by high cholesterol ? (Le cholestérol est-il responsable de l'athérosclérose ?) Quarterly Journal of Medicine 2002; 95: 397–403

- Ravnskov U.  High cholesterol may protect against infections and atherosclerosis  (Un taux de cholestérol élevé pourrait protéger des infections et de l'athérosclérose)

   Accueil         

Chapitre 3    

Vous voulez en savoir plus ? Il existe une version augmentée et mise à jour de ce site sous la forme d'un livre. 

Le Dr Ravnskov est un chercheur indépendant. Aucunes de ses recherches, y compris ce site web et son livre, n'ont été financés ou influencés par une organisation gouvertementale ou non, ni par l'industrie pharmaceutique.

© Uffe Ravnskov
Publié pour la première fois en 1997.
Dernière modification le 30 janvier 2005.

Publié dans : Non classé |le 13 avril, 2008 |Pas de Commentaires »

“Le Cholestérol est innocent”: extraits du livre du dr de Lorgeril

“Dites à votre médecin que le cholestérol est innocent, il vous soignera sans médicaments

NDLR :  Dans ce livre dense de 400 pages, le Dr Michel de Lorgeril démontre d'une façon magistrale que la chasse au cholestérol est plus nuisible qu'elle n'est utile à notre santé en général, et à notre santé cardiovasculaire en particulier. 

- Pour ce faire, il s'appuie sur l'Etude de Lyon (Lyon Diet Heart Study) qu'il a dirigée de 1987 à 1999 et qui a “changé la donne en matière de cardiologie”. 

- La leçon essentielle de cette étude est que la meilleure protection CV est obtenue par l'application du régime crétois (ou diète méditerranéenne).

- Mais, si les bienfaits de ce régime sont connus depuis longtemps, il a fallu 40 ans pour découvrir qu'ils provenaient d'un équilibre idéal en AGE (acides gras essentiels), et non d'une faible teneur en lipides comme on l'imaginait auparavant. En effet, le régime crétois est riche en matières grasses !

- Schématiquement, un bon équilibre en AGE respecte un apport suffisant en Oméga-3 et limité en Oméga-6 : l'inverse de notre nourriture occidentale moderne. 

- Une autre conséquence majeure de cette étude est la découverte de la non-responsabilité du cholestérol dans les maladies CV - ce qui va à l'encontre de toute notre culture dans ce domaine depuis 50 ans. 

 - La chasse au cholestérol est une aberration mondiale ayant des conséquences  tragiques sur notre santé : elle fragilise (carence) nos cellules sans pour autant protéger nos artères.  Avec pour conséquences : déclin cognitif accéléré, problèmes inflammatoires, myopathies et effets secondaires de toute sorte.  

  - Alors d'où vient cette aberration collective ?  La réponse du Dr de Lorgeril est sans détour : les rapports scientifiques sont faussés, les informations 'défavorables' ne sont pas publiées, les professions médicales sont manipulées : en quelques mots, ON NOUS MENT 

Voici quelques extraits du livre du Dr de Lorgeril :

    AVANT PROPOS 

-  Ce que j'espère n'est pas seulement réveiller quelques esprits de leur sommeil dogmatique…    ce n'est pas seulement apporter une information à un public rongé d'une anxiété infondée à propos du cholestérol… ce que je veux faire c'est montrer qu'en faisant la guerre au cholestérol, on se trompe de combat…  et surtout on se détourne des vrais problèmes à affronter pour se protéger vraiment des maladies cardiovasculaires.  

-  Je ne parle pas spécialement de l'angoisse irrationnelle suscitée par cette question ni des pseudos-théories scientifiques qui l'alimentent, ni même des chiffres d'affaire astronomiques des industriels de la pharmacie qui surfent sur ces idées fausses, je veux parler du renoncement des individus à regarder les choses en face, de cette façon de s'abandonner à des pratiques et comportements irrationnels par facilité, lâcheté ou parfois vénalité. 

 -  Je ne parle pas des médecins seulement mais de chacun d'entre nous : les uns préfèrent prescrire, les autres préfèrent un comprimé plutôt qu'un remise en question de leur mode de vie… -  Mon travail de recherche depuis 30 ans est centré sur la prévention des maladies cardiovasculaires, en particulier par une approche des lipides de l'alimentation.

                                                                                                INTRODUCTION   

 -  En 2007, le paysage médical a considérablement changé à la suite de nombreux rapports concernant l'importance supposée du cholestérol…   et l'importance des traitements anticholestérol…    La tendance est identique dans tous les pays comparables à la France avec une augmentation annuelle de 30 à 40%…   Sans outrance aucune, je pense qu'on peut parler de délire sociétal à propos du cholestérol. 

-  En effet 1er objectif de ce livre est de montrer pourquoi c'est un délire…  

-  Le 2eme objectif est de montrer que pour empêcher les décès d'origine cardiaque, il y a bien d'autres choses à faire que la guerre au cholestérol. Je dirais même que la guerre contre cet ennemi qui n'existe pas nous détourne de ce qu'il serait important de faire pour bien nous protéger. 

Les raisons du cholestérol delirium : tout le monde y trouve son compte :   

-  Les marchand de médicaments et d'aliments anticholestérol, producteurs et distributeurs… 

-  Les laboratoires de biologie, marchands de kits de mesure… 

- Et finalement les médecins qui trouvent des avantages à cette médecine expéditive et économe de leur temps…  voilà une médecine efficace, rémunératrice et apparemment moderne, donc satisfaisante pour le patient… celui-ci y trouve aussi son compte  ... car cela est obtenu au prix du moindre effort 

Les questions et les réponses essentielles : 

1.  Est-ce que le cholestérol bouche nos artères ? 

- La réponse est non. 

2.  Est-ce que le risque de mourir d'un infarctus est proportionnel au niveau de cholestérol dans le sang ? 

- La réponse est non 

3.    Est-ce que la diminution du cholestérol par un aliment, un régime ou un médicament entraîne une réduction du risque de mourir d'un infarctus ?   

- La réponse est non.    

il n'y a pas de raison médicale ou scientifique de faire du cholestérol une sorte d'ennemi public N°1 de nos sociétés 

La technique de désinformation à propos du cholestérol :   

- Il est nécessaire de lire dans le texte pour comprendre le mécanisme complexe du détournement de l'information par les laboratoires pharmaceutiques, désinformation dont les professionnels sont les 1ères victimes. 

          1ère PARTIE  

         POURQUOI LE CHOLESTEROL EST INNOCENT

        CHAPITRE 1 

         NON, LE CHOLESTEROL NE PROVOQUE PAS L'INFARCTUS 

Ce que vous allez apprendre :    Quel est le lien entre la maladie artérielle (l'athérosclérose) et l'infarctus du myocarde ? 

  Est-il vrai que le cholestérol n'a que peu d'intérêt en pratique clinique ? 

  Est-il possible que les nouvelles normes pour le cholestérol  …ne reposent sur aucune base scientifique solide ? … l'idée centenaire selon laquelle le cholestérol est responsable de la majorité des décès d'origine cardiaque a pourtant suscité de nombreuses résistances parmi les médecins, et encore aujourd'hui nombre d'entre eux restent sceptiques.  A Juste raison.  Je vais essayer d'expliquer pourquoi. 

Conclusions et perspectives :   

La mesure du cholestérol …est en fait un paramètre de peu de valeur en pratique clinique pour la prévention de l'infarctus… la notion de 'bon cholestérol' et de 'mauvais cholestérol' n'est pas satisfaisante cliniquement et n'apporte pas grand chose en pratique médicale… 

- NDLR : Suit un chapitre pour démontrer que les nouvelles normes - très basses - appliquées pour la mesure du cholestérol ne reposent sur aucun critère scientifique.  Aussi les nouveaux “objectifs à atteindre” sont-ils aberrants.  Et même dangereux  

- Au 4eme paragraphe, je discute de cette question de l'entourloupe qu'est la normalité du cholestérol. 

Quelques remarques sur la mécanique de l'athérosclérose :    

… athérosclérose veut dire rétrécissement qui se constitue en plusieurs années… les médecins pensaient vraiment que l'athérosclérose peut progresser lentement jusqu'à occlure la lumière de l'artère… on sait aujourd'hui que ce processus n'existe probablement pas et ceci pour une raison simple: plus la lumière se rétrécit plus se constitue un réseau collatéral qui supplée l'artère principale…

Je résume: un infarctus est dans 99% des cas dû à la constitution d'une thrombose dans l'artère coronaire et le cholestérol ne joue pas de rôle dans cette formation. Le thrombus se constitue souvent au niveau d'une sténose (rétrécissement) artérielle qui n'est pas forcément très serrée et qui, elle-même, est constituée pour 70% au minimum de fibrose dont la formation est indépendante du cholestérol.

  CHAPITRE 2 

    DU DOUTE A LA CRITIQUE : ITINERAIRE D'UN CHERCHEUR  

   Y-à-t-il un support scientifique solide à la théorie du cholestérol ? 

 Cette guerre que nous menons contre le cholestérol, simple et anodine molécule, est-elle justifiée ? … je voudrais aider ces millions de personnes qui, parasitées par une angoisse considérable et inutile, font quotidiennement une guerre désespérée et futile à un cholestérol qui est tout sauf un ennemi.

Idées fausses et ” Paradoxe Français ” :     

… il y a plusieurs explications possible à ce paradoxe… dont la consommation d'alcool des Français (notablement supérieure à celle de ses voisins ) et qui pourrait être protectrice. … ces analyses aboutirent à des conclusions qui, à ma grande surprise, allaient tout à fait dans le sens d'une explication du Paradoxe Français par la consommation d'alcool, et ceci malgré ses effets délétères sur les facteurs
de risque…           

… un facteur de risque comme le cholestérol était apparemment de peu de poids vis à vis d'un facteur potentiellement protecteur comme l'alcool…  Certains évoqueraient à ce propos le théorie du bon cholestérol, mais je montre clairement au chapitre 21 qu'il n'y a de gentil cholestérol que dans les contes de fées… 

… et je ne pouvais pas encore analyser froidement quelles étaient les conséquences réelles d'une réduction drastique du cholestérol dans le sang sur le risque d'infarctus, comme je peux le faire maintenant, et constater que cela n'a finalement que peu ou pas d'impact sur le pronostic. 

En forme de conclusion transitoire :   

  le cholestérol delirium contribue à détourner le public, les patients, les médecins et les pouvoirs publics des véritables problèmes de santé que nous devons aborder à l'aube de ce nouveau siècle…  

                CHAPITRE 3                 

NON, LE CHOLESTEROL NE BOUCHE PAS LES ARTERES 

    Que vaut sur le plan scientifique, la théorie selon laquelle l'obstruction progressive de l'artère par la lésion qui se gonfle de cholestérol serait responsable de l'infarctus ? 

   La théorie disant que plus le cholestérol est haut plus le risque d'infarctus augmente (et inversement plus il est bas et moins le risque est élevé) a-t-elle été validée en biologie expérimentale ou en pathologie clinique? 

… force est de constater que la reine, la théorie du cholestérol est nue.  Nous ne pouvons plus aujourd'hui, il faut en faire le deuil, nous appuyer sur une vision mécaniste cohérente du rôle du cholestérol dans les maladies cardiovasculaires. 

- Anatomie de la lésion : la lésion d'athérosclérose comportent des parties molles (athérome) et des parties fibreuses dures (la sclérose). Plus de 70% de la lésion d'athérosclérose est d'origine fibreuse et non lipidique. Seulement 30% de la partie lipidique est constituée de cholestérol, donc seulement 10% de la lésion provient du cholestérol.

Ce qu'il faut retenir :

la vision d'une obstruction progressive de l'artère par une lésion qui se gonfle de cholestérol à une vitesse proportionnelle aux concentrations dans le sang est totalement fausse et doit être oubliée au plus vite.

                                                                     

         CHAPITRE 6            

ABAISSER LE CHOLESTEROL N'EMPECHE PAS DE MOURIR DU CŒUR 

on est en droit de se demander si les médicaments anticholestérol en général - et les statines en particulier - peuvent avoir un effet important sur le risque de décès quel qu'en soit la cause (MTC).  On peut supposer que s'il y a un effet, il ne peut être que modeste…  … un cholestérol bas ou une diminution programmée du cholestérol n'ont probablement pas d'effet bénéfique sur la mortalité toute cause confondue et donc sur l'espérance de vie. … rien ne justifie que des millions de Français consomment à longueur d'années des médicaments anticholestérol dans l'espoir d'améliorer leur espérance de vie. 

                               CHAPITRE 7                            

OUI, LE CHOLESTEROL EST INDISPENSABLE  

-  Il y a quelque chose de violemment absurde et probablement d'unique dans l'histoire de la médecine, à rendre une molécule (par ailleurs indispensable à nos organes et à notre physiologie) responsable des maladies CV … une molécule criminelle et a éradiquer, telle est limage du cholestérol pour beaucoup d'entre nous !


…le cholestérol est absolument crucial dans plusieurs systèmes qui conditionnent la survie des individus… - L'organe central du métabolisme du cholestérol est le foie.  Il est le principal producteur de cholestérol endogène (assurant le besoin des cellules fortement consommatrices) et le régulateur du cholestérol exogène apporté par l'alimentation. 
… le cholestérol est crucial au niveau de la majorité des organes, et en particulier au niveau du cerveau. … certains diront qu'aucune maladie grave jusqu'à présent n'a été déclenchée par les traitements anticholestérol à haute dose… ce n'est pas forcément vrai pour certaines fonctions dont l'expression clinique peut être masquée : biologie du muscle ou fonctions cognitives par exemple… 

                                                                                                      CHAPITRE 8                      

N'AYEZ PAS PEUR DU CHOLESTEROL ALIMENTAIRE 

- Est-ce que beaucoup de cholestérol dans l'assiette va entraîner une augmentation du cholestérol sanguin ? - Chez certaines personnes le cholestérol alimentaire influence le cholestérol sanguin, chez d'autres non, mais en moyenne sur une population donnée importante, l'effet est faible ou négligeable. 

- De toutes façons, comme ce n'est pas bien important en termes de risques CV, la conclusion évidente est que c'est un faux problème. 

- Ce qu'il faut retenir :  

Les variations de la quantité de cholestérol dans notre alimentation ont très peu (voire pas du tout) d'impact sur les taux de cholestérol sanguin et sur le risque d'infarctus.    

- Ceci s'explique par la réaction de l'organisme qui augmente sa fabrication de cholestérol endogène lorsque baisse le cholestérol alimentaire. C'est pour cette raison que tous les efforts pour faire baisser le taux de cholestérol par un régime sont en général assez vains.

                                                                                              CHAPITRE 9 

LES REGIMES ANTICHOLESTEROL “CLASSIQUES” PEUVENT ETRE DANGEREUX

-  L'histoire d'Alfred : il est décédé 2 ans après son infarctus, après avoir scrupuleusement suivi les règles diététiques et pris les médicaments préconisés, son taux de cholestérol étant au plus bas. Or si ce n'est pas son taux de cholestérol, qu'est-ce qui a tué Alfred ? :  

-  En corrigeant le taux de cholestérol, on ne change rien aux anomalies nutritionnelles réellement importantes pour empêcher une récidive. Pire, en s'astreignant à vouloir normaliser un cholestérol trop élevé, on peut aggraver des anomalies nutritionnelles autrement plus importantes que la taux de cholestérol.  Par exemple en diminuant ses apports en lipides (par les médicaments ou l'alimentation)on induit en même temps une diminution des acides gras qui peuvent sauver la vie, comme les oméga-3. 

A force de se priver de tout, Alfred s'est vraisemblablement mis dans un état de dénutrition relative et n'a pas bénéficié des facteurs protecteurs qui auraient pu compenser les insuffisances créées par son régime.  La question est : quelle anomalie nutritionnelle a pu favoriser la mort d'Alfred ? 

 -   Réponse: …du fait des restrictions excessives qu'il s'imposait pour diminuer son cholestérol, Alfred étaitsévèrement déficitaire en Oméga-3…  chose probablement aggravée par ses médicaments anticholestérol… malgré une extraordinaire volonté de bien faire,  Alfred a programmé son décès…    

Je veux que mes lecteurs comprennent qu'il est beaucoup plus important de s'assurer qu'on a des niveaux suffisants d'Oméga-3 plutôt que de s'acharner à diminuer son cholestérol ! 

… la meilleure façon de se protéger contre l'infarctus… ce n'est pas de décider de façon obsessionnelle de faire diminuer la concentration de cholestérol dans notre sang. Il y a d'autres moyens, et il est urgent de les connaître  afin de ne pas se laisser distraire par les chimères des traitements anticholestérol qui sont inefficaces… 

Ce qu'il faut retenir :

  • Les régimes anticholestérol sont inefficaces pour réduire le risque d'infarctus et n'ont apparemment aucun avantage pour notre santé
  •  A trop vouloir diminuer son cholestérol on peut augmenter son risque d'infarctus 
    •  
                                  

          PROBLEME DES STATINES ET CAS CLINIQUES

      •  

                                                                                      CHAPITRE 10 

      •  

                           DE L'ETONNEMENT A LA COLERE : LA REVOLTE DU MEDECIN 

    •           2ème PARTIE

       

       

- Question : est-il possible que des corps de métier entiers puissent encore aujourd'hui se laisser abuser par quelques malfaisants individus ou groupes d'individus ?

- La réponse est oui !                                                                 

  

            CHAPITRE 11          

                           

 LE MONDE SELON STATINE 

 - Pourquoi la question du cholestérol est-elle devenue indissociable de celle des statines ? Quelles sont les conséquences de la prescription massive de statines sur les statistiques de santé ?    

- Aujourd'hui, il s'avère impossible de traiter la question du cholestérol sans aborder dans le même élan la question des statines… et sans la validité de la théorie du cholestérol, les essais avec les statines sont immédiatement réinterprétés et leurs miraculeux bienfaits réévalués à la baisse. 

si vraiment les statines ralentissent la progression des maladies coronariennes, les besoins en procédures urgentes ou semi urgentes (angioplasties p.ex.) devraient diminuer … or pendant la période ou la consommation de statines devenait massive, l'utilisation des stents augmentait aussi de façon massive … on peut constater une augmentation continue des procédures pendant l'époque où les statines envahissaient le marché… 

Les statines n'ont visiblement aucun impact sur les besoins en procédures !  

dans la période où les stents arrivent sur le marché on observe un déclin, modeste mais notable, de la fréquence des resténoses (une complication de l'angioplastie à ballonnets qui survient moins fréquemment avec les stents).   

Autrement dit quand un nouveau traitement, en l'occurrence les stents, est vraiment efficace, on en voit assez rapidement les effets sur les statistiques nationales. On ne voit rien avec les statines ! 

… Qu'en est-il pour les besoins en autres procédures (tests d'effort, coronographies…) pendant la même période ?… ces besoins n'ont pas diminués, pire ils ont augmenté…

Comment expliquer une telle discordance entre l'adoption massive d'un traitement considéré comme hautement efficace et la totale absence de traduction de cette efficacité dans les statistiques de santé ?      

… s'il y a un effet des statines chez certains patients, il est modeste et ne justifie pas la prescription de ces médicaments à des centaines de millions de personnes en leur faisant miroiter l'espoir qu'ils les protègent.    

Ce qu'il faut retenir :   

  • La théorie du cholestérol ne tient debout que parce que les essais avec les statines ont montré une ( soi-disant ) réduction du risque CV… 
  • Ce postulat ne repose sur aucune donnée scientifique solide 

  • L'utilisation massive des statines ( par des millions de citoyens abusés ) n'a eu aucun effet sur les statistiques de santé publique.

   

                                                                                             CHAPITRE 12         

             

LES STATINES PROTEGENT-T-ELLES LES ARTERES ? 

… nous pouvons rejeter sans scrupule la théorie du cholestérol en tant que loi générale expliquant la genèse des maladies CV… … en effet, si le rôle du cholestérol en tant que cause des maladies cardiovasculaires parait très incertain, on peut en déduire que la diminution du cholestérol par un médicament peut difficilement avoir un effet thérapeutique important…  … cela me rappelle une triste période de la recherche médicale où l'on essayait de faire croire que les statines empêchaient la resténose après angioplastie (une hypothèse qui a été définitivement rejetée)…

                      CHAPITRE 13                          

LES STATINES SONT TOXIQUES POUR LES MUSCLES     

Sur l'importance de l'exercice physique : 

… cela ne concerne pas seulement le cœur qui, finalement est aussi un muscle qu'il faut exercer, mais presque tous nos organes, cela concerne même notre cerveau.    une activité physique régulière est une stratégie beaucoup plus efficace que les médicaments anticholestérol pour se protéger contre les maladies cardiovasculaires … il est préférable d'être gros et actif que maigre et sédentaire… 

Sur la nocivité des statines pour l'exercice physique : 

-  Le problème est que les statines sont toxiques pour les muscles… pouvant induire une simple fatigabilité, des douleurs, crampes… ces complications ne sont pas rares. … ces symptômes sont révélés par le sport…  

 … il est presque impossible pour un sportif qui s'entraîne régulièrement de prendre des statines. Dans ce cas, la douleur et la fatigabilité sont presque systématiques. Il y a incompatibilité entre statines et une activité musculaire importante !    

… on devrait combattre sans relâche tout ce qui peut empêcher une personne de bouger et d'activer ses muscles.  Les statines font partie de ses obstacles à l'exercice physique.   

je le répète, il est hautement préférable de faire de l'exercice physique plutôt que de consommer une statine. 

- Les chiffres sont incontestables et non contestés : une activité physique régulière diminue la mortalité cardiaque de façon extraordinaire, d'environ 50 %, et le risque d'infarctus de 65 à 70%. Ces chiffres sont à comparer avec l'absence totale d'effet sur la mortalité des médicaments contre le cholestérol, notamment les statines !  

 … les statines pourraient aussi avoir un effet sur le déclin cognitif  … il serait absurde, voire stupide, de faire confiance à la moindre information qui serait d'une façon ou d'une autre diffusée sous le contrôle des industriels des médicaments.  En attendant je recommande de chausser des baskets ou des chaussures de marche et d'oublier le cholestérol ! 

- La synthèse d'une molécule cruciale pour la respiration cellulaire, la coenzyme Q10, est altérée par les statines. Ceci explique peut-être certains effets nocifs des statines, notamment leur toxicité musculaire (chap. 13). 

Ce qu'il faut retenir : 

  Les statines induisent une altération des muscles aisément décelable par la biopsie musculaire  

  Cette myopathie n'est pas retrouvée dans les essaies cliniques testant les statines… ce qui pose un grave problème de validité et de crédibilité des essaies cliniques 

  Les statines peuvent avoir un effet dissuasif sur l'activité physique (Ô combien salutaire pour le cœur… ) 

  il est illusoire d'espérer que des données défavorables (sur les statines) puissent un jour être divulguées. 

                                         CHAPITRE 14                                       

TOUT EST BON CHEZ ELLES ? 

-  Comme pour tout médicament, un médecin doit peser les avantages et les inconvénients ou, pour parler comme un pharmacologue, évaluer le rapport bénéfice/ risque (des statines). En un mot : le jeu en vaut-il la chandelle ? 

- C'est avec la plus grande prudence qu'il faut recevoir toute information sur les statines, parce que les principales statines sont commercialisées par des compagnies américaines et qu'elles représentent des chiffres d'affaire faramineux. 

Sur l'absence d'informations et la désinformation : 

… les systèmes de contrôle de santé (FDA aux USA) sont totalement inefficaces, tant aux Etats-Unis qu'en France… Pourquoi y a-t-il défaillance de ces systèmes, en particulier à propos des statines ? …l'une des plus importantes raisons concerne les relations douteuses qui existent entre les médecins et l'industrie pharmaceutique. 

Conséquence des statines: 

  •  … l'interruption du traitement entraîne en général à court ou moyen terme la disparition des effets dits défavorables.  Je veux parler surtout parler de la toxicité musculaire et rénale des statines  
  •  Parmi ces effets négatifs, on peut distinguer l'altération du métabolisme des acides gras essentiels et l'accélération du déclin cognitif chez les seniorsdes études indépendantes des statines ont montré que les taux de cholestérol bas étaient associés à un déclin cognitif accéléré chez les seniors.   
  • II est probable qu'une partie des effets très décevants des statines… peuvent s'expliquer par leurs effets négatifs sur le métabolisme des acides gras essentiels.    
  • Les statines n'ont aucun effet sur l'espérance de vie des femmes et sur celles des personnes (hommes et femmes confondus) de + de 70 ans.   ( …le traitement anticholestérol n'a aucun effet sur l'espérance de vie des seniors, contrairement à ce qu'affirmaient, avec beaucoup d'assurance, des investigateurs… ) 

Les acides gras et les Oméga-3 : 

-  En cardiologie et pour bien d'autres pathologies, les acides gras sont incommen-surablement plus importants quele cholestérol…    parmi les acides gras, les Oméga-3 et Oméga-6 sont plus importants que les autres…  nous ne savons pas les synthétiser et ils doivent être apporter par l'alimentation.    

-  Dans la 2eme partie du 20ème siècle, notre alimentation a été déséquilibrée par la révolution agricole qui a entraîné une diminution de nos apports en Oméga-3 et une énorme augmentation de nos apports en Oméga-6.  … un rééquilibrage en Oméga-3 et Oméga-6 a montré des effets spectaculaires sur la mortalité CV. Nul ne le conteste et il faut être de bien mauvaise foi pour ne pas constater que ces effets sur la mortalité sont totalement différents de ceux rapportés avec les statines 

                                                              

                                                                                                   CHAPITRE 23 

   COMMENT PREVENIR LA MORT SUBITE ? 

Les trois clefs de la prévention de la mort subite :  

  L'exercice physique … régulier et modéré, c'est-à-dire quotidien, il n'est pas obligatoire de faire du sport, le jardinage ou la marche rapide sont tout à fait adéquats… 

   Les acides gras Oméga-3   …le cœur est capable, sous l'effet des Oméga-3, de développer une extra­ordinaire résistance aux méfaits de l'ischémie myocardique… 

La consommation d'alcool   … l'alcool, à doses modérées et régulières a des effets biologiques et  physio­logiques comparables à ceux des Oméga-3…

                                 CHAPITRE  24                         

                                                                                                              BONUS 

… pour certains experts il faut atteindre des objectifs selon la règle du “plus c'est bas et mieux c'est ! “ … en d'autres termes il n'y a plus de normales et plus d'anomalies lipidiques. De plus, puisque ces taux optimaux ne sont atteignables qu'avec des médicaments, nous devrions tous prendre de toute urgence ces médicaments que certains experts souhaitent nous prescrire… 

… mon ami, très au fait des effets secondaires des statines d'une part, et d'avoir un des taux très bas de cholestérol pour le fonctionnement neuronal d'autre part, tend évidemment à réduire les doses de médicaments, mais certains de ses patients en sont mécontents…  

selon les experts actuels, même les gens en très bonne santé ont un taux de cholestérol trop élevé par rapport au “taux idéal”… 

… le cholestérol est donc un très mauvais test diagnostic… Ce n'est plus la maladie qui fait qu'on est malade ou pas, c'est le test diagnostic ! En fait on invente une nouvelle maladie définie par la mesure du cholestérol. 

 -  Ce livre montre également que les concepts de bon et de mauvais cholestérol sont des enfantillages qu'il faut vite oublier car, non seulement ils n'ont aucune solidité scientifique mais ils ne servent à rien en pratique médicale. 

-  L'obsession actuelle sur le cholestérol nous détourne des questions médicales liées aux acides gras et cette situation est catastrophique. 

 les 2 stratégies consistant à abaisser le gentil cholestérol et à diminuer le mauvais sont sans espoir pour ne pas dire dérisoires sur la base des connaissances actuelles…

Publié dans : Non classé |le 11 avril, 2008 |3 Commentaires »

BusinessWeek : Les Médicaments Anti-Cholestérol ont-ils la moindre utilité ?

Business-week    Story January 17, 2008, 10:00AM EST   

  

La recherche indique que, sauf pour les patients cardiaques à haut risque, les bienfaits des statines sont surévalués      
 

Page en anglais : http://www.businessweek.com/magazine/content/08_04/b4068052092994.htm    

Par John  Carey

* ndlr : le NNT (Number Needed to Treat) est le Nombre de personnes Nécessaires à Traiter pour obtenir un résultat. Exemple : pour éviter une crise cardiaque à une personne, 100 personnes ont dû prendre du Lipitor durant plus de trois ans. Les 99 autres n'en n’ont pas tiré de profit mesurable.  Le Nombre Nécessaire à Traiter pour qu’une seule personne bénéficie du Lipitor est de 100, ce qui signifie que le rendement de ce médicament est très bas. Plus le NNT est important, moins le rendement d’un médicament est bon.     

Le taux de cholestérol de Martin Winn augmentait légèrement. En montant des collines à vélo, il a senti des douleurs thoraciques qui pourraient être de l'angine de poitrine. Alors, lui et son médecin ont décidé qu'il devrait prendre un médicament hypocholestérolémiant appelé statine. Il était en bonne compagnie. Ces médicaments sont les remèdes les plus vendus dans l'histoire**, produisant 27,8 milliards de $ de chiffre d'affaires en 2006. Dont la moitié pour Pfizer (PFE) pour sa  statine-vedette, le Lipitor.  

(**) ndlr : 7 millions de personnes en France consomment des hypocholestérolémiants et des dizaines de millions dans le monde…       

Les statines ont certainement joué leur rôle comme prévu pour Winn, abaissant son taux de cholestérol de 20%. « Je suppose que je vais obtenir une plus longue durée de vie », a dit le machiniste à la retraite à Vancouver, à maintenant 71 ans. Mais ici, l'histoire prend une autre tournure. Le médecin de Winn, M. James Wright, n'est pas un médecin de famille ordinaire. Professeur à l'Université de la Colombie-Britannique, il est également directeur de l’Initiative Thérapeutique financée par le gouvernement, dont le but est d’examiner de près les données sur certains médicaments et notamment de déterminer leur efficacité.   Alors que Winn  commençait son traitement, l'équipe de Wright analysait les résultats d'années d'essais avec les statines et elle n’a pas aimé ce qu'elle a trouvé.    

Oui, Wright a vu que les médicaments pouvaient sauver des vies chez les patients qui avaient déjà subi des crises cardiaques, réduisant quelque peu les chances d'une rechute qui pourrait conduire à une mort précoce. Mais Wright a eu une surprise quand il a examiné les données pour la majorité des patients, comme Winn, qui n'ont pas de maladie cardiaque. Il n'a trouvé aucun bénéfice chez les personnes de plus de 65 ans, quel que soit l’abaissement de leur taux de cholestérol, et aucun avantage pour les  femmes de tout âge. Il a observé une petite réduction du nombre de crises cardiaques pour les hommes d'âge moyen de prenant des statines dans les essais cliniques.     

Mais même pour ces hommes, il n'y avait pas de réduction globale de nombre total de décès ou de maladies nécessitant une hospitalisation - en dépit d’une importante diminution du «mauvais» cholestérol. « La plupart des gens prennent quelque chose sans aucune chance de bienfait et avec un risque de dommages », affirme Wright. Sur la base des éléments de preuve, et le fait que Winn n'a pas vraiment d'angine de poitrine, Wright a changé d'avis sur le traitement de Winn par statines et Winn, aussi, en a été persuadé. « Parce que il n'y a pas de bienfait apparent », dit-il, « je n’en prends plus ».      

Attendez une minute. Les Américains sont bombardés avec le message des médecins, d'entreprises, et des médias disant que des niveaux élevés de mauvais cholestérol sont le ticket pour une aggravation précoce et qu’ils doivent être abaissés. Les statines, le message continue, sont les plus puissantes armes dans ce combat. Les médicaments sont censés être tellement essentiels que, selon les directives gouvernementales officielles du National Cholesterol Education Program (NCEP), 40 millions d'Américains devraient les prendre.

Certains chercheurs ont même suggéré – en ne plaisantant qu’à moitié - que ces médicaments devaient être mis dans l'approvisionnement en eau, comme le fluorure pour les dents.   Les statines sont vendues par Merck (MRK) (Mevacor et Zocor), AstraZeneca (AZN) (Crestor), et Bristol-Myers Squibb (BMY) (Pravachol), en plus de Pfizer. Et il est presque impossible d'éviter les rappels de l'industrie disant que ces médicaments sont d’une importance vitale. Une campagne télévisée et de journaux pour une statine, approuvée par le Dr Robert Jarvik, inventeur du cœur artificiel, proclame que ce médicament « réduit le risque de crise cardiaque de 36% … chez des patients atteints de multiples facteurs de risques pour les maladies cardiaque ».      

Alors, comment peut-on mettre en question les avantages d'un tel médicament?  D'une part, de nombreux chercheurs portent des doutes quant à la nécessité de faire baisser le taux de cholestérol, en premier lieu. Ces doutes ont été renforcés le 14 janvier(2008)lorsque Merck et Schering-Plough (SGP) ont révélé les résultats d'une étude dans laquelle un médicament hypocholestérolémiant très répandu, une statine, a été enrichi par un autre, le Zetia, qui fonctionne par un mécanisme différent. La combinaison devait réussir à réduire le cholestérol des patients plus qu’avec la statine seule. Mais même après deux années de traitement, les réductions supplémentaires n’ont apporté aucun bénéfice de santé.       Faisons les calculs  

Le deuxième point essentiel est caché au beau milieu de la propre annonce du Lipitor dans les journaux. Le chiffre spectaculaire de 36% a un astérisque. Lisons les petits caractères. Il est écrit: « Cela signifie que dans une grande étude clinique, 3% des patients prenant une pilule de sucre ou de placebo ont une crise cardiaque comparés à 2% des patients prenant Lipitor. »     

Maintenant, faisons de simples mathématiques. Les chiffres dans cette phrase signifient que pour chaque 100 personnes de l’étude, qui a duré 3 ans 1/2, trois personnes sous placebos et deux personnes sous Lipitor ont eu une crise cardiaque. La différence est due au médicament ? Moins d’une crise cardiaque pour 100 personnes. Alors, pour éviter une crise cardiaque à une personne, 100 personnes ont dû prendre du Lipitor durant plus de trois ans. Les 99 autres n'en n’ont pas tiré de profit mesurable. Ou pour mettre cela en termes de statistiques utiles, le nombre nécessaire à traiter (ou NNT) pour qu’une personne en bénéficie est de 100.     

Comparez cela avec, par exemple, la norme actuelle de la thérapie antibiotique pour éradiquer l'ulcère provoqué par la bactérie de l’estomac H.pylori. Le NNT est de 1,1. Donnez les médicaments à 11 personnes, et 10 seront guéris. Un faible NNT est le type de réaction efficace que les patients attendent des médicaments qu'ils prennent. Lorsque Wright et d'autres d'expliquent aux patients sans maladie cardiaque antérieure que seulement 1 sur 100 d’entre eux est susceptible de tirer un bénéfice de la prise de statines durant des années, la plupart sont étonnés. Beaucoup, comme Winn, choisissent d’arrêter.    

De plus, il y a des raisons de croire que les avantages globaux pour de nombreux patients est encore inférieur à ce que le score NNT de 100 suggère. Ce NNT a été déterminé dans une étude parrainée par l’industrie sélectionnant soigneusement des  patients avec de multiples facteurs de risques, qui comprennent l'hypertension artérielle ou le tabagisme.

En revanche, le seul grand essai clinique financé par le gouvernement, et non par des compagnies, n'a trouvé aucun bénéfice statistiquement significatif.  Et parce que les essais cliniques eux-mêmes souffrent de préjugés potentiels, les résultats annonçant de légers bienfaits sont toujours incertains, explique le Dr M. Nortin Hadler, professeur de médecine à l'Université de Caroline du Nord à Chapel Hill, critique de longue date de l’industrie pharmaceutique. « Tout au-delà d’un NNT de 50 est pire que un billet de loterie, il n’ aura pas de gagnants », a t-il fait valoir. Plusieurs documents scientifiques récents fixent le NNT pour les statines à 250 et au-delà pour les patients ayant un risque inférieur, même si ils les prennent durant cinq ans ou plus.     

« Qu'arrive-t-il si vous mettez 250 personnes dans une pièce et leur dîtes qu'ils paieront chacun 1000 $ par an pour un médicament à prendre tous les jours, que beaucoup auront des diarrhées et des douleurs musculaires, et que 249 n’en tireront aucun bienfait? Et qu’ils pourraient obtenir la même chose en faisant de l'exercice? Combien en prendront? » demande le Dr Jerome R. Hoffman, critique de l'industrie pharmaceutique, professeur de médecine clinique à l'Université de Californie à Los Angeles.     

Les sociétés pharmaceutiques et d'autres promoteurs de statines admettent facilement  que le nombre nécessaire à traiter est élevé. « Comme vous l’avez calculé, le NNT n’apparaît qu’à partir de 100 environ pour cette étude », ont déclaré les représentants de Pfizer dans une réponse écrite aux questions. Mais les promoteurs des statines ont plusieurs contre-arguments. Tout d'abord, ils insistent sur le fait qu’un NNT élevé ne signifie pas toujours qu’un médicament ne doit pas être largement utilisé. Après tout, si des millions de personnes prennent des statines, même le petit avantage représenté par un NNT de plus de 100 signifierait des milliers de crises cardiaques évitées.     

C'est un point légitime, et il soulève une question difficile sur la politique de santé. Combien devrions-nous dépenser pour des mesures préventives, comme le recours à des statines ou le dépistage du cancer de la prostate qui, à terme, ne bénéficient qu’à un petit pourcentage de personnes ? « Il s'agit de savoir si nous pensons que la population est ce qui importe, dans ce cas, nous devrions tous être sous statines, ou si c’est la personne, cas dans lequel nous ne devrions pas », explique le Dr Peter Trewby, médecin consultant au Darlington Memorial Hospital en en Grande-Bretagne. « Ce qui est d'une grande valeur pour la population peut être de peu d'avantages pour l'individu. »

Pensez à l'achat d'un ticket de tombola pour une communauté de charité. C'est pour une bonne cause, mais vous avez peu de chances de gagner le prix.     Les promoteurs des statines font également valoir que, lorsque les NNT sont calculés après que les médicaments aient été pris seulement durant trois ou cinq ans, ils sont abusivement élevés. Pfizer affirme que, même si seulement une crise cardiaque a été évitée pour 100 personnes expérimentées,  « il y a une possibilité pour que plusieurs ou même tous [100] en bénéficient » en réduisant leur risque d'une future crise cardiaque. Et le bénéfice augmente lorsque les médicaments sont pris durant plusieurs années, pensent les commanditaires.     

« Il n'est pas logique de prendre une statine pendant cinq ans», explique le Dr Scott M. Grundy, président du comité NCEP et directeur du Center for Human Nutrition à Dallas, qui a demandé un traitement par statines plus agressif. « Quand vous prenez un médicament hypocholestérolémiant, il s'agit d'un énorme engagement », dit-il. « Vous prenez cela pour la vie. » Grundy chiffre les risques d'avoir une crise cardiaque au cours d'une vie de 30% à 50% environ (plus élevé pour les hommes que les femmes). Les statines, soutient-il,  réduisent ce risque d’environ 30%. En conséquence, prendre le médicament pendant 30 ans ou plus éviterait 9 à 15 crises cardiaques pour 100 personnes. Ainsi, 7 à 11 personnes devraient prendre ces médicaments à vie pour qu’une seule en bénéficie.     

Les critiques répondent qu’il s’agit d’une vision en rose. Une réduction de 30% des crises cardiaques « est le meilleur des scénario ne se trouve pas dans un grand nombre des études », affirme Wright. De plus, les statines sont maintenant en service depuis 20 ans, et il y a encore peu de preuves montrant que plus les gens prennent ce médicament longtemps, plus le NNT décroît. Plus important encore, les expériences des statines sur les personnes sans maladie cardiaque n’ont montré aucune réduction de décès ou de graves événements de santé, malgré la petite baisse de crises cardiaques. 

« Nous devons dire aux patients que la réduction du risque cardiovasculaire sera remplacée par d'autres maladies graves », dit Dr. John Abramson, instructeur clinique à la Harvard Medical School et auteur du livre Overdosed America (l’Amérique en overdose).   

Changement de mode de vie     Dans sa réponse écrite, Pfizer n'a pas contesté cette affirmation-clé: que les médicaments ne réduisent pas le nombre de décès ou de maladies graves chez les personnes sans maladie cardiaque. En revanche, elle a répété que les statines « réduisent le risque de décès par accidents coronaires » et a ajouté que l'analyse de Wright n'a pas été publiée dans revue visée par un comité de lecture scientifique.    

Si nous savions avec certitude qu’une médication était complètement sûre et peu coûteuse, alors son recours généralisé serait une évidence, même avec un NNT élevé de 100.  Mais on estime que 10% à 15% des utilisateurs de statines souffrent d'effets secondaires, dont des douleurs musculaires, des problèmes cognitifs et des  dysfonctionnements sexuels. Et l'usage intensif des statines revient à des milliards de dollars par an, non seulement pour les médicaments mais aussi pour les visites médicales, le dépistage du cholestérol et autres analyses.

Depuis que les soins de santé sont financièrement limités, « les ressources ne sont pas allées à des interventions qui pourraient être utiles », explique le Dr Béatrice A. Golomb, professeur de médecine associée au San Diego School of Medicine.      Qu'est-ce qui fonctionne mieux ? Peut-être inciter les gens à passer à un régime alimentaire méditerranéen ou tout simplement à manger plus de poisson. Dans plusieurs études, les deux changements de mode de vie ont apporté une plus grande baisse de crises cardiaques que les statines, bien que les expériences étaient trop petites pour être totalement convaincantes. Être en bonne forme physique est également important. « Les choses qui fonctionnent vraiment sont le style de vie, l'exercice, l'alimentation, et la réduction du poids », dit Hoffman de l'UCLA. « Ils ont encore un grand NNT, mais le coût est bien moindre que celui des médicaments et ils améliorent la qualité de vie. »   

La question difficile du bénéfice/risque concerne la plupart des médicaments, et pas seulement les statines.

Un vilain petit secret de la médecine moderne est que de nombreux médicaments ne fonctionnent que pour une minorité de personnes. « Il y a une tendance à présumer que des médicaments fonctionnent très bien, mais les gens seraient surpris par l'importance réelle des avantages », explique le Dr Steven Woloshin, professeur associé de médecine au Dartmouth Medical School.      Un bon exemple: les bêta-bloquants sont considérés comme essentiels dans le traitement de l'insuffisance cardiaque congestive. Pourtant, des études montrent qu'une moyenne de 24 personnes doivent prendre les médicaments pendant sept mois pour empêcher une hospitalisation pour insuffisance cardiaque (et donc, un NNT de 24). Et 40 personnes doivent le prendre pour éviter un décès (NNT de 40). « Même pour les médications que nous considérons efficaces, nous voyons des NNT de 20 ou supérieures » dit le docteur Henry C. Barry, professeur associé de médecine familiale au Michigan State University College.    

Pour de nombreux autres médicaments, les NNT sont importants. Prenons L’Avandia, le médicament de GlaxoSmithKline (GSK) pour la prévention de la progression mortelle du diabète. Le blockbuster, avec 2,6 milliards de dollars de ventes aux États-Unis en 2006, fait les manchettes en 2007 lorsque l'analyse de données d'essais cliniques a montré qu’il a augmenté le risque de crises cardiaques. Une affaire en grande partie  passée sous silence : Il y a peu de preuves que ce médicament aide effectivement les patients. Oui, l’Avandia est très valable pour abaisser le sucre dans le sang, tout comme les statines pour réduire le taux de cholestérol. Mais cela ne se traduit pas  par une prévention des sinistres conséquences du diabète, y compris les maladies cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux et l'insuffisance rénale.  Les essais cliniques « ont échoué à trouver une réduction significative des événements cardiovasculaires, même avec un excellent contrôle du glucose », écrit le Dr Clifford J. Rosen, président du comité de la Food & Drug Administration qui a évalué l’Avandia, dans un commentaire récent du New England Journal of Medicine .

« L’Avandia est l’exemple type de tout ce qui ne va pas dans notre système », explique Hoffman de l’UCLA. « Son NNT est proche de l'infini.»      En ce qui concerne l’Avandia, le Dr Murray Stewart, vice-président de Glaxo pour le développement clinique, dit que la preuve de ses avantages contre les maladies cardiaques et d'autres grandes complications du diabète « est encore indécis ».

Mais le médicament a d'autres avantages, fait-il valoir, tels que retarder la nécessité de prendre de l'insuline. Lorsque d'autres médicaments que beaucoup croient être efficaces ont été mis à l'épreuve d'un essai clinique, ils ont échoué. L'hormonothérapie substitutive ne protègent pas contre les maladies cardiaques.  Les médicaments anti-psychotiques ont été effectivement moins efficaces qu’un placebo dans la réduction de l'agressivité chez les patients atteints de déficience intellectuelle.  La vérité sur l'efficacité des médicaments ne serait pas aussi inquiétante si les consommateurs et les médecins avaient une idée précise de l'état des connaissances et pouvaient prendre des décisions rationnelles au sujet des traitements. Les études réalisées par Trewby de l'Hôpital Darlington, Wright de l’UBC et d'autres, en revanche, montrent que les patients attendent beaucoup des médicaments que ce qu’ils apportent réellement.     Pourquoi ce décalage?

Une certaine responsabilité incombe à la façon dont les résultats sont présentés. Une baisse de 36% des crises cardiaques apparaît plus dramatique et plus importante qu'un NNT de 100. « C’est un choc de voir le NNT », explique le Dr Barnett Kramer, directeur du bureau des applications médicales de la recherche au NIH. Les sociétés pharmaceutiques en profitent pleinement ; elles font de la publicité pour la grande baisse en pourcentage, par exemple, les crises cardiaques, tout en masquant le NNT. Mais quand on en vient aux effets secondaires, ils contournent le message en disant que seulement une personne sur 100 souffre d'effets secondaires, même si cela représente une augmentation de 50%.

« Beaucoup de médecins ne connaissent pas le NNT », explique le Dr Darshak Sanghavi, cardiologue pédiatre à l'Université du Massachusetts Medical School et fervent du NNT.     

Toute l’histoire des statines est un cas classique de bons médicaments poussés trop loin, affirme M. Howard Brody, professeur de médecine à l'Université du Texas Medical Branch à Galveston. Le commerce du médicament, après tout, est un commerce. Les compagnies sont censées stimuler les ventes et le rendement pour les actionnaires. Le problème auquel ils sont confrontés, cependant, c'est que de nombreux médicaments sont plus efficaces dans des sous-groupes relativement restreints de malades.   Avec les statines, ces sont les patients qui ont déjà une maladie cardiaque. Mais ce n'est pas un marché de blockbuster. Ainsi, les entreprises ont tout intérêt à commercialiser leurs médicaments censés être indispensables pour un plus grand nombre de personnes, pour lesquels les avantages (réels) sont, par définition, les plus petits.   

« L’astucieux marketing des gens de Pfizer et des autres compagnies… fait que chaque personne ayant un taux de cholestérol élevé pense qu’elle doit vraiment le réduire »  explique le Dr Bryan A. Liang, directeur de l’Institute of Health Law  en Californie et co-directeur du San Diego Center for Patient Safety« C’est de la pseudo-science, ne vous indiquant jamais finalement la vérité, [qui est] que les médicaments ne servent à rien à moins que vous n’ayez une maladie cardiovasculaire pré-existante ». Le marketing fonctionne, dit Liang, « même face à des études et des gens qui crient et hurlent, dont moi-même, qu'il n’est fondé sur aucun élément de preuve. »    

Pfizer rétorque que l'industrie est « très réglementée » et que chaque message dans les annonces et le marketing « reflète exactement la labelisation du Lipitor et les données des essais cliniques. »     Les fabricants de médicaments, cependant, s’assurent que les chercheurs et les médecins qui vantent les avantages de médicaments sont bien indemnisées. « Il est presque impossible de trouver quelqu'un qui croit fermement dans les statines, qui ne reçoive pas beaucoup d'argent de l'industrie », explique le docteur Rodney A. Hayward, professeur de médecine interne au Michigan Medical School

La manchette du guide du NCEP (ndlr: National Cholesterol Education program) de 2004 recommande des objectifs moindres pour le mauvais cholestérol, ce qui mettrait plus d'Américains sous médicaments. Mais il y avait aussi une vive controverse dans la communauté médicale sur le fait que 8 des 9 experts sur le panel avaient des liens financiers avec l'industrie. « La mise à jour du guide a été faussée » dit Barry de l'État du Michigan. Lui et 34 autres experts ont envoyé une pétition de protestation au National Institute of Health, disant que les preuves étaient insuffisantes et que les membres du groupe avaient été influencés par leurs liens avec les entreprises ».      

Systèmes de mesures simples   

L'existence de conflits d'intérêt est « très important pour des organisations comme les nôtres, et nous les prenons tous au sérieux », répond le coordinateur officiel du NCEP et du NIH le Dr. James I. Cleeman. « Mais les données scientifiques ont été tout à fait exactes. »    La confiance de Cleeman n’est pas universellement partagée. Au sujet de la critique des statines, les Américains se sont beaucoup trop fiés à des marqueurs de santé faciles à saisir. Les gens aiment avoir un système de mesure, comme les taux de cholestérol, qui peut être contrôlé et modifié. 

« Une fois que vous dites un nombre à une personne, il se fixera sur le nombre et essaiera de l’améliorer », affirme Brody de l'Université du Texas. En outre, « la norme culturelle américaine, c'est que faire quelque chose nous fait nous sentir mieux que seulement regarder et attendre », explique Barry. Cela s'applique aussi bien aux médecins. Ils sont poussés par les directives nationales, par la demande des patients eux-mêmes, et par la règle de la rémunération aux résultats qui récompensent les médecins qui contrôlent et réduisent le taux de cholestérol.     « J'en fait partie », dit Brody. Ne pas le faire est presque impossible, ajoute-t-il. « Si un médecin suggère de ne pas vérifier un taux de cholestérol, de nombreux patients vont sortir mécontents du cabinet en proclamant que le type est un charlatan. »     Cependant Brody à changé d'avis. « Je vois maintenant comme un mythe que tout le monde devrait vérifier son taux de cholestérol », dit-il. « Avec le recul, c’était évident. Mais voyons ! Pourquoi ne l'ai-je pas vu avant? »   

Le cholestérol est seulement l'un des facteurs de risque de maladie coronarienne. Le Dr Ronald M. Krauss, directeur de recherche de l'athérosclérose à Oakland, explique que des niveaux plus élevés de LDL contribuent à mettre sur la scène les maladies cardiaques, en participant à la formation de plaques dans les artères. Mais quelque chose d’autre doit se produire avant que les gens n’aient une maladie cardiaque.  « Quand vous regardez les patients ayant une maladie cardiaque, leur taux de cholestérol n’est pas [beaucoup] plus élevé que ceux qui n'ont pas de maladie cardiaque », dit-il. Faisons des comparaisons entre les pays, par exemple. Les Espagnols ont des niveaux de LDL similaires aux Américains, mais moins de la moitié de maladies cardiaques. Les Suisses ont des taux de cholestérol encore plus élevés, mais leur taux de maladies cardiaques est également inférieur. Les aborigènes australiens ont un faible taux de cholestérol, mais des taux élevés de maladies cardiaques.    

En outre, selon Barry du MSU, les médicaments abaissant le taux de cholestérol autres que les statines «  n’empêchent pas des attaques cardiaques ou des accidents vasculaires cérébraux. » Prenons le Zetia, qui bloque l'absorption du cholestérol de l'intestin. Commercialisé par Merck et Schering, le médicament a rapporté 1,5 milliard de dollars en 2006, avec un chiffre d'affaires ayant grimpé de 25% dans la première moitié de 2007 dit IMS Health (RX). Les compagnies l’ont combiné avec une statine pour créer un médicament appelé Vytorin, avec plus de 2 milliards de dollars de ventes en 2007.    

Dans une étude très attendue achevée en 2006, les compagnies ont comparé le Zetia associé à une statine avec une statine seule chez les patients ayant un taux de cholestérol élevé génétiquement. Mais le fabricant de médicaments a retardé l'annonce des résultats, provoquant l’indignation des scientifiques et la menace d'une enquête du Congrès. Les résultats, enfin dévoilés le 14 janvier(2008) ont montré que la combinaison du Zetia et d'une statine réduisait les niveaux de LDL plus que la statine seule.  

Mais cela n'a pas apporté d’avantage supplémentaire. En fait, les artères des patients s’épaississent plus en prenant la combinaison qu’avec la statine seule. Skip Irvine, un porte-parole du joint venture, affirma que l'étude était de petite taille et insista sur le fait qu'il y avait une « forte relation entre l'abaissement de cholestérol LDL et la réduction des décès cardiovasculaires. »   Le LDL a t-il la moindre pertinence ?   

Si l'abaissement de cholestérol lui-même n'est pas une panacée, pourquoi est-ce que les statines sont utiles chez les gens ayant une maladies cardiaque ? Dans son laboratoire à l'Unité de médecine vasculaire à Cambridge, Mass, le Dr James K. Liao a commencé à réfléchir à cette question plus d'une décennie auparavant. La réponse, qu'il soupçonnait, est que les statines ont d'autres effets biologiques. Depuis lors, Liao et son équipe ont fait la preuve de cette théorie. Tout d'abord, un peu de biochimie. Les statines travaillent en démolissant la production d'une substance qui est transformée en cholestérol dans le foie, réduisant ainsi les niveaux dans le sang.

Mais la même substance se révèle être un élément essentiel pour d'autres éléments chimiques-clef. Pensez à une fabrique de jouets où la même matière plastique est façonnée en petites voitures, camions et trains. La réduction de la production du plastique coupe non seulement la production de petites voitures (cholestérol), mais aussi les camions et les trains. Dans le corps, ces autres produits sont des molécules de signalisation qui indiquent aux gènes de s'activer ou se désactiver, ce qui provoque à la fois des effets secondaires et des avantages.    

Liao a tracé quelques-unes de ces voies biochimiques. Son travail récent montre que l'un des camions, en l’occurrence - une molécule appelée Rho-kinase – était clé. En réduisant la quantité de cette enzyme, les statines en contrepartie provoquent des inflammations des artères. Quand Liao fait chuter le niveau de Rho-kinase chez les rats, ils n’attrapent pas de maladie cardiaque. «L’abaissement du cholestérol n'est pas l’explication du bienfait des statines», conclut-il.  Ce travail offre également une possible explication des raisons pour lesquelles on observe surtout des bénéfices chez les personnes ayant des maladies cardiaques et pas chez ceux qui ont seulement un taux de cholestérol élevé.

Etant en relativement  bonne santé, leur niveau de Rho-kinase sont normaux, il y a donc peu d'inflammation. Mais quand les gens fument ou ont de l'hypertension artérielle, leur niveau de Rho-kinase augmente. Les statines ramènent ces niveaux plus près de la normale, contrecarrant le mal.    Rassemblez tout cela, et on obtient « des preuves évidentes d’ encouragements  à ignorer purement et simplement le cholestérol LDL », explique Hayward de l'université du Michigan.

Dans un pays où baisser le taux de cholestérol est généralement considéré comme une question de vie ou de mort, ces mots sont un casus belli (these are fighting words). Un éminent cardiologue et partisan des statines fulminait lors d'un récent meeting que « Hayward devrait être tenu comptable devant une cour de justice pour faire des choses qui tuent des gens », raconte Hayward. Cleeman du NECP ajoute que, à son avis, les éléments de preuves contre Hayward sont écrasants.       Mais alors que les nouvelles analyses peuvent exaspérer ceux qui ont construit des carrière autour de la nécessité de réduire les taux de cholestérol LDL, elles ouvrent également la voie à l'utilisation des statines de façon plus efficace. Étonnamment, les deux parties dans le débat sont d'accord sur l'approche générale. Pour Toute personne qui s'inquiète des maladies cardiaques, la première étape doit toujours être une meilleure alimentation et une activité physique accrue. Faites-le, et « nous pourrions réduire le nombre de personnes à risque de façon tellement spectaculaire » que beaucoup moins de médicaments seraient nécessaires, dit Krauss. 

Pour ceux qui  bénéficieraient néanmoins d'un traitement, une étude récente de Hayward montre que les statines pourraient être mieux prescrites sur la base des patients à risque de maladies cardiaque, et non pas sur leur taux de cholestérol LDL. Plus le risque est élevé, mieux le médicament semble fonctionner.   Les moyens d'affiner cette approche pourrait venir bientôt. La compagnie qui la première à séquencé le génome humain, Celera Group (CRA), a trouvé une variation génétique qui prédit qui bénéficie des médicaments. Peut-être 60% de la population,  dit le Dr. John Sninsky, vice-président de recherche, et pour tous les autres, le NNT est extrêmement élevé.  « Il n’est pas du tout en rapport avec votre taux de cholestérol », ajoute Sninsky. Si les médicaments étaient utilisés de façon plus rationnelle, les fabricants de médicaments en prendraient un coup. Mais la santé de la nation et le porte-monnaie s’en porteraient mieux. Cela pourrait-il se produire? Est-ce que les données sur le NNT, le maillon faible de cholestérol, et la connaissance des variations génétiques modifie ce que font les médecins et ce que croient les patients? Pas avant que le pays ne change les incitations sur les soins de santé, dit Hoffman de l’UCLA. « De la façon dont notre système de santé fonctionne, il n'est pas basé sur des données, il est basé sur ce qui fait de l'argent ».  

        (*) John Carey est haut correspondant  de BusinessWeek à Washington 

Publié dans : Non classé Editer| |le 24 septembre, 2008 |   

Publié dans : Non classé |le 11 avril, 2008 |Pas de Commentaires »

Mensonges et propagande: le lobby du cholestérol au bord de la crise cardiaque

Le lobby du cholestérol au bord de la crise cardiaque 


LaNutrition.fr, le 05/07/2007

Derrière une dramaturgie bien rodée, on vient d’assister, dans le paysage médiatique, à un grand moment de médecine-réalité : la quasi crise cardiaque, en direct, du lobby du cholestérol. A l'origine de ce coup de sang, la parution du dernier livre du Dr Michel de Lorgeril.

Thierry SOUCCAR

Tout a commencé par la sortie le 13 juin, dans la maison d’éditions que je dirige, du livre de Michel de Lorgeril, chercheur au CNRS, Dites à votre médecin que le cholestérol est innocent, il vous soignera sans médicament. Ce livre dénonce, preuves scientifiques à l’appui, l’illusion de la « théorie du cholestérol » et la prescription abusive de médicaments hypocholestérolémiants.

Le 12 juin, le journal Le Monde publie sur une quasi pleine page une interview de Michel de Lorgeril par la journaliste Sandrine Blanchard sous le titre Non, le cholestérol ne bouche pas les artères.

Et c’est tout un petit monde de cardiologues, lipidologues ou  industriels des statines, jusqu’ici bercé par le murmure rassurant des communications consensuelles que l’on échange dans les congrès payés par l’industrie pharmaceutique ou agro-alimentaire, qui est subitement pris de panique.

Dès le 13, une salve de critiques s’abat sur l’ouvrage, son auteur et le quotidien du soir, sous la forme de trois communiqués de presse, pas moins, émanant l’un  de l’industrie du médicament, l’autre de la Société Française de Cardiologie, et le dernier à nouveau de la Société Française de Cardiologie, assistée cette fois de la Fédération Française de Cardiologie et autres organismes plus obscurs comme le Collège National des Cardiologues Français, la Nouvelle Société Française d’Athérosclérose (ex SFA), la Société Française d’Hypertension Artérielle, l’Association de Langue Française pour l'Etude du Diabète et des Maladies Métaboliques et la Société Française de Nutrition. Ouf !

Ces « sociétés savantes expertes » autoproclamées, dont pas un des dirigeants n’a lu le livre de Michel de Lorgeril, y dénoncent avec certitude les propos « fantaisistes » et les « mauvais conseils » de l’auteur. Le président de la Société Française de Cardiologie, un certain Nicolas Danchin, ira même jusqu’à accuser Michel de Lorgeril de tenir des propos « criminels ». 

 Au siège du Monde la pauvre Sandrine Blanchard doit repousser avec vaillance un assaut de courriers aigres et de mails haineux.

Comment Pfizer et les experts de la Nouvelle société française d'athérosclérose terrorisent la population pour promouvoir les statines. La grande classe…

(Campagne de 2003 réalisée par l'Agence verte).

 

Le lobby du cholestérol…

La Société Française de Cardiologie (SFC), à l’origine de la campagne médiatique contre le livre de Michel de Lorgeril a partie liée avec des intérêts financiers colossaux, ceux des médicaments, au premier rang desquels les statines.

Plusieurs des dirigeants de la SFC ont à titre personnel des liens financiers avec les laboratoires qui vendent des médicaments hypocholestérolémiants. C’est le cas de Nicolas Danchin, son président, qui, tout en étant expert auprès des autorités sanitaires, affiche une liste de « partenaires » et commanditaires à rendre verts de jalousie les organisateurs du Tour de France.

La Fédération Française de Cardiologie (FFC) n’est pas en reste. La FFC a lancé ces dernières années des campagnes « de sensibilisation et de mobilisation du grand public. » Mais pas pour inciter à consommer moins de statines - comme le demande l’Assurance Maladie. Au contraire, les campagnes de la FFC ont notamment servi de fusée porteuse à Pfizer qui commercialise… une statine, et pas n’importe laquelle, le best-seller de la statine. Et à la FFC, on n’est pas sectaire quand il s’agit des statines. Ainsi, l’actuel président et à ce titre parrain de la campagne Pfizer, est employé à titre personnel comme consultant par le concurrent de… Pfizer !

La Nouvelle Société Française d’Athérosclérose cautionne elle aussi des campagnes de presse labellisées Pfizer. Comme en 2003, où un message de terreur était adressé au public (Dire qu'un simple dosage de son cholestérol aurait pu lui éviter ça). La NFSA organise chaque année son congrès annuel dans un quatre étoiles de Biarritz. Et qui paye les chambres, les petits fours et le champagne ? Les notes sont réglées dans le plus grand désintéressement par plusieurs laboratoires et sociétés de l’agrobusiness qui prospèrent sur le fabuleux marché du cholestérol.

La nervosité du lobby du cholestérol se comprend quand on considère la poule aux œufs d’or que représentent les statines : près d’un milliard et demi d’Euros en France, dont une partie finance les « sociétés savantes » et une nuée d’experts, ceux-là même qui dans nos pays développés orientent les décisions de mise sur le marché des médicaments et les protocoles que suivront les médecins pour traiter leurs patients.

Mais ce magot est menacé.

En 2004, après avoir revu l’ensemble des études publiées sur les statines, plusieurs dizaines de chercheurs, cardiologues et médecins américains ont demandé officiellement aux Instituts nationaux de la santé des Etats-Unis que les études sur les statines soient réévaluées par un comité indépendant. Ces spécialistes estiment que la généralisation du traitement par les statines n’est pas « fondée sur des preuves scientifiques. »

La même année, des journalistes américains révèlent que 9 des 10 « experts » à l’origine des recommandations américaines sur le cholestérol et les statines étaient liés aux laboratoires les fabriquant.

En octobre 2006, Rodney A. Hayward, un chercheur de l’université du Michigan, , publie avec deux de ses collègues dans Annals of Internal Medicine une analyse de toutes les études ayant utilisé des doses « agressives » de statines pour faire baisser le cholestérol chez des patients à risque. Conclusion des auteurs : « les preuves cliniques actuelles ne soutiennent pas l’idée selon laquelle un tel traitement chez les personnes à risque est bénéfique et sans danger. »

En janvier dernier, une analyse parue dans le Lancet a démontré que chez les personnes n’ayant aucun antécédent cardiovasculaire, les statines ne réduisent pas la mortalité. Donc ne devraient pas être prescrites. Pas mal, quand on sait que les trois-quarts des prescriptions de statines portent sur cette population !

Dans son livre enfin, Michel de Lorgeril conteste, études à l’appui, l’argument de la Société Française de Cardiologie et de ses consoeurs selon lequel les statines prolongeraient la vie des patients les plus à risque.

Bref, si les statines ne servent à rien en prévention primaire, comme le dit l’article du Lancet, si leur intérêt est douteux chez les patients les plus à risque, comme le suggèrent Rodney Hayward et Michel de Lorgeril, il y a de quoi s’inquiéter du côté du lobby du cholestérol.

Ces perspectives douloureuses, ajoutées à l’impact médiatique d’un livre écrit par un chercheur de renommée internationale, expliquent les symptômes qui ont saisi le lobby du cholestérol : pouls élevé, hypertension, palpitations, fébrilité, tous les signes avant-coureur d’une attaque. 

P.S. : Le lobby du cholestérol et les recommandations en faveur des statines seront au centre du livre qui paraîtra au début de l'année 2008 sous le titre Cholestérol, mensonges et propagande.  C'est Maître Isabelle Robard qui en assure la direction éditoriale.  Ensemble, nous avons déjà écrit Santé, mensonges et propagande qui expose la collusion entre experts nutritionnistes et sociétés de l'agrobusiness.

Publié dans : Non classé |le 11 avril, 2008 |2 Commentaires »

Quatre livres importants sur les Oméga-3

  Les Passages Essentiels 

     I) LE REGIME OMEGA-3 :

Le programme alimentaire pour sauver notre santé (février 2005)   Par le Dr Artémis Simopoulos et Jo Robinson. Adapté par le Dr de Lorgeril et Patricia Salen   

 - Le Dr Artémis Simopoulos, endocrinologue et pédiatre, est une célébrité dans la communauté médicale mondiale. Présidente du Center for Genetics, Nutrition and Health de Washington, elle est l'auteur du best-seller The Omega Diet qu'elle a écrit avec Jo Robinson, spécialisée en santé, nutrition et science. Ce livre a été adapté aux habitudes françaises par le Dr Michel de Lorgeril, cardiologue auteur de l' Etude de Lyon et Patricia Salen, ayant assumé les aspects nutritionnels de cette étude qui fait désormais référence dans le monde entier     

                                
  - Le régime occidental classique est anormalement riche en acides gras qui provoquent de sérieux problèmes de santé. Inversement ce régime est très pauvre en d'autre acides gras importants pour conserver une santé optimale.   

- Un type de graisses - les graisse saturées - a la réputation d'être une “mauvaise graisse” et ce, à juste titre. Présente dans la viande, dans les produits laitiers ainsi que dans quelques huiles tropicales, les graisses saturées augmentent votre risque de maladie coronarienne, de diabète et d'obésité.  

 - Certains acide gras sont cependant bénéfiques pour notre santé. Les graisses mono insaturées, un type de graisses présents dans l'huile d'olive et l'huile de colza, participent à la protection de notre système CV.   

- Peu de gens connaissent les effets bénéfiques d'une alimentation équilibrée en “acides gras essentiels” (AGE). On dit qu'il sont essentiels parce qu'ils ne peuvent pas être produits par notre organisme : vous devez donc les trouver dans votre alimentation. Il existe 2 familles d'AGE, les acides gras Oméga-6 et les acides gras Oméga-3  

 - La découverte que votre corps fonctionne beaucoup mieux lorsqu'il contient un rapport équilibré en AGE est capital pour votre santé.  Le régime occidental typique contient approximativement 14 à 20 fois plus d'Oméga-6 que d'Oméga-3. Ce déséquilibre est en rapport avec de sérieux problèmes de santé et de nombreuses pathologies  

  • Les crises cardiaques 
  • Les accidents vasculaires cérébraux 
  • Les cancers 
  • L'obésité 
  • Les diabètes 
  • L'arthrite 
  • La dépression                                ( affections les plus courantes ) 

  - Le Plan Oméga est essentiellement basé sur l'étude du régime crétois. Dans les années 60, une étude montra que les Crétois étaient en meilleure santé que les 12 000 autres hommes inclus dans cette étude. P.ex. la fréquence des maladies coronaires était réduite de 20 fois p.r. aux Grecs, Italiens, Américains, Finlandais, Japonais, Hollandais…    

 - Le taux de mortalité des Crétois - et ceci malgré une consommation de graisses importante - était de moitié inférieure à celle des Italiens, tous deux ayant pourtant une alimentation de type méditerranéen : il y avait donc quelque chose d'unique dans le régime crétois que la science médicale était incapable d'identifier à l'époque.  

 - Deux décennies plus tard il fut possible d'identifier un des chaînons manquants de ce mystère : le régime traditionnel crétois apporte une combinaison idéale en AGE.   

- Les intuitions d'Artémis Simopoulos furent confirmées par les résultats d'une étude cardiologique majeure conduite quelques temps plus tard par des chercheurs français, Michel de Lorgeril, Serge Renaud et Patricia Salen : l'Etude Nutritionnelle et Cardiologique de Lyon (Lyon Diet Heart Study). Ce régime soumit 302 patients survivants d'une crise cardiaque à une version légèrement modifiée du régime crétois.    

- Ce régime était basé sur un rapport Oméga-6/ Oméga-3 de 4 pour 1, bien  plus bas que les recommandations de l'AHA (American Heart Association) après  un infarctus.   (Rappelons que ce rapport dans notre alimentation est 14 à 20 pour 1.)

- Les résultats de l'étude firent date dans l'histoire médicale:

Les patients qui avaient suivi le régime crétois avaient une diminution jamais égalée de 70% du risque de mourir d'une maladie CV, ou de souffrir d'une insuffisance cardiaque, d'une crise cardiaque ou d 'un accident vasculaire cérébral.   

 - Le nouveau régime se montrait plus efficace que n'importe quel autre régime, médicament, chirurgie, mode de vie ou même combinaison de tous ces traitements destinés aux patients cardiaques.   

- Ces résultats furent considérés comme suffisamment importants pour être publiés dans 6 journaux médicaux prestigieux, à savoir : The Lancet, The American Journal of Clinical Nutrition, Journal of the American College of Cardiolology, Circulation, European Journal of Clinical Nutrition, Archives of Internal Medicine.    

- Le présent livre vous permet de bénéficier de suite des résultats de cette recherche, mais le Plan Oméga est plus qu'un régime destiné à protéger les patients cardiaques ou pouvant le devenir, il vous rendra également moins vulnérable aux inflammations et maladies auto immunes.    - Lorsque vous avez une alimentation équilibrée en graisses et autres nutriments essentiels, tous vos organes, tous les différents systèmes de votre organisme fonctionnent mieux.   

- La révolution industrielle a permis la consommation de grandes quantités d'Oméga-6, bouleversant plus encore l'équilibre avec les Oméga-3 (estimé à 1 pour 1 dans le paléolithique contre jusqu'à 1 pour 20 de nos jours.)   

- La campagne contre le cholestérol a conduit à une sur-consommation d'Oméga-6.    

- La crainte d'une alimentation trop riche en graisses a réduit plus encore la part des Oméga-3 dans notre régime    

- Ce point est essentiel et tout démontre désormais que la lutte contre le cholestérol, telle qu'elle est appliquée, aggrave nos problèmes CV au lieu de les améliorer.  

- La baisse du cholestérol - selon l'adoption de normes subjectives et aberrantes beaucoup trop basses - est plus nuisible qu'elle n'est utile à la protection cardiovasculaire.   

- Les statistiques - niées ou faussées par les spécialistes et responsables de la santé - sont claires: depuis la mise en place des statines, on n'a pas observé la moindre diminution de la mortalité CV, des attaques cardiaques, des resténoses ni des “demandes de soins urgents ou semi-urgents” tels que les angioplasties coronaires, épreuves d'effort, scintigraphies myocardiques, etc…    

- L'inflammation artérielle : 

- Les hommes présentant le taux d'inflammation le plus élevé ont 3 fois plus de risques d'avoir une crise cardiaque.

- Nous savons maintenant que les Oméga-3 ont aussi des propriétés anti-inflammatoires.   

 - Les Oméga-6 sont en compétition avec les Oméga-3: ils annulent ou réduisent leur efficacité. Aussi augmenter sa dose d'Oméga-3 sans réduire sa consommation d'Oméga-6 nuit à l'efficacité de la cure.   

- Les compléments DHA, EPA et ALA : 

- Certains fabricants ont eu l'idée de fabriquer des capsules contenant des DHA/EPA ('marine') et ALA ('végétaux'). Ce sont sans doute les compléments que vous devrez privilégier à long terme. 

- De nombreuses études ont montré que les capsules d'Oméga-3 étaient aussi efficaces que la consommation de  poissons gras. On peut donc remplacer le poisson par ces capsules sans inconvénient si on le préfère.   

- L'oméga-3 ALA (d'origine végétale) :   

- Cet acide gras très répandu dans la nature est quasiment absent de notre nourriture moderne : il faut donc le rajouter systématiquement à notre alimentation. La dose préconisée est de 2 g. par jour. Il faudra même multiplier fortement cette dose si vous ne consommez pas de poissons gras ni de compléments Oméga-3.    

- La meilleure façon de s'en procurer est l'huile de lin (8 g. par cuillerée à soupe, contre 1.5 g. pour l'huile de colza et 0.7 g. pour l'huile de soja). Interdite en France jusqu'à présent, elle est désormais autorisée à la vente depuis 2007.     

- En dehors des compléments alimentaires (rares à ce jour), une autre façon de s'en procurer est l'huile de colza ( Voir ci-après le dossier complet sur la supplémentation en ALA.)   

              

II) LE POUVOIR DES OMEGA-3 

 Une nouvelle médecine nutritionnelle.  Ce livre a été écrit pas le Dr Michel de Lorgeril, cardiologue, nutritionniste et chercheur au CNRS - un des pères du régime Méditerranéen - et Patricia Salen, diététicienne, responsable de l'aspect nutritionnel de l'Etude de Lyon   

- Les maladies CV, fléau du 20ème siècle sont le résultat d'une évolution récente et absurde de notre mode de vie. Dans les années 60/70 la cause du décès d'un Américain /2 était une crise cardiaque, survenant généralement dans la force de l'âge ! L'explication que nous proposions dans les années 80 était que l'alimentation était la principale cause du désastre. Encore fallait-il avancer des arguments solides pour défendre cette théorie: ce fut le but de l'Etude de Lyon où il fut demandé à des patients de suivre un régime méditerranéen enrichi en acides Oméga-3    

- Après 4 ans de suivi, le risque de récidive cardiaque fut diminué de 70% dans le groupe expérimental. Des résultats qui allaient bien au-delà des nos espérances. Ils furent ensuite confirmés par d'autres chercheurs et d'autres études…    

- Cette Etude fut aussi le sésame d'un monde nouveau pour les chercheurs : Le monde magique des Oméga-3″.   

- Les bienfaits des médicaments anti-cholestérol - notamment sur l'espérance de vie - sont outrageusement exagérés. Il n'existe aucune donnée scientifique permettant de savoir quelle est leur utilité réelle   

- Les apports excessifs d'un de ces acides (en l'occurrence l'acide linoléique Oméga-6) gênent le métabolisme de l'autre (l'acide linolénique Oméga-3).  Notre alimentation fournit trop d'Oméga-6 et pas assez d'Oméga-3…   

- Nos capacités de synthèse des Oméga-3 (ALA, DHA et EPA) sont très limitées, en particuliers aux âges extrêmes de la vie.  Aussi nous dépendons de notre apport alimentaire pour toute la série des Oméga-3.   

- Aussi est-il encore plus utile de veiller à cet apport avec l'âge, tant pour le fonctionnement du cœur que pour celui du cerveau. Si ce déséquilibre est source de maladies tout au long de notre existence, il l'est encore plus lorsque nous vieillissons.   

- Plus de 50% de la masse du cerveau est constituée de lipides et plus de 60% de ces lipides sont des Oméga-3.   

- La concentration en Oméga-3 des membranes cellulaires, notamment cardiaques et cérébrales, conditionne le bon fonctionnement de ces organes et leur résistance à certaines situations de stress (dont la prise de médicaments).   

- L'activité électrique des cellules cardiaques - dont dépend la régularité du rythme cardiaque - varie en fonction des Oméga-3 présents dans la membrane. 

- Le pouvoir anti-arythmique des Oméga-3

- par l'intermédiaire de l' EPA - est confirmé par toutes les études.    - Il est donc important d'avoir des concentrations suffisantes en Oméga-3 dans notre sang et nos tissus pour se prémunir contre les maladies cardiovasculaires et leurs complications arythmiques   

- De plus l'EPA possède des vertus anti-inflammatoires - Il sont même “un des plus puissants agents anti-inflammatoires à notre disposition“.   

- Ont un effet délétère sur le plan CV, les produits laitiers (surtout le beurre et la crème), les viandes grasses et les charcuteries, l'excès de sel. Ont un effet protecteur les fruits et légumes, le vin, les céréales non raffinées.                     

-  Si les fromages de vache sont déconseillés, les fromages de brebis et de chèvre ne posent eux, pas de problème. Tout le monde est également d'accord pour limiter la consommation de sel.    - L'introduction du réfrigérateur dans chaque foyer a permis une augmentation considérable de la consommation des aliments d'origine animale (cela associé à une baisse sans précédent du coût de ces aliments). Il a suffit d'une à deux décennies pour que le beurre ne soit plus une alimentation réservée aux riches.   

 - Haro sur les graisses saturées : entre 1970 et 1990, on a assisté à une régression significative de la fréquence de l'infarctus, surtout aux Etats-Unis et en Scandinavie. Cette régression est allée de pair avec la diminution de la consommation des graisses saturées d'origine animale, notamment laitières.   

- La problématique des Oméga-3 illustre parfaitement la manière dont naît une théorie scientifique crédible, c'est à dire résistant aux critiques. En effet, les épidémiologistes ont clairement montré que nous manquions sérieusement d'Oméga-3. Ils ont aussi montré que le risque de développer de nombreuses maladies (notamment cardiovasculaires) augmente avec le déficit en Oméga-3    

- Les données épidémiologiques concernant les Oméga-3 et la santé, notamment cardiovasculaire, sont à classer dans la catégorie des informations hautement significatives et ne prêtant pas à confusion  

 -  Michel de Lorgeril insiste sur le caractère scrupuleusement scientifique de sa démarche. Rien n'est affirmé sans preuves. Ceci est loin d'être le cas pour la “théorie du cholestérol” qu'aucune étude scientifique n'est venu corroborer, contrairement à ce que les spécialistes prétendent : la réalité des chiffres est en fait que, depuis l'existence des traitements anti-cholestérol on n'a pas assisté à la moindre baisse des maladies CV.  Elles ont même plutôt augmenté. Cet échec complet vérifié lors des récentes études est connu de nombreux spécialistes. Certains le reconnaissent, plus nombreux sont ceux qui préfèrent l'ignorer.   

Quelles sont les doses préconisées ?   

- Les résultats des études sont impressionnants: de faibles différences en apports quotidiens d'Oméga-3 induisent sur le long terme des différences de risque considérables. Tous les AGE sont protecteurs: l'ALA, le DHA et l'EPA   

- Des apports en Oméga-3 (EPA et DHA) correspondants à la consommation de 2 à 3 plats de poissons gras/semaine semblent induire une protection minimale mais significative.     

- Cela signifie qu'il faudra y ajouter des compléments alimentaires en Oméga-3, ceci d'autant plus que 1) les personnes qui pourront s'astreindre à ce régime durablement seront probablement minoritaires et  2) que le taux de DHA / EPA effectif de ces poissons gras ne sera jamais garanti (car fluctuant avec la qualité du poisson, de sa conservation, de sa préparation.)    

- Les experts semblent s'accorder pour dire que la dose minimale en prévention CV doit être d'au moins 1 gramme d'EPA + DHA par jour.  

- En ce qui concerne l'ALA, la dose minimale est de 2 g. /jour   

 - Il s'agit des doses minimales et en prévention CV. Après un accident cardiaque, cette dose doit être nettement augmentée, tant pour l'ALA que l'EPA/ DHA.    

- Les médicaments anti-cholestérol peuvent amplifier les déficits en Oméga-3. Ils peuvent aussi perturber leur métabolisme et induire des déficiences pouvant conduire à de véritables carences physiologiques   

- Une nouvelle pierre à l'édifice des effets délétères des statines: le déficit en cholestérol induit par ces médicament peut perturber gravement le fonctionnement de nos cellules qui ne sont alors plus suffisamment nourries en lipides  Actuellement aucun médicament utilisé en cardiologie - y compris les médicaments anti-cholestérol - ne présente de profil scientifique aussi solide que celui des acides gras Oméga-3.   

- Contrairement à la majorité des médicaments de prévention, l'effet des Oméga-3 sur l'espérance de vie est spectaculaire

L'étude DART 

- L'intérêt des Oméga-3 pour les maladies CV est connu depuis les années 60 mais tout s'est accéléré en 1989 avec l'étude DART  ( Diet and Reinfarction Trial -  expérimentation d'un régime consécutivement à un infarctus )   

- Plus de 2000 patients survivants à un infarctus furent réunis au Pays de Galles et reçurent des conseils détaillés pour augmenter leur consommation de poisson.  Au bout de 2 ans , la mortalité CV avait baissé de 30%, mais cette protection s'était exercée sur les troubles du rythme et non sur la progression de l'athérosclérose artérielle.     

- La conclusion en était que l'on pouvait obtenir un effet protecteur sans pour autant agir sur l'athérosclérose. 

L'étude de Lyon 

- 5 ans après DART, nous avons publié en 1994 (puis en 1999) l'Etude de Lyon, testant un régime enrichi en Oméga-3 d'origine végétale (régime méditerranéen) sur le risque de complications CV après un 1er infarctus du myocarde. 

- On ne demandait pas aux patients de manger plus de poisson mais plus d'aliments riches en ALA végétaux.    

- Les résultats furent spectaculaires: tous les risques (de décès cardiaque, de nouvel infarctus et toutes les autres complications coronariennes) furent réduits d'au moins 50% et jusqu'à 70% dans certains cas   

Les leçons de l'Etude de Lyon sont que l'on peut obtenir un effet protecteur CV à partir de l'ALA.

En effet, le DHA ne peut (presque) pas être synthétisé à partir de l'ALA, mais ce n'est pas le cas de l'EPA. En prenant de l'ALA, on cumule donc les effets protecteur de l'ALA et de l'EPA sans faire intervenir le DHA “marine“.     -  En 2001, l'AHA (American Heart Association) à la suite de nombreux éditoriaux sur cette étude a finalement actualisé ses “recommandations nutritionnelles officielles”. Force est de constater que ces nouvelles recommandations ressemblent terriblement au régime expérimental “méditerranéen” testé dans l'Etude de Lyon !  

L'avènement de la diète méditerranéenne   ( le “Régime Méditerranéen” )       - Ceux qui avaient suivi le meilleur régime méditerranéen avaient vu leur risque de décès réduit de près de 50%.     - La particularité du ” Régime de Lyon ” tient en 2 points: la supplémentation ne s'est pas faite en DHA/ EPA comme lors des études DART et GISSI, mais en ALA végétaux.   

- De nombreux médecins ont soudain compris que la “problématique coeur-nutrition” ne se résumait pas à une question  de cholestérol.  En effet, les patients protégés n'avaient pas vu baisser leur taux de cholestérol…   

- Ces résultats spectaculaires confirmaient la théorie nutritionnelle de l'origine des maladies cardiovasculaires et confirmaient que les principes fondamentaux du régime méditerranéen devaient être la base de toute stratégie de prévention…    

- Il en découle que, si la supplémentation en Oméga-3 est utile, - voire très utile - cette 'correction' est insuffisante contre la progression des maladies CV, en particulier contre l'évolution de l'athérosclérose, si elle n'est pas associée à une modification des habitudes alimentaires basée sur le  régime méditerranéen ( ou 'crétois' ).   

- Dans un  autre contexte nutritionnel (par exemple avec beaucoup de graisses saturées d'origine animale), ou à des doses plus fortes d'Oméga-3, il n'est pas certain d'obtenir les mêmes bénéfices.   

- Une des explications de l'inefficacité d'une complémentation en Oméga-3 non accompagnée d'un régime méditerranéen serait la présence en trop grande quantité d'Oméga-6. En effet, les Oméga-6 s'opposent aux Oméga-3, les empêchant de jouer leur rôle protecteur. Ceux-ci sont en partie neutralisés.   

Confirmation des effets anti-arythmiques :   

- (Etude allemande, The Lancet, 2004). Le groupe allemand a montré qu'avec seulement 1.7g d'EPA/DHA, ils rapportent une réduction de 40% du risque de récidive des arythmies ventriculaires. Les OM3 stabilisent l'activité électrique des cellules qui coordonnent l'activité mécanique du cœur et protègent de la fibrillation ventriculaire.   

- Effet protecteur du DHA “cardiaque” :  On prête au DHA des vertus cardiologiques spécifiques, bien que les cardiologues en général ne fassent pas de différence avec l' EPA. Ce ne serait pas étonnant au vu des concentrations élevées de DHA dans les membranes des mitochondries cardiaques    

- Le DHA est considéré communément comme étant “l'Oméga du cœur”.

L'acide alpha-linolénique  (ALA)    

- L'ALA (qui peut produire de l'EPA mais pas du DHA) a indéniablement un effet protecteur qui s'ajoute à celui du  'couple' DHA/EPA. Par exemple par une diminution significative du risque de récidives, ce qui évoque un effet sur la progression de l'athérosclérose    

- Effet que l'on ne remarque pas avec les seuls DHA et EPA     

- Cet effet artériel est confirmé par une étude épidémiologique ayant corrélé l'épaisseur des parois des artères carotides avec les consommations d'ALA. Plus on consomme de l'ALA, moins la paroi des carotides est épaisse.  

 … en clair, l'ALA agit non seulement comme l'EPA, mais il agit aussi beaucoup comme un anti-Oméga-6.

- Compétition entre Oméga-3 et Oméga-6 :   

- L'AA, de la famille des Oméga-6 est le précurseur de nombreuses substances qui favorisent l'inflammation, la constriction des vaisseaux, la formation des caillots et la plaque d'athérome dans les artères     

- L' AA - acide arachidonique - (ou ARA) est le descendant de l'acide linolénique, le principal Oméga-6 de nos régimes alimentaires.  Il est le principal médiateur de l'inflammation, notamment vasculaire.    

- Nul doute que la diminution de la synthèse de ces substances est responsable d'un effet protecteur pour les artères…  on reconnaît à l'EPA de réelles propriétés anti-inflammatoires et anti-thrombotiques   

- Une forte consommation d'ALA ayant le double avantage d'augmenter les concentrations en EPA et de diminuer celles en AA, on entrevoit une piste dans laquelle l'ALA peut s'avérer un puissant agent protecteur vasculaire.   

Les Oméga-3 font-ils courir un risque hémorragique ?   

- L'effet protecteur décrit lors des pages précédentes a été obtenu avec un faible apport en EPA/DHA (autour d'1g.) ou en ALA (autour de 2g.), doses pour lesquelles il n'y a pas d'effet significatif sur la coagulation des plaquettes.   

- Ceci dit à des doses d'au moins 3 grammes par jour, certains laboratoires ont observé des effets minimes sur certains facteurs de la coagulation, sans que l'on connaisse l'importance clinique (favorable ou délétère) de ces faibles variations.    

- Pour ce qui est de l'ALA, point de dangers. Vous pouvez en user, et même en abuser, le surplus est brûlé pour faire de l'énergie. L'AFSSA ne met aucune borne quantitative supérieure. En revanche pour ce qui est des huiles de poisson, évitez de dépasser les 2 grammes /jour.  Au-delà il n'y a plus de bénéfice.  Très au-delà le risque 'esquimau' pourrait surgir”.       

Les Oméga-3 dans les maladies inflammatoires  

- Posologie en Oméga-3 conseillée : en moyenne 2 grammes /jour - EPA majoritaires   

- Encore un domaine fort bien documenté en ce qui concerne les Oméga-3, officiellement déclarés anti-inflammatoires naturels les plus puissants” connus à ce jour. 

Rappelons que ces acides gras empêchent de produire les molécules responsables de l'inflammation.       

Des articulations douloureuses    

- Pour de nombreux chercheur, l'acide arachidonique (AA), le principal Oméga-6, est responsable en grande partie des syndromes inflammatoires articulaires. Cet acide gras constitue d'ailleurs la cible principale des traitements modernes des maladies articulaires.  

- Quel que soit le mécanisme, l'utilisation des Oméga-3 pour soulager les douleurs des maladies articulaires n'est pas nouvelle. Autrefois les médecins utilisaient des huiles de poisson pour soulager les crises de goutte.      Anti-inflammatoires et d'effets secondaires : 

- Les médicaments anti-inflammatoires (quelle que soit leur classe) ont tous des effets secondaires, parfois très nuisibles. Ceci en limite l'usage et la posologie chez certains patients, d'où l'importance de traitements adjuvants ou substituts comme les Oméga-3 n'ayant pas d'effets secondaires.   

- En dehors de toute maladie inflammatoire cérébrale évidente, les fonctions intellectuelles se détériorent avec l'âge.  Au moins 2 études aux Pays-Bas et en France ont suggéré que les Oméga-6 favorisaient cette détérioration intellectuelle (due à un vieillissement “normal”), tandis que les Oméga-3 la ralentissaient.    Chez certains sujet, un doublement, voire un triplement des apports en Oméga-3 ne représentent qu'une goutte face aux apports massifs en Oméga-6 auxquels ils se soumettent, en particulier pour diminuer leur cholestérol sur les conseils de leur médecin.  

- Les poissons du commerce - aussi bien les produits frais, les produits surgelés ou les conserves - étant pour diverses raisons une source aléatoire d' Oméga-3 ( irrégularité de la qualité du poisson, mauvaise conservation en étal, détérioration des principes actifs à la fabrication… ), la supplémentation en capsules de DHA/ EPA apparaît comme une solution incontournable, à l'efficacité garantie.         

- Comment savoir si je suis carencé en oméga-3 ? :   

- A moins que vous ne soyez un des rares Français consommateur d'huile de colza, il y a de fortes chances pour que vous soyez  gravement déficitaire en ALA.   

- De plus si vous prenez un médicament anti-cholestérol, votre déficience physiologique est probablement encore plus profonde.        

  

          III) La vérité sur les Oméga-3 par le Dr Jean-Marie Bourre (2007) 

Membre de l'Académie de médecine, Jean-Marie Bourre a dirigé une unité de recherche à l'Inserm spécialisée dans la chimie  du cerveau  et ses rapports à la nutrition.  Son expérience vient apporter quelques enseignements utiles 

   - Il existe trop souvent encore une confusion entre cholestérol sanguin et cholestérol alimentaire. Pour les 9/10èmes de la population, la teneur en cholestérol du sang est peu variable : quand les apports alimentaires augmentent, la synthèse réalisée par les organes diminue spontanément.  

 - En cas de déficit, l'organisme réagit en fabriquant en remplacement du cholestérol endogène. 

 - Cette remarque est une révélation qui s'ajoute à la consigne argumentée de de Lorgeril: ” N'ayez pas peur du cholestérol alimentaire ” !   En prenant d'autres chemins, J.M. Bourre confirme la faible incidence sur la santé du cholestérol alimentaire.

Cette vision éclairante de l'Etude de Lyon permet d'en avoir un raccourci saisissant et de mieux la comprendre.  Sa conclusion fut spectaculaire :  la mortalité de toutes causes, décès cardiaques et infarctus non mortels, fut réduite de 70 à 76 % au sein du groupe recevant l'ALA.   

- De plus le nombre de tous les accidents CV additionnels suivis d'une hospitalisation fut également abaissé dans les mêmes proportions. Au bout de 2 ans le résultat s'est révélé particulièrement probant: le nombre d'infarctus a été divisé par 3 et la mortalité par 5. La preuve irréfutable de l'intérêt de l'ALA a ainsi été apportée. Ces résultat ont d'ailleurs été confirmés aux Etats-Unis. 

- Cette étude, véritable intervention nutritionnelle, montre que l'ALA est plus efficace que la pharmacopée !   

Le poisson n'est donc pas la panacée : l'huile de colza doit absolument être au menu chez nous.     

 - Dans la gigantesque étude réalisée sur des infirmières des Etats-Unis, le risque d'accident coronaire fatal est diminué de moitié chez celles qui consomment le plus d'ALA par rapport à celles qui en consomment le moins.     

- Il ressort de cette compilation d'ouvrages que l'Etude de Lyon est celle qui nous a le plus apporté. Mais, l'enseignement essentiel de cette étude aura été la découverte de l'importance de l'ALA et/ou du régime crétois pour la protection CV 

   IV) La Révolution des Oméga-   

36 Questions/Réponses sur les nouvelles stars de la santé 

     Ce livre a été écrit par Anne Dufour “spécialisée dans la santé et la forme” et par Danièle Festy, pharmacienne d'officine, auteur de livres sur les anti-oxydants et les  huiles essentielles. Leur enseignement, tout en n'ayant pas la rigueur d'un ouvrage scientifique, est néanmoins une pierre supplémentaire ajoutée à l'édifice de Oméga-3.     

- Les Oméga-3 tempèrent: l'inflammation (cerveau, cœur, rhumatismes…), les dépressions, la plaque d'athérome…    

- Les 0méga-6 en excès favorisent : les mécanismes inflammatoires… les troubles mentaux… les anomalies sanguines à l'origine des accidents cardiaques     

- Remplacer fromages au lait de vache par les fromages au lait de chèvre ou de brebis   

- Acheter essentiellement des fromages de chèvre, c'est possible même si c'est parfois plus onéreux (pas toujours), et c'est très important dans la mesure ou la consommation est quotidienne et abondante.  Pour les crèmes dessert il faut supprimer, pour les yaourts, il faut soit les choisir allégés en MG., soit au lait de chèvre, cela existe.   

- Beaucoup de médecins sont mêmes sceptiques, voire hostiles par principe dans la mesure où ce ne sont pas de “vrais médicaments”.  Mais également parce qu'ils n'ont pas reçu de formation sur le sujet, l'engouement pour cette thérapie ou pour cette hygiène de vie datant des années 90.   

- Oméga-3 et arthrite (inflammation aiguë), arthrose (détérioration de l'articulation), polyarthrite rhumatoïde   

- Pour l'arthrose, les médicaments prescrits (anti-inflammatoires) ne font que renforcer la destruction de l'articulation. Mieux vaut mille fois recourir aux Oméga-3 qui, non seulement soulagent la douleur mais encore protègent l'articulation. Pour une efficacité tangible, une dose de 2 grammes par jour est nécessaire   

- Soyez patient, les effets bénéfiques apparaissent au bout de 8 voire 12 semaines de supplémentation     

- Les Oméga-3 et le fonctionnement du cerveau:    

- Sans nulle doute, en favorisant la circulation sanguine du cerveau, les Oméga-3 - en particulier le DHA - favorisent également la 'nutrition' des neurones ainsi que leur régénération.     

 Certes maîtriser son taux de cholestérol est important, mais moins 'urgent' que de prendre des Oméga-3    

- Bien que n'étant nullement sur la piste 'révolutionnaire' de de Lorgeril, les auteurs rejoignent ici le cardiologue d'une façon extrêmement intéressante. Car s'ils ne s'opposent pas à la lutte contre le cholestérol, ils considèrent néanmoins qu'il y a encore plus urgent à faire que de le combattre : c'est de se supplémenter en Oméga-3.    

- Il n'est jamais trop tard pour s'y mettre : les effets sont encore plus spectaculaires après un accident cardiaque.    

- Les Oméga-3 favorisent la circulation de la sérotonine dont le déficit serait en grande partie à l'origine des dépressions  - La sérotonine est une substance fabriquée par l'organisme et qui joue un fort rôle anti-dépresseur.  

-  Le sport pratiué régulièrement augmente la sécrétion naturelle de sérotonine.   

- Le 'traitement Oméga' agit sur le long terme, comme le montre son application lors de certaines pathologies inflammatoires : les effets ne se font sentir qu'au bout de plusieurs semaines, voire 2 à 3 mois de traitement.          

 … la distribution de la 'nourriture' aux muscles s'en trouve également améliorée. D'où le grand intérêt de se supplémenter en Oméga-3 lorsqu'on pratique régulièrement une activité physique   

- Enfin en cas de tendinite - ou autre douleur liée au sport - une supplémentation renfermant de fortes doses d'Oméga-3 (en général associée à des anti-oxydants) remettent sur pied de façon spectaculaire !      

Publié dans : Non classé |le 11 avril, 2008 |2 Commentaires »

Les Oméga3 protègent mieux que les statines - Dr Michel de Lorgeril

Les méga effets
des oméga 3

 

 

en provenance de :

 http://www.medecines-douces.com/impatient/311mai04/omega_3.htm

Pour être en forme côté cardiovasculaire et pour conjurer l'infarctus, les acides gras oméga 3, une substance naturelle, obtiennent de bien meilleurs résultats que les médicaments et les antioxydants.

 Le débat s'annonce houleux. Il existe désormais plusieurs façons de combattre les troubles cardiovasculaires. Faire baisser notre taux de cholestérol à grand renfort de médicaments n'est plus la seule arme contre l'infarctus. L'enjeu est de taille. En France, un tiers des décès sont dus aux maladies cardiovasculaires. Raison de plus pour prévenir l'infarctus et éviter sa récidive. Tel était le thème des dernières Rencontres Médecines douces de l'hôpital Tenon à Paris (1).

omega3.jpg 

>Méthodes ” statiniennes “


” Pour lutter contre les maladies cardiovasculaires, on a d'abord cru qu'il fallait diminuer son taux de cholestérol, rappelle Michel de Lorgeril, cardiologue et chercheur au CNRS. Des régimes et des traitements ont été proposés pour cela. ” Depuis des décennies, la médecine classique propose les médicaments hypocholestérolémiants, à savoir les statines, découvertes il y a trente ans. Elles diminuent la fabrication du cholestérol au niveau du foie.

Chercheurs, cardiologues et nutritionnistes nuancent toutefois leur enthousiasme pour ces traitements en rappelant leurs effets secondaires : les statines provoquent des douleurs et une fonte musculaire ; elles peuvent aussi menacer le foie.

 

>L'étude de Lyon change la donne


” Pour vérifier l'efficacité d'un traitement cardiovasculaire, il faut examiner son effet sur la mortalité, explique crûment Michel de Lorgeril. Quatre études montrent que les traitements destinés à faire baisser notre taux de cholestérol ne sont pas si efficaces contre les infarctus. ” La diminution du nombre des décès est très faible. On ne la constate que pour 1 % des patients (étude Ascott), 7 % (étude Propser) ou 13 % (études HPS et Allhat-Llt). Des nutriments naturels, les acides gras oméga 3, obtiennent de meilleurs résultats.

Michel de Lorgeril et Serge Renaud ont mené, de leur côté, une étude à Lyon auprès de 605 patients ayant subi un infarctus. Un premier groupe s'est vu proposer un ” régime prudent “, pour réduire les graisses. Un second a reçu des oméga 3, sous forme d'huile de colza et a suivi un régime de type méditerranéen : plus de légumes, de fruits, de céréales, moins de viande, absence de produits laitiers entiers…

Après vingt-sept mois de traitement, chez les patients recevant des oméga 3, les chercheurs ont constaté une réduction des décès d'origine cardiaque de 70 %, et une baisse des incidents coronaires, type infarctus, de 73 %. Les taux de cholestérol ou de triglycérides n'avaient pas chuté.

Ces effets seraient causés par l'action des acides gras oméga 3 contre la formation anormale de caillots dans les artères ou dans les veines (thromboses) et contre l'agrégation des plaquettes (mécanisme qui contribuerait à la formation de caillots dans le sang).

 

>Un élixir de longue vie

Dans la célèbre revue scientifique The Lancet, d'autres études font état des excellents résultats des oméga 3. En Grande-Bretagne, trois programmes nutritionnels ont été proposés à 2 033 hommes victimes … …d'infarctus depuis moins de quarante jours. Une chute de 30 % du nombre des décès par récidive d'infarctus a été constatée chez les patients ayant augmenté leur consommation d'oméga 3. Ils y sont parvenus soit en mangeant du poisson deux fois par semaine, soit par une supplémentation hebdomadaire d'oméga 3.

Une autre étude a été réalisée par l'ensemble des cardiologues d'une région d'Italie, indique Michel de Lorgeril, auprès de 11 324 patients venant de subir un infarctus du myocarde. ” Ils ont remarqué qu'une supplémentation en oméga 3 permettait une baisse de la mortalité cardiovasculaire de 30 %. ” Les résultats des statines sont loin d'être aussi bons ! ” affirme Michel de Lorgeril.

Devant tant de données favorables, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a réalisé un rapport concluant que les oméga 3 occupent une place insuffisante dans l'alimentation des Français (2). Elle conseille d'en absorber davantage, qu'ils soient d'origine végétale ou marine.

Richard Belfer

Où les trouver ?

> Dans les huiles

Les huiles de colza, noix, soja, germe de blé sont riches en oméga 3. Si l'on peut chauffer certaines huiles, celle de colza porte souvent la mention ” pour l'assaisonnement “. Or, ” de récentes recherches françaises montrent que cette huile supporte bien la chaleur lors d'une cuisson à feu doux ou moyen, comme pour une ratatouille ou un poisson, indique Jacques Fricker, nutritionniste à l'hôpital Bichat et auteur de Bien manger pour être au top (éd.Odile Jacob). Mais on évitera les fritures à l'huile de colza. ”

> Dans le poisson

” Il faut manger du poisson au moins deux fois par semaine, réaffirme Jacques Fricker.
Les poissons gras seront privilégiés, car ils sont plus riches en oméga 3. ” On préférera le poisson frais. ” Au bout de trois mois de congélation, les taux d'oméga 3 chutent, indique le nutritionniste. Il faudrait les surgeler soi-même et les consommer dans les quatre-vingt-dix jours pour bénéficier de leur présence. En revanche, les oméga 3 ne disparaissent pas quand on garde en conserve des poissons comme les sardines ou les maquereaux. “

> Dans les aliments enrichis

De plus en plus d'aliments dits ” riches en oméga 3 ” sont commercialisés. L'estampille ” Bleu Blanc Cœur ” permet d'en identifier une cinquantaine : œufs, pain aux graines de lin, fromages et laits, viande de bœuf ou de porc, charcuterie… ” Des produits d'animaux nourris à base de graines de lin ou de végétaux riches en précurseurs des oméga 3 comme l'herbe jeune de printemps “, explique Nathalie Kerhoas à l'association Bleu Blanc Cœur.

> Dans les compléments alimentaires

Faute de temps pour cuisiner, une supplémentation en gélules ou capsules est nécessaire (Capital Cœur de Biotechnie, Ergy 3 de Nutergia, Maxepa de Pierre Fabre, Mega 65 d'Arkopharma, Mix Alpha 3 de Synergia, Omégacœur d'Holistica, OM3 d'Isodis Natura). Vendus en magasins spécialisés et pharmacies, on peut se procurer ces compléments sur Internet, à moins de 30 € par mois, pour un apport de 1,5 à 3 g. par jour.

o > R. B.

Publié dans : Non classé |le 10 avril, 2008 |Pas de Commentaires »

Les Oméga-3 font mieux que les statines - Université de Bâle

> LaNutrition.fr > Nutrition > Les dossiers nutrition > Les oméga-3

Oméga-3 : mieux que les statines !


LaNutrition.fr, le 15/03/2006

Après le millepertuis plus efficace que les antidépresseurs dans le traitement des dépressions légères et modérées, voici les oméga-3 plus efficaces que les statines pour diminuer le risque de mortalité !

Le Dr Andreas Studer de l’université de Bâle a repris 97 études portant sur l’effet de différents produits anti-cholestérol sur la mortalité. Toutes ces études regroupent plus de 137000 personnes malades et 138000 témoins.

Avec son équipe, il s’est intéressé, entre autres, à l’effet des fibrates, des statines et des oméga-3. Les premières sont utilisées pour lutter contre les triglycérides. Elles inhibent une enzyme du foie. Les statines sont des molécules récentes mais plus controversées. Souvent prescrites, elles agissent sur la sécrétion du cholestérol par le foie, aussi en bloquant une enzyme-clé. Les statines seraient suspectées d’augmenter le risque de cancer ; de plus, on sait depuis quelques années qu’elles entraînent des troubles musculaires. Les oméga-3 enfin sont, rappelons-le, des acides gras notamment présents dans les poissons tels que la sardine, le hareng et le maquereau.

La palme de l’efficacité revient, selon les chercheurs suisses, aux oméga-3. Viennent ensuite les statines. Par rapport à un groupe composé de non-malades, le risque de décès semble être diminué de 13% pour ceux qui prennent des statines et de 23% pour ceux qui ont avalé des oméga-3 !

« Les statines et les oméga-3 sont les deux interventions les plus efficaces pour réduire le taux de mortalité » concluent à la fin de leur étude les chercheurs suisses.

Reste cependant à expliquer pourquoi les oméga-3 sont plus efficaces que les statines. Ce n’est en tout cas pas grâce à leur action directe contre le cholestérol puisque les statines restent plus efficaces que les acides gras dans ce domaine. Les chiffres montrent en effet une réduction du cholestérol de 20 % pour les médicaments contre 2% pour les oméga-3.

(18/04/05)

Studer M : Effect of different antilipidemic agents and diets on mortality: a systematic review. Arch Intern Med. 2005 Apr 11;165(7):725-30.

Retour au sommaire de ce dossier

Publié dans : Non classé |le 10 avril, 2008 |4 Commentaires »

Pharmacritique : les agences sanitaires sont “sous influence”

Pharmacritique  

Expression libre sur la santé et tous les lobbies et conflits d'intérêts qui la mettent en danger. Les rapports entre industrie pharmaceutique, médecine et usagers sont sous la loupe critique… 

20.01.2008 

Médicaments anticholestérol: théorie des firmes et pratiques serviles des agences du médicament

Où l’on apprend que c’est la théorie qui sous-tend la méditation anticholestérol qui est à revoir. Et que les médicaments anticholestérol sont autorisés selon un régime d’exception qui se fiche complètement du bénéfice thérapeutique et des risques. L’expérimentation sera grandeur nature, avec les usagers dans le rôle de cobayes. A se demander combien d’autres types de médicaments bénéficient de cette même indulgence… 

L’idée qu’il suffit de baisser le LDL-cholestérol et le problème est résolu est beaucoup trop simpliste, comme le souligne Arznei-Telegramm (cf. note précédente), et tous ceux qui ne sont pas des simples VRP de l’industrie pharmaceutique. Celle-ci n’arrête pas de faire peur dans des campagnes soi-disant d’information sur les dangers du cholestérol, tout aussi scientifiques que celle pour la meilleure lessive.

 J’appelle ça le « pharmacommerce de la peur », et Gardasil est un excellent exemple dans son genre. Pour des multinationales intéressées par le profit, c’est une stratégie marketing payante, puisque les médicaments hypolipémiants lui rapportent autour de 40 milliards de dollars par an, selon l’estimation du journal New York Times.

Il est intéressant de voir que ce journal généraliste reprend à sa façon les interrogations sur ce « raisonnement » unilatéral, unifactoriel, de rapport entre cause et effet : taux élevé du LDL cholestérol =  traitement anticholestérol automatique = solution. 

(LDL-cholestérol veut dire « lipoprotéine à basse densité », c’est le « mauvais » cholestérol.  Le « bon » cholestérol, nécessaire au bon déroulement de processus vitaux, c’est la « lipoprotéine à haute densité » ou HDL). 

Ce questionnement doit être radical, autrement dit, mener à la racine des choses: la théorie qui est à la base des traitements. Essentielle parce qu’elle détermine ce qu’on appelle improprement les « faits », même dans les sciences dites exactes et les expérimentations de laboratoire. Une théorie unique, portée par la puissance financière illimitée des multinationales pharmaceutiques aura toutes les chances de s’imposer comme LA vérité.

Comme disait Bourdieu dans un autre contexte, elle a les moyens de se rendre vraie, puisque les théories concurrentes ou simplement différentes ne font pas le poids (en argent, en actions…) et sont amenées à disparaître. On voit les limites de la « evidence-based medicine » (la médecine basée sur des preuves), qui peut être très bien instrumentalisée par ceux qui ont les finances et qui décident de l’objet de la recherche comme de ses modalités. Cujus regio, ejus religio. Celui qui dirige impose sa religion…  L’article du New York Times n’entre pas dans ces explications théoriques, mais il faut  faire comprendre l’enjeu de l’interrogation soulevée par les exemples donnés.  L’auteur, Alex Berenson, apprend au grand public à quel point il est naïf et crédule, lui qui est le cobaye des médicaments anticholestérol… Les agences de sécurité sanitaire autorisent ces médicaments sur la base de leur seule capacité à réduire le LDL cholestérol (et éventuellement à augmenter le HDL), sans attendre les essais cliniques montrant s’il y a un véritable bénéfice clinique, si ces personnes se portent mieux juste parce qu’elles ont un LDL cholestérol plus bas, si ce taux suffit à lui seul à réduire l’incidence des maladies cardio-vasculaires. Ce qui ne semble pas être le cas dans l'ensemble, vu les chiffres de la mortalité cardio-vasculaire dans les pays industrialisés, pourtant grands consommateurs de médicaments anti-cholestérol. Preuve non pas que le cholestérol ne pose pas de problème, mais qu’il n’y a pas une relation de cause à effet aussi unilatérale que le voudrait la propagande de l’industrie pharmaceutique… 

C’est à cause de cette “théorie” minimaliste soutenue mordicus par les milliards des laboratoires qu’on voit des médicaments comme Ezétrol ou Inégy approuvés sans qu’il y ait d’études préalables montrant un éventuel intérêt clinique, par exemple par rapport aux molécules déjà existantes.

Et montrant aussi dans quelle indication tel médicament doit être approuvé. Mais non, l’intérêt financier veut que tout le monde en prenne, on va pas limiter un «blockbuster » à une seule maladie, c’est pas assez lucratif… Ou alors, quand il y a des études sérieuses, elles démarrent des années après la mise sur le marché, comme c’est le cas pour l’étude « Improve-it » sur Inegy, démarrée en 2006 et qui ne finira qu’en 2011… En attendant les résultats, ironise le New York Times, médecins et patients ne peuvent se baser que sur leur foi en l’efficacité du médicament en question… L’autorisation par une agence de sécurité sanitaire - sur la base d’affirmations de ces firmes dont on sait qu’elle ne mentent jamais et qu’elles sont des parangons de vertu - ne dit pas si les molécules en question ont un effet préventif, réduisent effectivement le nombre d’accidents cardio-vasculaires, etc. Une autre question majeure est de savoir si elles ne sont pas toxiques, même si elles réduisent le LDL cholestérol… Les statines dont les effets secondaires ont défrayé la chronique ces dernières années en disent long là-dessus. Prenez  un traitement préventif qui baisse le LDL cholestérol, mais tue le patient, il n’y a pas de quoi pavoiser… Jusqu’à nouvel ordre, un taux bas de cholestérol n’est même pas une condition nécessaire d’accès au paradis… ;-)   Le New York Times donne un excellent exemple : en 2006, la firme Pfizer a arrêté un essai clinique avec 15.000 participants portant sur le torcetrapib, un anti-cholestérol qui a provoqué des crises cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux… tout en baissant le « mauvais » cholestérol et en augmentant le « bon ». Heureusement, l’essai clinique a été mené – pour une fois – avant que l’agence du médicament l’autorise…  On peut imaginer ce que cela aurait donné, sachant que des estimations américaines évaluent à 1% les effets secondaires signalés à la pharmacovigilance. L’ISDB (groupe international de revues pharmacologiques indépendantes de l’industrie pharmaceutique) parle de 5%, si mes souvenirs sont bons, en tout cas de « sous-notification ». Qui contribue à ce qu’un médicament reste longtemps, très longtemps sur le marché une fois qu’il a été autorisé. Notons au passage que les médecins ne peuvent pas mettre la sous-notification sur le dos de l’industrie pharmaceutique (qui a, elle aussi, une obligation de notifier les effets indésirables ou inattendus).

La plupart des victimes racontent la même histoire : les médecins ne les croient pas, ne prennent pas la peine de s’informer de ce qui est dit ailleurs qu’en France, considèrent que remplir la fiche leur prend trop de temps et qu’ils ne sont pas rémunérés pour le faire… Quand je disais que l’argent est le nerf de la guerre… Quoi qu’on fasse, on y revient toujours, et pas seulement sous la forme des conflits d’intérêts… 

On voit maintenant que l’Inegy, qui baisse le LDL cholestérol plus que Zocor seul, fait moins bien en prévention de l’athérosclérose, puisque les dimensions de la plaque augmentent au lieu de diminuer… Et la corrélation entre plaque d’athérosclérose et accidents cardio-vasculaires est autrement plus importante que celle entre ces derniers et le LDL cholestérol. Même “théorie” simpliste, mêmes risques que ça ne serve à rien et détourne les patients de médicaments qui ont fait leurs preuves… Mais l'article souligne que certains médicaments ont passé le cap des études après coup et se sont révélés efficaces. Encore heureux… 

Le New York Times nous informe en outre que Merck a sorti un autre anti-cholestérol de son sac, du nom de Cordaptive, et que la firme espère avoir la réponse de l’agence américaine du médicament avant juillet 2007. Sans essais cliniques, puisque des résultats de l’essai à peine commencé ne seront pas disponibles avant 2013 ( !) Et le journaliste de commenter : « Les médecins, les patients et l’industrie pharmaceutique verront si les décideurs sont toujours prêts à accepter la théorie selon laquelle un taux de cholestérol plus bas est toujours une bonne chose ». Le journal précise dans une note ajoutée le lendemain qu’il ne s’agit pas de minimiser les risques d’un excès de cholestérol, mais de savoir si sa diminution apporte toujours un bénéfice thérapeutique. Source: “New Questions on Treating Cholesterol”, 17 janvier 

Le bénéfice financier est certain, lui. Comme la complaisance des agences d'indulgence sanitaire, dénoncée par le Sénat, qui prend justement les médicaments anti-cholestérol comme exemple (nous en parlons dans cette note).  

05:45  Publié dans (Anti)cholestérol, Ezétrol, Inegy… | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : cholestérol, Inegy, Ezétrol, statines, Zocor, LDL, ézétimibe

Publié dans : archives |le 9 avril, 2008 |Pas de Commentaires »